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La géographie ça sert d'abord à faire la guerre, Yves Lacoste
En 1976, la première édition de ce livre dans la « Petite collection Maspero » fit grand bruit dans les cénacles universitaires, mais aussi bien au-delà. Il faut dire que le géographe Yves Lacoste y proposait une analyse iconoclaste : il y fustigeait la « géographie des professeurs », apparue au XIXe siècle en Allemagne et en France et progressivement devenue un discours idéologique masquant l’importance politique de toute réflexion sur l’espace – tandis que sa variante scolaire a longtemps été vue comme l’un des enseignements les plus rébarbatifs et « inutiles ». Mais surtout, Yves Lacoste montrait qu’existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la « géographie des états-majors », ensemble de représentations et de connaissances rapportées à l’espace constituant un savoir stratégique utilisé par les minorités dirigeantes. À rebours de ces deux conceptions, Lacoste affirmait que les questions soulevées par la géographie concernent en réalité tous les citoyens, car il est impossible d’en exclure les phénomènes militaires, politiques et sociaux : des questions passionnantes, multiformes, à la croisée de nombreuses disciplines. Tel était le programme de la revue Hérodote, lancée également en 1976 par Yves Lacoste chez le même éditeur et devenue depuis le fer de lance d’une nouvelle géographie « géopolitique ». Trente-six ans après la parution de ce livre devenu culte, la présente édition reprend le texte original de 1976, complété par une longue préface inédite et des commentaires contemporains de l’auteur. Sa pertinence reste entière, à une époque où la géopolitique défendue par Yves Lacoste est entrée dans les mœurs et où l’analyse des conflits régionaux et internationaux, toujours complexe, s’est imposée dans le débat public.
La géographie ça sert d'abord à faire la guerre, Yves Lacoste , Editions La Découverte, Janvier 2014.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Yves Lacoste | Géographie | Cartographie | Géopolitique | Politique | Économie | Guerre | Militaire | Stratégie | Savoir | Éducation |
Ouvrage disponibleTechnoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou
Violence en ligne, algorithme discriminatoires, manipulation des comportements... Le numérique n'a rien de virtuel : il a infiltré tous les pans de nos existences et y encode le sexisme. Dans les franges radicalisées de nos espaces en ligne, des communautés masculinistes prospèrent. Elles harcèlent, divulguent informations et images intimes, vont parfois jusqu'au meurtre. Dans son histoire, le monde technologique retient les hommes et efface les pionnières : Ada Lovelace, qui mit au point le premier programme informatique, ou Grace Hopper, qui permit de parler aux machines dans un langage proche du nôtre. Dans son architecture profonde, les algorithmes discriminent les femmes et les minorités, freinant leur accès à l'espace public, au travail, aux assurances, à l'emprunt. Financés par un entre-soi masculin, les géants technologiques forcent sans cesse notre consentement pour tirer profit de nos données... Avec cet essai-enquête unique, Mathilde Saliou décortique cette menace démocratique et cherche comment reprendre le pouvoir, pour dessiner des futurs techno-féministes. Mathilde Saliou est journaliste spécialisée dans le numérique. Elle a collaboré à RFI, The Guardian, 20 minutes, Slate, Usbek & Rica, Les Inrocks, Numerama, NextInpact. Elle a été secrétaire générale de l'association Prenons la Une.
Technoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou, Editions Grasset, Février 2023.
MOTS CLÉS : Editions Grasset | Mathilde Saliou | Numérique | Internet | Algorithme | Inégalités | Sexisme | Masculinisme | Racisme | Cyberharcèlement | Activisme | Féminisme | Genre |
Ouvrage disponibleManifeste du Tiers Paysage, Gilles Clément
"Fragment indécidé du jardin planétaire, le Tiers paysage est constitué de l'ensemble des lieux délaissés par l'homme. Ces marges assemblent une diversité biologique qui n'est pas à ce jour répertoriée comme richesse. Tiers paysage renvoie à tiers-état (et non à tiers-monde). Espace n'exprimant ni le pouvoir ni la soumission au pouvoir. Il se réfère au pamphlet de Siesyes en 1789 : "Qu'est-ce que le tiers-état? -Tout. Qu'a-t-il fait jusqu'à présent?-Rien. Qu'aspire-t-il à devenir? -Quelque chose."
Manifeste du Tiers Paysage, Gilles Clément, Editions Sujet-Objet, Juillet 2004.
