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Un an dans la ville-rue, Paul Di Filippo
Une ville-monde. Un immense ruban urbain apparemment sans fin bordé par les Voies – un chemin de fer – et le Fleuve. En son sous-sol, un métro. Et sous le métro… Bienvenue dans la Ville-Rue. Diego Patchen réside dans le quartier de Vilgravier, du côté du 10.394.850e Bloc. Amoureux d’une plantureuse pompière, affligé d’un père malade acariâtre, Diego vit d’expédients. Son activité favorite demeure toutefois l’écriture de récits spéculatifs, ce genre littéraire appelé « Cosmos-Fiction ». Un registre volontiers décrié, mais qui bénéficie d’un socle de lecteurs fidèles, et dans lequel les écrivains se plaisent à imaginer d’autres mondes, d’autres univers, aux configurations différentes… Et alors que Diego célèbre la sortie de son premier recueil, le voici bientôt invité à une croisière sur le Fleuve… « Di Filippo à l’apex de son énergie créative idiosyncratique. » Locus Né en 1954 dans l’État du Rhode Island, et n’en ayant guère bougé depuis, Paul Di Filippo est à la tête d’une bibliographie comptant une douzaine de romans et une vingtaine de recueils, dont seule une poignée a bénéficié d’une traduction française. La faute, sûrement, au caractère de ses récits réputés peu aisés à traduire, dans lesquels il s’amuse à glisser nombre de références littéraires et déploie un travail linguistique sans égal. Lorgnant volontiers du côté du weird ou de l’histoire alternative, son œuvre, essentielle, demeure rétive à toute tentative de classification.
Un an dans la ville-rue, Paul Di Filippo, Editions Le Bélial', Collection Une heure lumière, 2002.
MOTS CLÉS : Editions Le Bélial' | Collection une heure lumière | Paul Di Filippo | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Ville | Aventure | Littérature |
Ouvrage disponibleTadjélé : Récits d'exil, Léo Henry,Jacques Mucchielli,Laurent Kloetzer,Stéphane Berger
Septième exode Il y vient aussi des ombres, que la nuit dissipera Si ce n'est pas Byzance... Nous détruirons votre monde morbide Confessions Analyse de cas psychogéographique : origines hypothétiques du fantôme de la Caverne de Phil - Missoula, MT. Au sud de la frontière De la cécité Matamua : il y eut une fois Le Dit du doigt second Une vie ordinaire - Etats intermédiaires Sous la selve Treize roses rouges dans une sculpture de verre et de lumière Ici tout est inexplicable Un piège de sable Et s'il vous faut pour y croire la voir mourir un million de fois Les Portes de la terre L'audition d'un vrombissement lointain et le scintillement des étoiles Les mauvais jours finiront
Tadjélé : Récits d'exil, Léo Henry,Jacques Mucchielli,Laurent Kloetzer,Stéphane Berger, Editions Dystopia, novembre 2012.
MOTS CLÉS : Editions Dystopia | Léo Henry | Jacques Mucchielli | Laurent Kloetzer | Stéphane Berger | Cinéma sur les ruines du futur | Recueil de nouvelles | Science-Fiction | Dystopie |
Ouvrage disponibleTue ton Patron, Jean-Pierre Levaray
« Eh oui, j’ai tué mon patron. Il ne pouvait pas en être autrement. J’avais perdu mes plus belles années entre les murs de son entreprise, j’avais vu quelques copains y mourir, j’y avais usé ma santé, mais ça n’a pas empêché qu’un jour je reçoive ma lettre de licenciement. J’ai fait partie de la dernière charrette. Jeté comme un Kleenex, ni plus ni moins. Le restant de ma vie cassée, vidée. Il fallait bien que quelqu’un paie et je n’ai pas eu de mal à savoir qui. Je suis allé dans son antre, là où il dirige tout. Je l’ai traqué, suivi. J’ai appris à connaître son milieu, à rencontrer son entourage et ses congénères… Et un jour, plutôt une nuit… » Jean-Pierre Levaray est né en 1955. Ouvrier dans l’industrie chimique, chroniqueur au Monde libertaire et à CQFD, il est l’auteur de récits poignants sur la condition ouvrière dont Putain d’usine (L’Insomniaque, 2002), Tranches de chagrin (L’Insomniaque, 2006) et À quelques pas de l’usine (Chants d’ortie, 2008). Gil est né en 1959. Il a publié plusieurs recueils de dessins, parmi lesquels Le Monde n’est pas une marchandise (No Pasaran, 2007). De 1984 à 2000, il a participé aux activités du fanzine et du label On a faim ! avec Jean-Pierre.
Tue ton Patron, Jean-Pierre Levaray, Editions Libertalia, Février 2010.
