Résultat trouvé pour le mot ou groupe de mots : Commune

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    Toxoplasma, Sabrina Calvo

    Après un grand soulèvement, l'île de Montréal est assiégée ? ses ponts bloqués par l'armée fédérale. Internet disparu, une Commune improbable s'y organise, redoutant à tout instant l'effondrement du monde. Au cœur de ce chaos, Nikki Chanson, détective pour chats perdus et spécialiste de films de série Z dans un vidéo-club à la dérive, enquête sur des sacrifices de rongeurs. Entre hallucinations en VHS et cauchemars de forêt détruite, son quotidien s'engouffre bientôt dans une conspiration dont elle ne percera le mystère qu'avec l'aide d'une coureuse de bois virtuels et d'une marionnette d'un show pour enfants. Thriller proto-cyberpunk, déclaration d'amour aux nanars d'horreur, Toxoplasma est un roman poétique et politique, qui réussit à allier le burlesque à la tension d'une intrigue fantastique. Il a reçu le Grand Prix de l'imaginaire 2018 et le prix Rosny aîné 2018. Sabrina Calvo est une écrivaine, dessinatrice et conceptrice de jeux vidéo, née à Marseille en 1974. Reconnue pour son sens inné du merveilleux, explorant une science-fiction queer et sensuelle empreinte de fantastique, elle vit entre Paris et Zanzibar.

    Toxoplasma, Sabrina Calvo, Editions Folio, collection SF, septembre 2020.

    MOTS CLÉS : Editions Folio | Sabrina Calvo | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Dystopie | Cyberpunk | Enquête |

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    Sotteville, la place publique, Daniel Andrieu Benoît Eliot Sylvain Marchand Meftah Lissiri Régis Sénécal

    Sotteville n'est pas une ville comme les autres... En deux siècles, la ville de Sotteville-lès-Rouen est passée d'un village agricole de quelques milliers d'âmes au XIXe siècle à une ville de 30 000 habitants. Des fumées de l'usine Bertel à l'arrivée des ateliers de chemins de fer, un certain état d'esprit populaire, ouvrier, cheminot, solidaire, flotte sur la cité. Deuxième ville socialiste de France en 1898, Sotteville s'anime, bouge, respire au son des marchés, des crissements des locomotives, des parades costumées ou des matchs de football endiablés. On se retrouve le dimanche à l'Eldorado, salle de 800 places, située place Voltaire, ou dans l'un des six cinémas de la ville. Mais la seconde Guerre Mondiale a brutalement stoppé cette ferveur populaire. 70% de la ville a été pulvérisée par les bombardements alliés dont ceux du 19 avril 1944 visant les dépôts SNCF. La gloire de la cité cheminote est aussi la cause de son désastre. Dès 1945, Marcel Lods est nommé architecte de la reconstruction par le Ministère de la Reconstruction. Le Corbusier à Marseille, Perret au Havre et Lods à Sotteville. Il s'agit de faire vite pour reloger une population sinistrée, vivant dans des baraquements insalubres. Il imagine et conçoit une véritable transformation de la ville, la préparant pour les 50 prochaines années. Disciple de la charte d'Athènes, il déplace le centre-ville, reloge les sinistrés, réserve des espaces verts, aménage une zone industrielle... La tâche est immense et l'ampleur à l'échelle d'une ville. Sotteville se relève, lentement. Une réappropriation des lieux que les acteurs politiques et culturels ont fait renaître à partir des années quatre-vingt grâce à une volonté, une ambition, une énergie commune retrouvée dans l'esprit du "faire ensemble". Viva Cité émerge et devient le fleuron culturel de la ville pour un rayonnement national voire international. Les activités industrielles qui ont marqué l'identité de la ville sont réorientées vers de nouvelles destinations culturelles. Le Trianon devient salle de musiques actuelles, les ateliers Buddicom abritent aujourd'hui le Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace Public.

    Sotteville, la place publique, Daniel Andrieu Benoît Eliot Sylvain Marchand Meftah Lissiri Régis Sénécal, Editions Octopus, Août 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Octopus | Daniel Andrieu | Benoît Eliot | Sylvain Marchand | Meftah Lissiri | Régis Sénécal | Normandie | Rouen | Sotteville | Ville | Urbanisme | Art | Architecture | Industrie | Reconstruction | Patrimoine | Socialisme | Cheminots | Ouvriers |

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    Limay, les racines du futur : La belle histoire du renouveau municipal, Maurice Quettier

    En trente ans, Limay est passée de la somnolente vie d'une paisible bourgade rurale à l'activité d'une agglomération urbaine de 15 672 habitants. C'est cette aventure, engagée en 1959 avec l'élection d'une liste du "Renouveau municipal", que retrace Maurice Quettier. Pierre après pierre, chacun peut ainsi suivre l'essor d'une ville attachante. Aventure humaine, la croissance de Limay a en permanence associé tous les partenaires locaux, en premier lieu les citoyens. Récit d'histoire vivante, ce livre met en lumières les débats qui ont nourri les racines d'un développement préservant l'équilibre urbain et la qualité de vie pour les générations futures. Maurice Quettier, instituteur de formation, participe depuis plus de trente ans à la vie de Limay dont il fut maire de 1977 à 1995.