MOTS CLÉS : Editions Sujet-Objet | Gilles Clément | Biodiversité | Écologie | Nature | Diversité | Résilience | Friche |
Ouvrage disponibleSotteville, la place publique, Daniel Andrieu Benoît Eliot Sylvain Marchand Meftah Lissiri Régis Sénécal
Sotteville n'est pas une ville comme les autres... En deux siècles, la ville de Sotteville-lès-Rouen est passée d'un village agricole de quelques milliers d'âmes au XIXe siècle à une ville de 30 000 habitants. Des fumées de l'usine Bertel à l'arrivée des ateliers de chemins de fer, un certain état d'esprit populaire, ouvrier, cheminot, solidaire, flotte sur la cité. Deuxième ville socialiste de France en 1898, Sotteville s'anime, bouge, respire au son des marchés, des crissements des locomotives, des parades costumées ou des matchs de football endiablés. On se retrouve le dimanche à l'Eldorado, salle de 800 places, située place Voltaire, ou dans l'un des six cinémas de la ville. Mais la seconde Guerre Mondiale a brutalement stoppé cette ferveur populaire. 70% de la ville a été pulvérisée par les bombardements alliés dont ceux du 19 avril 1944 visant les dépôts SNCF. La gloire de la cité cheminote est aussi la cause de son désastre. Dès 1945, Marcel Lods est nommé architecte de la reconstruction par le Ministère de la Reconstruction. Le Corbusier à Marseille, Perret au Havre et Lods à Sotteville. Il s'agit de faire vite pour reloger une population sinistrée, vivant dans des baraquements insalubres. Il imagine et conçoit une véritable transformation de la ville, la préparant pour les 50 prochaines années. Disciple de la charte d'Athènes, il déplace le centre-ville, reloge les sinistrés, réserve des espaces verts, aménage une zone industrielle... La tâche est immense et l'ampleur à l'échelle d'une ville. Sotteville se relève, lentement. Une réappropriation des lieux que les acteurs politiques et culturels ont fait renaître à partir des années quatre-vingt grâce à une volonté, une ambition, une énergie commune retrouvée dans l'esprit du "faire ensemble". Viva Cité émerge et devient le fleuron culturel de la ville pour un rayonnement national voire international. Les activités industrielles qui ont marqué l'identité de la ville sont réorientées vers de nouvelles destinations culturelles. Le Trianon devient salle de musiques actuelles, les ateliers Buddicom abritent aujourd'hui le Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace Public.
Sotteville, la place publique, Daniel Andrieu Benoît Eliot Sylvain Marchand Meftah Lissiri Régis Sénécal, Editions Octopus, Août 2019.
MOTS CLÉS : Editions Octopus | Daniel Andrieu | Benoît Eliot | Sylvain Marchand | Meftah Lissiri | Régis Sénécal | Normandie | Rouen | Sotteville | Ville | Urbanisme | Art | Architecture | Industrie | Reconstruction | Patrimoine | Socialisme | Cheminots | Ouvriers |
Ouvrage disponibleMa Cabane en Normandie - Chalets, petites maisons et mobiles homes en bord de mer, Les carnets d'ici
Ma cabane en Normandie : Petite maison, baraque, cabine, cabane, cabanon, chalet, bungalow... Les mots foisonnent pour désigner une forme atypique de résidence secondaire présente sur une grande partie du littoral français. Certains sites, densément "cabanisés", sont plus particulièrement connus : au Cap-Ferret, à Pénestin sur la façade atlantique, ou encore à Leucate, Istres, Beauduc, Saint-Jean-Cap-Ferrat sur les côtes de Méditerranée... Saisonnier dans son utlisation, précaire par ses modes de construction, à la frontière entre le permis et l'interdit, le rural et le maritime, le domaine public et le privé, cet habitat transgresse diverses normes, règles et habitudes. La figure mythique de Robinson Crusoé plane sur ces lieux, à travers la quête d'un certain isolement dans un site en communion avec la nature et comme "coupé du monde". Pour autant, ces villégiatures constituent aussi des espaces de prédilection pour la famille et le support d'une convivialité, parfois idéalisée mais aussi bien réelle, autour de parties de pêche, d'apéritifs entre voisins et bien sûr de l'incontournable barbecue ! Ce mode de villégiature avait jusqu'à présent été peu étudié en Basse-Normandie. Pour explorer le sujet, trois sites localisés à la Pointe du Siège (Ouistreham), Sainte-Côme-de-Fresné, dans le département du Calvados et à Ravenoville dans le département de la Manche, ont été choisis en fonction de leur période d'édification, de leur densité relative, de leurs évolutions respectives.
Ma Cabane en Normandie - Chalets, petites maisons et mobiles homes en bord de mer, Les carnets d'ici, Editions Crecet Basse-Normandie, Janvier 1990.
MOTS CLÉS : Editions Crecet Basse-Normandie | Les carnets d'ici | Normandie | Urbanisme | Architecture | Maison | Nombre de pages de résultats trouvés 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
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