- Ouvrage disponible
Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif
Rédigé par une équipe d'éminents spécialistes français et américains, cet ouvrage constitue une véritable synthèse, magistrale et inédite, de l'histoire de l'utopie dans la culture occidentale, depuis les sources antiques et bibliques jusqu'à la fin du XXe siècle. Les récits d'origine, venus de la Bible et de l'Antiquité gréco-latine, où sont décrits des lieux de félicité (les îles Fortunées, le jardin d'Eden ou le paradis terrestre) et des époques heureuses (l'âge d'or) hantent longtemps l'attente d'un monde idéal et sont relayés par une littérature médiévale riche de quêtes et de voyages initiatiques, allégoriques ou réels, vers des pays enchantés, puis, dans l'Italie de la Renaissance, par les architectures idéales de Léonard de Vinci ou de Filarete. L'événement majeur est alors la découverte d'un nouvel Eldorado : l'Amérique ; cet événement est précisément contemporain de l'invention, par Thomas More, du mot et du genre littéraire qu'est l'utopie. De la cité du Soleil de Campanella aux communautés, puritaines ou catholiques, qui vont s'établir aux Amériques, l'espérance utopique entretient l'idée d'une régénération des sociétés chrétiennes tandis que le thème du bon sauvage devient une forme classique de la pensée utopique, celle du retour à la nature. Avec le XIXe siècle, les utopies sociales prolifèrent : colonies et communautés, expériences et théories traduisent l'espérance d'une émancipation collective (Robert Owen et la New Harmony, les saint-simoniens, Prosper Enfantin, Fourier et son Phalanstère, les communautés religieuses américaines des quakers et des shakers...). Le XXe siècle oscille entre de puissantes aspirations au changement, nourries d'utopies et constamment réactivées, et la découverte des totalitarismes, qui apparaissent comme l'envers de l'utopie et qu'avaient pressentis de grands romanciers comme Wells, Zamiatine, Huxley et Orwell. Wells rêve d'une " machine à remonter le temps ", Capek invente le mot " robot ", Lang tourne Metropolis. Les artistes russes et soviétiques des années 19 15 à 1923 (Malevitch, Lissitzky, Pounine) illustrent la quête d'un art nouveau qui est en même temps celle d'un monde nouveau. Changer l'espace, c'est l'objet que poursuivent les créateurs de villes nouvelles : Le Corbusier, Perret, Hilberseimer. Les expositions universelles et notamment celle de New York, en 1939, préfigurent le bouleversement des modes de vie et l'american way of life de l'après-guerre. De l'hygiénisme à l'eugénisme, jusqu'à la " solution finale ", l'entreprise nazie, rapprochée ici des intuitions d'un Huxley ou d'un Orwell, est la face noire, totalitaire, de l'utopie. Avec les années soixante et soixante-dix renaît l'aspiration à changer la vie, des mouvements communautaires américains - Twin Oaks, l'Ecotopie de Callenbach - à la contre-culture, dont les héritiers sont les actuels mouvements en faveur de la reconnaissance des minorités, en passant par Mai 68 et les profondes transformations survenues dans les rapports sociaux. En convoquant tous les registres - philosophie, histoire, architecture, arts plastiques -, en mobilisant une très riche iconographie puisée dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, de la New York Public Library, et de plusieurs musées (manuscrits, estampes, dessins, cartes et plans, éditions rares...), l'ouvrage brosse une fresque de deux mille cinq cents ans d'utopie, à travers laquelle s'exprime au fond la quintessence de la civilisation occidentale : ses rêves, ses désirs, ses idéaux, ses tentations, ses illusions..., sa complexité.
Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif, Editions Fayard, décembre 1999.
MOTS CLÉS : Editions Fayard | Lyman Tower Sargent | Roland Schaer | Collectif | Utopie | Idéal | Société | Sociale | Philosophie | Politique | Occident | Antiquité | Renaissance | Colonialisme |
Ouvrage disponibleMultitudes N°53 automne 2013, Inculte revue
Depuis la fin des années 1980, un mouvement d’internationalisation des échanges culturels a dessiné les contours d’une nouvelle géographie culturelle mondiale. La mise en lumière croissante d’artistes contemporains d’origine africaine ? longtemps négligés ? s’est accompagnée d’une exaltation d’un multiculturalisme et d’un art globalisé. La réception du travail de ces artistes est souvent allée de pair, et en France tout particulièrement, avec les lacunes dans la réception et la traduction de ressources discursives et pensées théoriques sur l’art, venues d’Afrique. Ce premier volet d’un chantier de traductions choisit de s’intéresser à l’émergence d’un « nouveau discours africain sur l’art » survenu dans les années 1990. Le champ du design est en pleine transformation. Les designers remettent en question les modalités actuelles de production et de consommation, et leurs conséquences néfastes sur la subjectivité individuelle et collective, ainsi que sur l’environnement. Ils retrouvent les origines du design qui avec William Morris avait placé dans les « arts décoratifs » l’espoir d’une révolution sociale capable de soustraire l’homme à la misère des tâches répétitives et des formes standardisées de la société industrielle. Aujourd’hui il s’agit d’élaborer de nouvelles machines capables de fabriquer des biens de consommation courante en sortant du circuit traditionnel de la marchandise et d’aller vers une nouvelle « fabrique du sensible ».
Multitudes N°53 automne 2013, Inculte revue, Editions Inculte revue, Automne 2013.
