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    L'état du mal logement en France 2011 : Rapport annuel #16, Fondation pour le Logement des Défavorisés

    Dans ce 16e rapport sur l'État du mal-logement en France, la Fondation Abbé Pierre dresse un état des lieux bien sombre, appelant chacun à s'interroger sur les limites des politiques du logement du logement conduites actuellement, des politiques qui s'affranchissent d'une nécessaire remise en cause de leurs objectifs et de leurs modalités d'intervention, alors que la situation du logement est aggravée par une crise économico-financière aux conséquences sociales inquiétantes. Ce contexte, d'une indignité qui renvoie à l'appel de l'abbé Pierre, pousse la Fondation à interpeller les pouvoirs publics afin qu'ils mettent enfin le logement au cœur de leurs priorités politiques, et au cœur du débat de la campagne présidentielle 2012, afin de proposer une réponse à la hauteur de la situation décryptée dans ce rapport. Enquêtes à l'appui, la Fondation Abbé Pierre rappelle que la crise économique a incontestablement renforcé la crise du logement. Elle a amplifié la sensibilité des ménages pauvres et précaires face aux charges de logement ou aux obstacles leur permettant de se procurer un toit. Bien plus, elle a crée de nouvelles fragilités et élargi le champ de ceux qui se retrouvent en butte à ces problèmes de logement, en touchant également les classes moyennes. Le rapport aborde aussi la question de la propriété immobilière, dimension prioritaire et centrale de la politique du logement conduite depuis 2007, marquée par la volonté du Président de la République de voir "une France de propriétaires" s'installer. Si l'ambition de favoriser le développement de la propriété est louable tant elle fait écho aux aspirations des Français, c'est aussi aujourd'hui, tel qu'il est conduit actuellement, un processus profondément inégalitaire et loin de constituer une protection pour chacun. Ce rapport est noir, mais pas désespéré. Il s'achève ainsi par des propositions permettant, selon la Fondation Abbé Pierre, de réactiver une action publique qui avait vu la situation du logement en France s'améliorer très sensiblement jusqu'à la fin des Trentre Glorieuses. Et le Carton rouge au mal-logement est un signal d'alarme qui marque la limite de l'inacceptable et invite à repartir de l'avant plutôt qu'à baisser les bras devant l'ampleur de la tâche...

    L'état du mal logement en France 2011 : Rapport annuel #16, Fondation pour le Logement des Défavorisés, Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés, Janvier 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés | Fondation pour le Logement des Défavorisés | France | Mal-logement | Logement | Sans-abri | Crise | Précarité | Habitat | Politique | Inégalités | Droit | Immobilier |

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    Histoire du sabotage, Tome 02 : Neutraliser le système techno-industriel, Victor Cachard

    Dans un monde dévoré par le tout numérique, ou l'exploitation des ressources, des corps et des esprits s'intensifie sous le joug d'une marchandisation totale, le sabotage revient sur le devant de la scène comme un refus radical de se soumettre à un contrôle social généralisé. L'inaction politique, l'épuisement des marches pour le climat, conjugués à la conscience aiguë de l'urgence écologique, donnent un souffle nouveau à des formes d'action inédites qui changent le sens du sabotage. L'extension de la machine capitaliste, à la conquête des derniers espaces de liberté et de solidarité, réveille des gestes de rupture, longtemps cantonnés à la résistance au travail. En réponse à la domination technologique, le sabotage devient une arme créative d'émancipation. Débrancher, démanteler, désactiver les infrastructures qui gouvernent nos vies sont autant d'actes de neutralisation qui transforment la destruction en affirmation joyeuse d'une vie libérée des contraintes absurdes et injustes. A travers l'histoire du sabotage, son abandon par le syndicalisme et sa réinterprétation comme stratégie de la guérilla, on voit se multiplier les initiatives. Des actions contre les OGM aux luttes contre les instruments de la colonisation en passant par l'opposition aux grands projets inutiles, le sabotage revêt désormais une signification clairement technocritique au service de la réappropriation de notre autonomie. Après un passage par la philosophie à l'Université Lyon III, Victor Cachard s'intéresse au rapport entre travail et technique à travers l'histoire des résistances populaires. Il est l'auteur d'une Histoire du sabotage en deux tomes publiés aux Éditions LIBRE. Il est aussi le coordinateur de l'ouvrage Émile Pouget et la révolution par le sabotage (Éditions LIBRE, 2022).

    Histoire du sabotage, Tome 02 : Neutraliser le système techno-industriel, Victor Cachard, Editions LIBRE, 2025.

