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Regards Croisés sur l'habitat léger/mobile, Editions Relier
Caravanes, camping-cars mobile-homes, roulottes, camions aménagés, yourtes, tipis, cabanes, huttes... Des formes d'habitats peu ordinaires émergent ou resurgissent aujourd'hui, questionnant nos modes d'habiter conventionnels. Derrières ces formes légères et mobiles se profilent des situations, des parcours, des aspirations, dont la diversité reflète celle des habitants concernés et de leurs besoins. Phénomène complexe, multidimensionnel et mouvant, l'habitat léger pose des questions de politique du logement et d'aménagement de l'espace, sur les droits et devoirs attachés au domicile, l'inégal accès au logement, les liens entre habitat et activité, la vie sociale et la prise en compte de l'environnement dans nos modes d'habiter. Autant de questions que nous avons cherchées à aborder en privilégiant la diversité des regards et des contributions, dans une approche d'éducation populaire chère à l'association RELIER. Ce recueil est le résultat d'un an de rencontres, d'échanges et de réfléxions, entre des acteurs de terrain, des habitants, des chercheurs, des militants ou des curieux qui, à un moment, se sont sentis concernés par le sujet. Ce travail s'inscrit dans une recherche-action plus large sur l'éco-habitat participatif et solidaire en Massif Central, à mi-chemin entre sensibilisation à la situation actuelle en matière d'accueil et de logement, et construction d'actions concrètes adaptées à la diversité des territoires et des populations.
Regards Croisés sur l'habitat léger/mobile, Editions Relier, Editions Relier, octobre 2017.
MOTS CLÉS : Editions Relier | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Architecture | Architecture mobile | Urbanisation | Logement | Précarité |
Ouvrage disponibleGitans, Manouches et Voyageurs des Marais, L'école des Marais - Décines
La différence fait toujours un peu peur. Alors, nous nous protégeons comme nous pouvons : par l'ignorance, par la fuite, l'agressivité, le mépris, voire l'exclusion. Et seuls les esprits forts peuvent dire une bonne fois pour toutes qu'ils échapperont à ces tentations. Les autres - nous tous - savons que nous avons besoin, sans cesse, de réapprendre à accueillir l'autre. Il nous faut déconstruire les préjugés qui nous aveuglent. Ecarter la tentation d'enfermer l'autre dans son image ou dans son folklore. S'ouvrir à ce qui peut nous apporter. Le reconnaître comme notre semblable et l'accepter dans son altérité. La chose n'est pas facile tant nos velléités identitaires sont grandes, tant nous avons du mal à trouver une ligne de passage entre l'abandon, au nom du "respect", et de la colonisation de l'intérieur, au nom de l'intégration : "Fais comme tu veux... puisque tu tiens à échapper à nos coutumes et que tu revendiques un mode de vie différent du nôtre !"... Ou bien : "fais comme je veux... puisque tu exiges qu'on respecte tes droits et que tu cherches à bénéficier des avantages de notre société!" Il faut refuser de choisir entre les deux termes de cette alternative insupportable. Il faut se frayer un chemin entre l'exclusion et la normalisation. L'école des marais à Décines cherche ce chemin, inlassablement. Les enfants et les éducateurs y apprennent ensemble une forme de reconnaissance réciproque qui pourrait bien être fondatrice d'une socialité plus humaine, plus solidaire. C'est là, modestement et courageusement que s'inventent des solutions qui pourraient bien s'avérer utiles pour nous tous, pour demain. Il faut découvrir ce travail. De toute urgence. Car c'est d'éducation qu'il s'agit.
Gitans, Manouches et Voyageurs des Marais, L'école des Marais - Décines, Editions l'école des Marais - Décines, 2001.