MOTS CLÉS : Editions Inculte revue | Inculte revue | Art | Afrique | Occident | Culture | Politique | Colonialisme | Histoire | Géographie | Diaspora | Écologie | Justice |
Ouvrage disponibleLa poétique de l'espace, Gaston Bachelard
Ici, le passé de culture ne compte pas ; le long effort de liaisons et de constructions de pensées, effort de la semaine et du mois, est inefficace. Il faut être présent, présent à l'image dans la minute de l'image : s'il y a une philosophie de la poésie, cette philosophie doit naître et renaître à l'occasion d'un vers dominant, dans l'adhésion totale à une image isolée, très précisément dans l'extase même de la nouveauté d'image. L'image poétique est un soudain relief du psychisme, relief mal étudié dans des causalités psychologiques subalternes. Rien non plus de général et de coordonné ne peut servir de base à une philosophie de la poésie. La notion de principe, la notion de "base" serait ici ruineuse. Elle bloquerait l'essentielle actualité, l'essentielle nouveauté psychique du poème. Alors que la réflexion philosophique s'exerçant sur une pensée scientifique longuement travaillée doit demander que la nouvelle idée s'intègre à un corps d'idées éprouvées, même si ce corps d'idées est astreint, par la nouvelle idée, à un remaniement profond, comme c'est le cas dans toutes les révolutions de la science contemporaine, la philosophie de la poésie doit reconnaître que l'acte poétique n'a pas de passé, du moins pas de passé proche le long duquel on pourrait suivre sa préparation et son avènement. Gaston Bachelard.
La poétique de l'espace, Gaston Bachelard, Editions Presses Universitaires de France - PUF, Août 2012.
MOTS CLÉS : Editions Presses Universitaires de France - PUF | Gaston Bachelard | Art | Littérature | Poétique | Poésie | Philosophie | Imaginaire | Esthétique | Espace | Symbolisme |
Ouvrage disponibleImages de l'Homme devant la Mort, Philippe Ariès
La relation entre la mort et la culture : ce thème essentiel aux recherches historiques modernes, Philippe Ariès l'éclaire ici de manière tout à fait originale. Organisant en une subtile polyphonie les attitudes individuelles et collectives depuis la préhistoire, s'appuyant de façon exclusive sur des séquences d'images, il compose, à la manière des cinéastes qu'il admire, un portrait visuel saisissant des rapports entre l'homme et la mort en Occident. Car la matière de ce livre, c'est une illustration d'une particulière richesse : plus de quatre cents documents venus d'Europe et d'Amérique, qui montrent des œuvres d'art célèbres, mais aussi des monuments et des sites, des allégories, des figures et des objets peu ou mal connus. Ainsi Philippe Ariès commence-t-il une série de réalités et de symboles qui expriment le lien complexe et ambigu qui, au cours des siècles, attache l'homme à sa fin dernière : le cimetière, le tombeau avec ses attributs et ses métamorphoses (l'épitaphe, le gisant représenté mort ou vif, le priant, le portrait), la mort privée ou publique, le squelette, les pompes funèbres, le purgatoire, l'au delà, la réincarnation, la tentation du néant, la mort de l'autre et le grand émoi romantique... Des sarcophages de Saint-Victor de Marseille à la nécropole médiévale de Marville et aux magnifiques tombeaux baroques d'Italie et d'Espagne, des toiles visionnaires de Baldrung Grien aux vanités et aux anamorphoses des XVIIe et XVIIIe siècles, des boîtes à crâne bretonnes aux statues hyperréalistes du cimetières de Gênes et aux mourning pictures des Etats-Unis d'aujourd'hui, voici la mort à l'oeuvre, la mort en œuvres, c'est à dire en images, Car, nous avertit Ariès, "la mort est iconophile. L'image reste le mode d'expression le plus dense et le plus direct de l'homme devant le mystère du passage". Une plongée fascinante aux sources de l'histoire, de l'art et, paradoxalement, de la vie. Le premier livre-caméra de l'école historique française.
Images de l'Homme devant la Mort, Philippe Ariès, Editions Seuil, Octobre 1983.
MOTS CLÉS : Editions Seuil | Philippe Ariès | Occident | Art | Mort | Anthropologie | Histoire | Culture | Iconographie | Symbolisme | Baroque |
Ouvrage disponibleDictionnaire des Citations de langue française, Pierre Ripert
Empruntés à 250 auteurs français, moralistes, humoristes, romanciers ou poètes, les quelque 2300 citations de ce dictionnaire, regroupées sous 1000 mots-clés, permettent d'avoir réponse à tout. Chacune d'entre elles est une petite leçon de sagesse ou d'humour, de tendresse ou de philosophie, pouvant agrémenter un discours, illustrer une dissertation... Mais ce Dictionnaire des citations est aussi, et surtout, un condensé de la culture et de la pensée française ; le parcourir, c'est voyager dans le temps et l'histoire littéraire, c'est retrouver, à travers leurs sentences et leurs aphorismes, ceux qui ont écrit les plus belles pages de la langue française.
Dictionnaire des Citations de langue française, Pierre Ripert, Editions de la Connaissance, Juin 2000.
MOTS CLÉS : Editions de la Connaissance | Pierre Ribert | Dictionnaire | France | Italie | Langue | Français | Italien | Culture | Citation | Littérature | Nombre de pages de résultats trouvés 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
10 |
Résultat trouvé pour le mot ou groupe de mots : Culture