    MOTS CLÉS : Editions LIBRE | Victor Cachard | Résistance | Critique | Industrie | Désobéissance | Social | Anticapitalisme | Capitalisme | Écologie | Politique | Histoire | Prolétariat | Mobilisation | Autonomie |

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    Pouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson

    Plus de la moitié des habitants de la planète vit désormais dans les villes. L’urbain est devenu le cadre dominant des pratiques et des relations sociales, mais aussi l’écosystème où s’épanouit le capitalisme globalisé. La ville s’est ainsi imposée comme une échelle clé pour comprendre et agir sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre temps. Les acteurs urbains, qu’ils soient élus, bureaucrates, acteurs économiques, professionnels de la ville ou chercheurs, s’efforcent de donner sens aux transformations qui travaillent les villes et d’y répondre à coup d’innovations politiques, économiques et sociales. Espace d’innovation, l’urbain est aussi devenu objet de controverses tout à la fois scientifiques et politiques. Cet ouvrage dresse un bilan critique de ces débats en s’attardant sur cinq controverses : l’urbanisation généralisée, les rapports entre milieux urbains et capitalisme, les relations entre les villes et les États, la distribution du pouvoir dans la ville et la démocratie urbaine, la gouvernance des espaces métropolitains. Christian Lefèvre est professeur à l'École d'urbanisme de Paris (université Gustave Eiffel). Chercheur au Laboratoire Techniques, Territoires, Sociétés (LATTS), ses travaux portent sur la gouvernance des métropoles mondiales. Il est notamment l'auteur de Paris, Métropole introuvable, le défi de la globalisation (PUF, 2017). Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux, ou il dirige le master "Stratégies et gouvernance métropolitaines". Chercheur au Centre Émile Durkheim et responsable scientifique du Forum urbain de Bordeaux, il est notamment l'auteur de La ville néolibérale (PUF, 2020).

    Pouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson, Editions Armand Colin, 2020.

    MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Christian Lefèvre | Gilles Pinson | Ville | Urbanisme | Politique | Capitalisme | Gouvernance | État | Pouvoir | Démocratie | Sociologie | Géographie | Métropole | Environnement |

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    Avis d'Expulsion : Enquête sur l'exploitation de la pauvreté urbaine, Matthew Desmond

    Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, au Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de ménages sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20 dollars qui lui restent pour tout le mois, après avoir payé le loyer. Lamar, amputé des jambes, s'occupe des gamins du quartier en plus d'éduquer ses deux fils. Scott, infirmier devenu toxicomane après une hernie discale, vit dans un mobile home insalubre. Tous sont pris dans l'engrenage de l'endettement et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires, que l'on suit aussi au fil du récit. Fruit de longues années de terrain, ce livre montre comment la dégradation des politiques du logement et la déréglementation du marché de l'immobilier fabriquent et entretiennent l'endettement chronique et la pauvreté, une violente épidémie qui s'avère très rentable pour certains et qui frappe surtout les plus vulnérables, en l'occurrence les femmes noires. Ouvrage magistral et captivant qui offre un regard précis et juste sur la pauvreté et un implacable plaidoyer pour le droit à un habitat digne pour tous. Sociologue américain, Matthew Desmond enseigne à la Princeton University. Ses recherches portent sur la pauvreté aux États-Unis, la vie urbaine, les politiques publiques et les inégalités raciales. Il a crée le Eviction Lab, un observatoire des expulsions locatives aux États-Unis et de leur impact sur la pauvreté dans le pays. Avis d'expulsion lui a valu le prix Pullitzer de l'essai en 2017.

    Avis d'Expulsion : Enquête sur l'exploitation de la pauvreté urbaine, Matthew Desmond, Editions Lux Editeur, Septembre 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Lux Editeur | Matthew Desmond | Expulsions | Pauvreté | Droit | Logement | Inégalités | Immobilier | États-Unis | Milwaukee | Sociologie | Politique | Ségrégation |

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    Le capitalisme contre le droit à la ville, David Harvey

    Que peut bien vouloir dire "droit à la ville" ? Cette interrogation est indissociable d'une multitude d'autres questions. Quelle ville voulons-nous ? Quel genre de personnes voulons-nous être ? A quelles relations sociales aspirons-nous ? Quelle vie quotidienne trouvons-nous désirable ? Quelles valeurs esthétiques défendons-nous ? Quel rapport à la nature souhaitons-nous promouvoir ? Quelles technologies jugeons-nous appropriées ? Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d'accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c'est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs les plus fondamentaux. C'est aussi un droit plus collectif qu'individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d'urbanisation. Il importe dans cette perspective de décrire et d'analyser la manière dont, au cours de l'histoire, nous avons été façonnés et refaçonnés par un processus d'urbanisation toujours plus effréné et étendu, animé par de puissantes forces sociales et ponctué de violentes phases de restructurations urbaines par "destruction créative", ainsi que par les résistances et les révoltes que ces restructurations suscitaient. On saisira alors toute l'actualité de la thèse d'Henri Lefebvre : le processus urbain étant essentiel à la survie du capitalisme, le droit à la ville, autrement dit le contrôle collectif de l'emploi des surplus dans les processus d'urbanisation, doit devenir l'un des principaux points de focalisation des luttes politiques et de la lutte de classe. David Harvey enseigne l'anthropologie à l'université de New York. Figure majeure de la théorie sociale, il est reconnu comme celui qui a intégré la dimension géographique à l'analyse marxiste du capitalisme. Il est notamment l'auteur de Géographie de la domination et de Géographie et capital. Vers un matérialisme historico-géographique.

    Le capitalisme contre le droit à la ville, David Harvey, Editions Amsterdam, Août 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Amsterdam | David Harvey | Néolibéralisme | Capitalisme | Droit | Ville | Urbanisme | Inégalités | Sociale | Justice | Ségrégation | État | Logement |

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