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Vivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion
La flambée des prix du logement qui s’est amorcée à partir des années 2000 a conduit à des difficultés sociales de plus en plus massives sur l’ensemble du territoire français. Ni le logement social ni le principe d’un droit au logement opposable n’ont apporté de solutions satisfaisantes et le nombre des mal-logé·es et des sans-logis n’a cessé de croître. Le sociologue Gaspard Lion identifie un phénomène nouveau, reflet de cette crise sociale majeure : le « camping résidentiel » qui a gagné la France en écho aux trailer parks étasuniens. À partir d’une enquête ethnographique menée en immersion dans cinq campings de la région parisienne durant quatre ans, ce livre saisit, dans leur diversité et leur intimité, les vies quotidiennes de celles et ceux qui ont fait du camping leur domicile. Ainsi, ce livre dévoile la condition sociale d’une portion croissante des classes populaires qui vit inaperçue aux marges des grandes villes, et expose une forme, jusqu’ici inexplorée, de logement et de précarité, révélatrice de changements structurels à l’oeuvre dans la société française. Gaspard Lion est sociologue et maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord. Ses travaux portent sur les classes populaires et les formes de logement dégradées et non ordinaires.
Vivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion, Editions SEUIL, avril 2024.
MOTS CLÉS : Editions SEUIL | Gaspard Lion | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Mal-logement | Sans-Abri | Sociale | Sociologie | Société | Crise Sociale | Crise Economique | Portrait | Ville | France |
Ouvrage disponibleEnclaves nomades : Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand
Depuis la fin des années quatre-vingt en Europe : squats, foyers, tentes, caravanes, fourgons, etc réapparaissent de plus en plus fréquemment. Or l'habitat précaire et mobile est une pratique de groupes professionnels : marchands et industriels forains, travailleurs des transports, salariés du bâtiment et de l'industrie, voire du secteur tertiaire (personnes sans-emploi). Ces formes de logements occupent des espaces reliés à des fonctions, elles ne sont pas "hors jeu". Ce monde du travail et de l'habitat mobile ou précaire permet de saisir certains aspects des changements économiques en cours. Il est en outre impliqué dans les migrations, le tourisme et les fuites hors du salariat. L'examen de divers fonds d'archives permet de retrouver le monde de l'habitat mobile ou de passage au cours du XIXe et du XXe siècles. Il s'articule à des organisations de l'intermittence sur les ports, il est impliqué dans des processus d'innovations via les foires. Les nouvelles formes d'organisation de la production industrielle expliquent son renouvellement. Il s'agit d'un monde transverse à différentes sphères de la circulation et de la production. On peut ainsi esquisser des liens entre les mutations du travail "post-fordistes" et les changements de la ville contemporaine. L'habitat "non-ordinaire" n'est pas une scorie, mais au contraire une production actuelle qui recherche sa légitimité entre spatialisation de la question sociale et discours radicaux. Arnaud Le Marchand est maître de conférences en sciences économiques à l'université du Havre. Il collabore à la revue Multitudes, ses recherches portent sur l'économie du travail et l'économie urbaine dans la mondialisation.
Enclaves nomades : Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand, Editions du Croquant, septembre 2011.
MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Arnaud Le Marchand | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat Mobile | Mal-logement | Gens du voyage | Forains | Travailleurs | Travail | Intermitence | Salariat | Chômage | Etude | Sociologie | Sociale | |
Ouvrage disponiblePourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? (une ville), Katy Couprie Stéphane Gatti Michel Séonnet Habitants de Saint-Dizier
C'est une ville où toutes les péripéties de l'aventure urbaine sont inscrites dans le paysage : le développement de l'industrie lourde; l'exode des campagnes; la mémoire ouvrière; les taudis; les bidonvilles; puis le rêve construit d'une ville idéale; l'afflux de main-d'œuvre étrangère; l'effondrement industriel; la marginalisation des cités. C'est une ville où la ville semble en permanence pouvoir être interrogé avec ceux-là même qui y vivent. Encore faut-il qu'ils parlent. Qu'ils racontent ce qu'ils savent, ce qu'ils vivent. Qu'ils désignent les lieux et les époques. Qu'ils tentent de découvrir cette part d'eux-mêmes dont ils ne sont pas forcément conscients. Que nommant les lieux et les jours, ils réinventent leur regard sur ce qui leur est le plus quotidien. De là ce travail, réalisé par Katy Couprie, Stéphane Gatti, Michel Séonnet avec des habitants de Saint-Dizier, Haute-Marne.
Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? (une ville), Katy Couprie Stéphane Gatti Michel Séonnet Habitants de Saint-Dizier, Editions le bar floréal, juin 1998.
MOTS CLÉS : Editions le bar floréal | Katy Couprie | Stéphane Gatti | Michel Séonnet | Habitants de Saint-Dizier | Makhnovtchina | Ville | Métropole | Saint-Dizier | Urbanisme | Industrialisation | Prolétariat | Bidonvilles | Sans-Abri | Migration | Témoignage | Enquête |
Ouvrage disponibleTechniques & culture N° 56, 1er semestre : Habiter le temporaire. Habitations de fortunes, mobiles et éphémères, Agnès Jeanjean Ingrid Sénépart
Ce numéro de Techniques et Culture consacré aux habitations de fortune, mobiles et éphémères rassemble archéologues, ethnologues, juristes, sociologues, économistes et politistes. En privilégiant l'entrée par la culture matérielle, nous avons souhaité que tous ces regards décalent, en l'enrichissant, la perspective développée à l'heure actuelle sur les questions de précarité et d'habitat. Les articles qui composent le numéro portent sur un historique de l'habitat temporaire, la cabanisation en Languedoc Roussillon, le phénomène "camping", l'habitat pastoral d'un point de vue archéologique, l'habitat de bergers en Provence, les Aborigènes d'Australie... et bien d'autres aspects qui soulèvent les complexités du rapport entre mobilité et précarité. Le dialogue entre ethnologue du contemporain et archéologue de la préhistoire permet de livrer un ouvrage original et pointu dont seuls sont absents... les bernard-l'hermite !
Techniques & culture N° 56, 1er semestre : Habiter le temporaire. Habitations de fortunes, mobiles et éphémères, Agnès Jeanjean Ingrid Sénépart, Editions Maison des Sciences de l'Homme, Octobre 2011.
MOTS CLÉS : Editions Maison des Sciences de l'Homme | Agnès Jeanjean | Ingrid Sénépart | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Architecture | Architecture mobile | Urbanisation | Logement | Innovation | Environnement | Durable | Ethnologie | Bidonvilles | Précarité |
Ouvrage disponibleAbd El-kader au Château d'Ambroise, Mgr Dupuch
"Mais pourquoi le gouvernement français a-t'il attaché tant de prix jusqu'ici à cette même longue et douloureuse captivité d'Abd-el-Kader ? Pourquoi hésite-t'il encore malgré la foi promise en son nom au mois de décembre 1847, àlui rendre une rigoureuse et trop tardive justice ? Qui peut donc le retenir davantage, lui qui représente pourtant si évidemment en ce moment la nation la plus généreuse et la plus chevaleresque du monde, et dont le noble chef connait le prix de la captivité ?" Monseigneur Dupuch, ancien évêque d'Alger, adresse cette lettre à Napoléon III, pour demander la liberté promise à l'émir Abd el-Kader lors de sa reddition. Il fait un portrait psychologique et moral de l'Émir avec lequel il avait été en contact avec en Algérie et qu'il a rencontré à plusieurs reprises au cours de sa captivité. A l'appui de sa thèse, il cite abondamment les officiers français qui l'avaient combattu. On perçoit à travers ce texte leur admiration pour celui qui fut à la fois un combattant valeureux et un homme de foi. Cette réédition vient éclairer certaines péripéties de l'histoire de la conquête de l'Algérie au moment ou l'opinion s'interroge sur les liens entre guerre de libération et "guerre sainte". Antoine-Adolphe DUPUCH est né à Bordeaux le 20 mai 1800. Après des études à Paris, il entre au séminaire et est ordonné prêtre en 1825. C'est en 1838 qu'il est nommé, par le pape Grégoire XVI, évêque d'Alger, ville qui vient juste alors d'être érigée en évêché. Il y restera jusqu'à sa démission, en 1846. Durant cette période, il entre en contact avec Abd el-Kader avec lequel il organise des échanges de prisonniers. Il reverra ce dernier emprisonné à Pau, puis à Amboise et il deviendra un des plus ardents partisans de la libération de l'Émir. Il décède à Bordeaux en 1856. Ces cendres seront, selon son souhait, transférées à Alger en 1864.
Abd El-kader au Château d'Ambroise, Mgr Dupuch, Editions Ibis Press, Octobre 2004.
MOTS CLÉS : Editions Ibis Press | Mgr Dupuch | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Nombre de pages de résultats trouvés 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
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