    Limay, les racines du futur : La belle histoire du renouveau municipal, Maurice Quettier, Editions Sociales, Septembre 1999.

    MOTS CLÉS : Editions Sociales | Maurice Quettier | Normandie | Yvelines | Limay | Ville | Architecture | Urbanisme | Politique | Sociologie | Municipalité | Maire | Communes | Gouvernement |

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    L'Etat et la révolution: La doctrine du marxisme sur l'Etat et les tâches du prolétariat dans la révolution, Lénine Laurent Lévy

    « Tant que l'État existe, il n'y a pas de liberté. Quand il y aura la liberté, il n'y aura plus d'État. » Ces mots ne sont pas de Bakounine, ni de Malatesta, ni de Proudhon, ils sont de Lénine, réfugié en Finlande à l'été 1917 avant le déclenchement de la révolution d'Octobre. Il a utilisé son temps à l'écart de l'action pour reprendre et élargir ses notes sur la théorie de l'État, déjà énoncée dans les « Thèses d'avril ». Dans« L'État et la révolution », Lénine convoque les textes de Marx et d'Engels sur la Commune de Paris. II les utilise pour combattre les opportunistes de droite, les chefs de la IIe Internationale qui soutiennent la guerre en cours. Il réduit au minimum les divergences entre anarchistes et marxistes : non, le marxisme n'est pas un étatisme, il vise au contraire au « dépérissement de l'État » ? avec une phase de transition, la dictature du prolétariat, dont la Commune parisienne est un moment paradigmatique. Pour reprendre la formule de Marx à propos de Hegel, Lénine est aujourd'hui traité « en chien crevé ». On verra dans ce livre ce que sa pensée politique garde d'original et d'actuel.

    L'Etat et la révolution: La doctrine du marxisme sur l'Etat et les tâches du prolétariat dans la révolution, Lénine Laurent Lévy, Editions La Fabrique Editions, Mars 2012.

    MOTS CLÉS : Editions La Fabrique Editions | Lénine | Laurent Lévy | Russie | Politique | Révolution | Marxisme | Anarchisme | Étatisme | Léninisme | Prolétariat | Dictature | Marx | Engels | Philosophie |

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    Le mythe bolchevik: Journal 1920-1922, Alexander Berkman Miguel Abensour Louis Janover Pascale Haas

    L'auteur de ce Journal, sans doute « le seul à avoir été tenu en Russie durant ces années mémorables (1920-1922) », n'est ni un réactionnaire, ni un conservateur, ni un libéral, mais un révolutionnaire communiste anarchiste, un enthousiaste de la Révolution. Comme il l'écrit, Octobre 1917 a été pour lui le plus grand événement de sa vie, le moment inouï où toutes ses aspirations à l'émancipation humaine étaient soudain susceptibles de s'accomplir, d'être enfin satisfaites. D'où la question : comment, par quelles voies un enthousiaste de la révolution de 1917 a-t-il pu écrire un livre qui a pour titre : Le Mythe bolchevik, et pour visée une démystification informée et impitoyable de cet événement qui a constitué jusqu'en 1989 un des piliers de notre monde, de notre horizon historique ? C'est qu'en dépit de son enthousiasme pour Octobre, Alexandre Berkman n'accepta pas davantage une soumission sans réserve au bolchevisme. Il choisit le rôle de collaborateur et d'observateur critique qui, au fil des mois et des événements, se transforma peu à peu en une position plus en retrait, celle d'un guetteur averti, inquiet, soucieux de percevoir le ou les moments où l'événement révolutionnaire s'exposait à basculer soudain en son contraire, quand une forme d'opposition à la révolution naît de l'intérieur de la Révolution (Karl Korsch). Historiquement, la particularité du bolchevisme est d'être contemporain de la forme institutionnelle inédite qui le nie, à savoir les Soviets contre l'État qui prétend à tort s'identifier à la Révolution. Le journal de Berkman fait apparaître le sans-précédent du bolchevisme : comment la contrerévolution s'exerce contre une inventivité révolutionnaire nouvelle, les conseils d'ouvriers et de paysans, et à Cronstadt, en 1921, le Comité révolutionnaire de marins et de soldats, écrasé au moment même où l'on célébrait l'anniversaire de la Commune de Paris. Voilà pourquoi le livre que vous tenez entre les mains est exceptionnel. Il porte, au-delà d'Octobre, une autre vision de l'histoire du vingtième siècle et, du même coup, une autre appréhension du présent.

    Le mythe bolchevik: Journal 1920-1922, Alexander Berkman Miguel Abensour Louis Janover Pascale Haas, Editions Klincksieck, Février 2017.

    MOTS CLÉS : Editions Klincksieck | Alexander Berkman | Russie | Journal | Révolution | Anarchisme | Marxisme | Communisme | Bolchevik | Soviétique | Bureaucratie | Rébellion | Critique |

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