MOTS CLÉS : Editions Libertalia | Jean-Pierre Levaray | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Travail | Usine | Sociale | Polar |
Ouvrage disponibleComme si on domptait les machines, Jean-Pierre Levaray
« J’ai la fâcheuse tendance à écrire des histoires qui finissent mal, comme si le prolo était condamné à la misère et à la mort. Une sorte de héros tragique que seule la révolution sociale et libertaire pourra sauver. Parfois, pourtant, je ne voudrais pas que ça finisse mal, je voudrais même que mon personnage s’en sorte. Mais la vraie vie est plus forte que la fiction. Chez les pauvres, ça finit souvent mal, dans la violence ou la douleur. » Jean-Pierre Levaray nous montre une réalité vue de la France d’en bas et, lorsqu’il nous écrivait de l’usine ou d’ailleurs, ses mots faisaient mouche systématiquement. C’est peu dire que son Putain d’usine (L’Insomniaque, 2002) et son Tue Ton Patron (Libertalia, 2010) sont de véritables marqueurs de l’écriture prolétarienne. Avec Comme si on domptait les machines, le propos de l’ancien ouvrier claque comme le coup de grisou dans la mine, comme l’usine qui explose, comme la justice sociale le lendemain du Grand Soir. 16 nouvelles pour envisager la question de l’après comme un vieux 33 tours qui tourne en boucle. Face A : a working class hero is something to be. Face B : et si la machine les a sacrifiés, un cœur ne peut pas se remplacer. Car il faudra un jour rendre hommage à ces vies d’aliénés jetées dans le caniveau social une fois l’heure de la retraite sonnée.
Comme si on domptait les machines, Jean-Pierre Levaray, Editions de La Pigne, 2023.
MOTS CLÉS : Editions de La Pigne | Jean-Pierre Levaray | Cinéma sur les ruines du futur | Recueil de nouvelle | Travail | Usine | Sociale | Technologie |
Ouvrage disponibleParis Perdus, Fabrice Schurmans
Qui peut dire si les villes ont un âme ? On sait pourtant qu'elles sont tout aussi mortelles que ceux qui y vivent. Paris n'échappe pas à la règle. En six nouvelles illustrant tour à tour quelques figures imposées du « Post-Apo », Fabrice Schurmans dresse le portrait d'un Paris en sursis, puis déliquescent, puis moribond, puis décomposé. Plus dure sera la chute ? « L'apocalypse, c'est juste un effondrement progressif de la société. On ne peut pas dire qu'il y ait eu un moment précis, datable, comme dans les films. Du genre un cataclysme subit, une météorite de dix kilomètres de diamètre, un éclair gigantesque suivi d'une explosion. Un tsunami de plusieurs centaines de mètres de haut ravageant les côtes. Un nuage de poussière voilant le soleil. L'origine de la fin de l'humanité est beaucoup moins spectaculaire qu'au cinéma. On s'est tranquillement suicidé, avec un petit coup de main de virus mutants. Avant ça, on avait suicidé le climat avec application. Les plus lucides avaient lancé de multiples alertes. En vain. Les abeilles ont commecé à disparaêtre et, avec elles, la Nature telle que nous l'avons connue. Pour certains, la chose offrait quelques avantages. Plus de guêpes pendant les barbecues. Plus de papillons sur les pare-brises. Je me dis que sans son principal parasite, la Nature récupérera, inventera de nouvelles formes de vie, élaborera un système différent. Elle l'a déjà fait, il y a soixante millions d'années. Avec juste un bug bien vicieux. L'être humain. Sans antivirus connu. » Né à Liège, Fabrice Schurmans vit au Portugal depuis 1994. Après des étude de lettres et de communication, il a enseigné le français dans divers établissements d'enseignement supérieur. Depuis 2018, il se consacre à l'écriture. Il a traduit des dramaturges portugais du vingtième siècle, a publié deux monographies, des articles académiques ainsi que des nouvelles en revues et anthologies (Brèves, Dissonances, Festival Permanent des Mots, Galaxies, Harfang, L'encrier renversé, Nouvelle Donne, Le Novelliste, Rue Saint Ambroise, Squeeze, etc.). Sa pièce Le Complexe Ivanov a reçu le second prix ex-aequo de l'édition 2022 du Prix Aristophane. Il est aussi l'auteur de la novella Moloch Academik (Antidata), du recueil de nouvelles Les Délaissés (L'Oiseu parleur) et du roman Galerie de Monstres (Flatland, à paraître).
Paris Perdus, Fabrice Schurmans, Editions Flatland Editeur, La Fabrique d’horizons #11, février 2024
MOTS CLÉS : Editions Flatland Editeur | Fabrice Schurmans | Cinéma sur les ruines du futur | Etude | Post-Apocalyptique | Ecologie | Environnement | Nombre de pages de résultats trouvés 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
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