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Décoloniser l'architecture, Mathias Rollot
Vers des architectures écologiques, autochtones, pluriverselles. L’avènement d’une société écologique ne peut passer que par une refonte majeure de nos manières de concevoir et de bâtir. Cependant, les logiques de mise en ordre du monde dont l’architecture a hérité la rendent difficilement conciliable avec une véritable écologie sociale. Que faire alors ? Dans une démonstration à la fois érudite et sensible, Mathias Rollot, chercheur et architecte, nous propose de transformer l’architecture en un outil de résistance aux systèmes de domination en place – sur la nature, les humains, les animaux – afin de réinventer une manière non extractiviste de construire. En faisant dialoguer philosophie, sciences sociales et architecture, l’auteur esquisse les contours d’architectures plurielles, qui appartiendraient réellement aux peuples et aux milieux dans leur diversité : des architectures décoloniales, vivantes, libérées. Architecte, Mathias Rollot est maître de conférences à l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble. Ses recherches mêlent écologies décoloniales et philosophies éthiques, animalistes et environnementales. Il est notamment l'auteur de Qu'est-ce qu'une biorégion ? et Les territoires du vivant (Wildproject, 2021 et 2023).
Décoloniser l'architecture, Mathias Rollot, Editions le passager clandestin, 2024.
MOTS CLÉS : Editions le passager clandestin | Architecture | Urbanisme | Décolonisation | Colonisation | Pouvoir | Critique | Histoire | Géographie | Société | Culture |
Ouvrage disponibleL'intelligence des villes : Critique d'une transparence sans fin, Tyler Reigeluth
Smartphone, smartcar, smarbuilding, smartlight, smartcooling et même smart dust : tout ce qui nous entoure semble devenir intelligent, smart, jusqu'à la ville de demain, la smart city promue par les ingénieurs et les politiques urbaines. La smart city se présente comme un nouvel espace de vie accessible et régulable en temps réel, totalement saisissable et transparent. Un nouvel espace censé répondre aux enjeux de notre temps, écologiques, sociaux, économiques et politiques. Mais quelle est la part de fantasme dans ces visions post-cybernétiques ? Quels mondes produisent-elles ? Pour qui et pour quoi ? Contre une vision inerte et mystifiante de l'intelligence des villes, en mobilisant Henri Lefebvre, Gilles Simondon mais aussi J.G. Ballard et Italo Calvino, ce livre entend redonner à l'intelligence toute sa dimension matérielle, faire voir de quoi est faite son image de transparence. il se propose de fragmenter et d'épaissir la notion d'intelligence pour défaire un certain discours contemporain sur l'intelligence des villes qui ne semble tenir à rien, ni à la ville ni à ses habitant.es, et s'imposer partout. Tyler Reigeluth est docteur de philosophie de l'Université libre de Bruxelles. Il est maître de conférences à l'Université catholique de Lille au laboratoire ETHICS, au sein de la chaire éthique, Technologies et Humanités. Située au croisement de la philosophie des techniques et des théories sociales critiques, sa recherche porte notamment sur les rapports normatifs entre les apprentissages machine et humain à l'ère de l'intelligence artificielle. Il a coédité De la ville intelligente à la ville intelligible (2019) et coécrit avec Thomas Berns Éthique de la communication et de l'information (2021).
L'intelligence des villes : Critique d'une transparence sans fin, Tyler Reigeluth, Editions météores, Mai 2023.
MOTS CLÉS : Editions météores | Urbanisme | Ville | Technologie | Critique | Sociale | Philosophie | Politique | Sociologie | Numérique | Société | Espace public | Démocratie |
Ouvrage disponibleLa Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon
Paris jouit d’une aura planétaire. Elle est partout synonyme de beauté, d’élégance, de culture et de romantisme. Décrite par les auteurs les plus talentueux, représentée par les plus grands peintres, capturée par les photographes les plus cotés, elle existe à travers des millions d’images et de reproductions à travers le monde. Or, ce dont on a beaucoup moins conscience, c’est que la périphérie de Paris est elle aussi un espace mythique bien que plus lointain, moins tangible que le Paris des cartes postales. La banlieue subsiste dans une espèce de flou artistique et est associée à des clichés le plus souvent négatifs qui incluent généralement les grandes tours d’immeubles modernistes, des scènes de violence et des voitures incendiées. Cette opposition entre Paris et sa banlieue se cristallise autour d’un espace spécifique : la Zone. Marge frontalière, espace intermédiaire qui sépare les limites extérieures de Paris des limites intérieures de la banlieue, engendrant une démarcation brutale entre le « dedans » et le « dehors ». Paris et sa banlieue sont donc deux espaces mythiques et géographiques mais construits en opposition réciproque. Leurs histoires s’enchevêtrent pour former un amalgame complexe de choix urbanistiques, de politiques sociales, de colonialisme, d’immigration, de décisions administratives, de stratégies de maintien de l’ordre, de peurs et de haines. C’est la construction de cette opposition entre Paris et banlieue à partir de cet espace liminaire que Justinien Tribillon explorera dans ce livre. Ce livre propose une lecture de Paris qui va de l’extérieur vers l’intérieur, à travers une déambulation le long du périphérique parisien, entre le XVIIIe siècle et aujourd’hui. Des ruines aux immeubles de bureaux rutilants, des fantômes de Vincennes au vibrant marché aux puces de Saint-Ouen, des défaites de Napoléon aux archives présidentielles de Charles de Gaulle, nous voilà donc partis pour explorer un espace méconnu de Paris, mais non moins fondamental?: la Zone.
La Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon, Editions B42, Juin 2025.
MOTS CLÉS : Editions B42 | Justinien Tribillon | Architecture | Histoire | Urbanisme | Sociologie | Géographie | Banlieue | Zone | Frontières | Immigration | Colonialisme | Culture |
Ouvrage disponibleDésir et révolution, Félix Guattari
Pouvoir et répression, eurocommunisme, crise du modèle léniniste, fonction de la classe ouvrière, agencements collectifs révolutionnaires et critique de la notion du sujet révolutionnaire, nomadisme du désir et circulation internationale des luttes, révolution machinique et révolution moléculaire, schizophrénie et schizo-analyse, critique de la psychanalyse et théorie de la pulsion de mort, valeurs d’usage et valeurs de désir, micro-fascisme quotidien, nouveau militantisme et libération, processus révolutionnaire et auto-organisation du désir, dépassement de la figure de l’intellectuel. Il apparaît donc nécessaire de retracer les agencements matériels, subjectifs, sociaux capables de créer les conditions par lesquelles le désir, concept central dans toute l’oeuvre de Félix Guattari, ne cesse de communiquer et de réinventer le champ social. Dans ces deux entretiens, réalisés, pour le premier (inédit en France) en 1977, et pour le deuxième en 1992, Félix Guattari aborde les problèmes essentiels de la construction d’une pratique et d’un discours révolutionnaires ici et maintenant, en se confrontant à la contradiction et à la richesse des processus de transformation en cours. Félix Guattari (1930-1992), psychanaliste et philosophe, a travaillé pendant quarante ans à la clinique psychiatrique d'avant-garde de La Borde révolutionnant la manière de penser et de pratiquer l'inconscient. Toujours engagé dans les luttes politiques d'émancipation et parmi les premiers artisans d'une écologie politique radicale, il reste un penseur à explorer pour la finesse , la profondeur et l'actualité de ses analyses. Parmi ses ouvrages les plus importants citons L'Anti-Oedipe. Capitalisme et schizophrénie, avec Gilles Deleuze (1972) ; Mille Plateaux. Capitalisme et schizophrénie 2, avec Gilles Deleuze (1980) ; Qu'est-ce que la philosophie ?, avec Gilles Deleuze (1991), ainsi que La Révolution moléculaire (1977), L'inconscient machinique (1979) et Les Trois écologies (1989).
Désir et révolution, Félix Guattari, Editions Eterotopia, 2024.
MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | Félix Guattari | Philosophie | Politique | Psychanalyse | Théorie | Marxisme | Capitalisme | Révolution | Désir | Luttes | sociales | Anti-fascisme | Essai |
Ouvrage disponiblePour une architecture des communs : Autoconstruction et espaces collectifs., La Facto
Alors que les crises sociales et écologiques s’intensifient, la création d’espaces communs est aujourd’hui au coeur de nombreux mouvements d’émancipation. Si de nombreuses expérimentations autonomes donnent à penser autrement nos manières d’habiter les territoires, ce livre met en lumière des pratiques d’autoconstruction accompagnées par des professionnel·les jouant avec les cadres réglementaires pour mieux les vivifier, les bousculer ou les détourner. L’enjeu est le suivant : favoriser la construction collective et conviviale d’espaces de subsistance, de sociabilité ou de création, avec celles et ceux qui en auront l’usage. Pour ce faire, nous avons enquêté sur l’expérience de la cuisine de quartier de Récolte Urbaine, construite collectivement à Montreuil, ainsi que sur des initiatives menées par d’autres collectifs afin de répondre aux questions suivantes : Comment les architectes, les artisan·es et les usager·es peuvent-ils·elles travailler de manière cooperative ? Comment repenser ces métiers, le rapport au travail et les modes d’apprentissage ? Quelles marges de manoeuvre peut-on négocier avec les réglementations ? Comment organiser un chantier collectif ? Comment faire perdurer ces espaces autogérés ? Les éclairages théoriques et les conseils pratiques que nous proposons émanent chaque fois d’expériences de terrain. En encourageant les collectifs qui envisagent de se lancer dans ces chantiers, en éclairant de jeunes constructeur.ices et architectes en recherche d'alternatives, voire en inspirant des collectivités territoriales, l'ambition de ce livre est de faciliter l'émergence de communs autoconstruits de manière joyeuse et conviviale. Ce livre est le fruit de réflexions collectives menées au sein de La Facto par Ariane Cohin, Aline Laporterie et Perrine Philippe. Celle-ci a écrit et illustré la majeure partie de l'ouvrage. La Facto est une association d'architecture participative, sociale et écologique. Elle accompagne des collectifs dans leurs projets de construction et de création de communs, et même en parallèle un travail de recherche sur ces mêmes problématiques.
Pour une architecture des communs : Autoconstruction et espaces collectifs., La Facto, Editions Eterotopia, 2023.
MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | La Facto | Architecture | Urbanisme | Communs | Autoconstruction | Écologie | Sociale | Habitat | Coopération | Citoyenneté | Économie | Innovation | Essai | Nombre de pages de résultats trouvés 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
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