MOTS CLÉS : L'école des Marais - Décines | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société | Education |
Ouvrage disponibleContre la résilience: A Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault
Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l’accommodation intégrale, l’«?élément humain?» encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de «?rebondir?» à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l’origine de son bonheur, l’assujettissant ainsi à sa condition de survivant. À la fois idéologie de l’adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l’une des nombreuses impostures solutionnistes à la critique de laquelle cet essai, fruit d’un travail théorique et d’une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l’accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d’une ignorance organisée. Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vies insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d’un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d’impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.
Contre la résilience: A Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault, Editions L'Echappée, mars 2021.
MOTS CLÉS : Editions L'Echappée | Thierry Ribault | Cinéma sur les ruines du futur | Résilience | Politique | Sociologie | Idéologie | Gouvernement | Etude | Catastrophe | Fukushima | Japon | Nucléaire |
Ouvrage disponibleCIRCULATIONS INTERNATIONALES EN EUROPE : années 1680-années 1780., Pierre-Yves Beaurepaire Pierrick Pourchasse
Dans l'historiographie traditionnelle des années 1680-1780, la communication est nécessairement européenne, transfrontalière, car la République des Lettres comme l'Europe des Lumières vont de soi. Quant au "Parfait négociant ", il serait par essence cosmopolite. En réaction, l'étude des circulations interroge la matérialité des échanges et des " processus de communication". Elle prête une attention toute particulière aux infrastructures (routes, réseaux postaux, vecteurs d'information et de communication), à l'environnement des échanges (relations internationales), à l'espace et aux territoires (cartographie, maillages et réseaux), indissociables de l'étude des acteurs, des objets mobilisés et des institutions concernées. Aux circulations démographiques, commerciales, manufacturières, aux mobilités des négociants, des migrants, des diasporas, s'associent des circulations internationales artistiques, culturelles, diplomatiques, philosophiques, politiques, religieuses, savantes, techniques, qui mobilisent l'espace européen à des degrés et rayons variables. C'est dans cette perspective que le collectif de trente-sept spécialistes français et étrangers réuni par Pierre-Yves Beaurepaire et Pierrick Pourchasse a travaillé, avec le souci de faire le point sur les dernières recherches en cours et d'articuler des domaines d'investigation qui souvent s'ignorent. Pierre-Yves Beaurepaire est professeur d'histoire moderne à l'université de Nice-Sophia Antipolis, membre de l'Institut universitaire de France. Il coordonne le programme ANR "Circulations, Territoires et Réseaux en Europe de l'Âge classique aux lumières" (CITERE). Pierrick-Yves Beaurepaire est professeur d'histoire moderne à l'université de Bretagne-Occidentale. Il est spécialiste d'histoire maritime, des réseaux négociants et de la Scandinavie moderne.
CIRCULATIONS INTERNATIONALES EN EUROPE : années 1680-années 1780., Pierre-Yves Beaurepaire Pierrick Pourchasse, Editions PU RENNES, décembre 2010.
MOTS CLÉS : Editions PU RENNES | Pierre-Yves Beaurepaire | Pierrick Pourchasse | Smala | Histoire | Migration | Immigration | Démographie | Anthropologie | Europe | Territoire | Infrastructure | Commercial |
Ouvrage disponibleL'Algérie À L'Époque D'Abd-El-Kader, Marcel Emerit
Marcel Emerit met à mal la légende glorieuse de la conquête coloniale, celle de Bugeaud tout particulièrement. Il n’aime pas les statues ; tout au contraire, il prend plaisir à les déboulonner ; il y a du niveleur chez cet homme. Et il ne s’agit pas non plus d’Abd-el-Kader, mais de l’Algérie ; la plus grande audace est de rompre avec la célébration des grands hommes et avec la suffisance étatique d’une version étroitement militaire et politique de l’histoire. Pour ce qui est d’Abd-el-Kader, c’est à peine le chef d’une entreprise d’État, le constructeur de places fortes ou l’organisateur militaire qui intéresse Marcel Emerit. Abd-el-Kader est de son temps et témoigne de la hiérarchie de classes et de statuts qui supporte les discriminations et les conflits qui se traduisent en «luttes de races». Marcel Emerit entend comprendre l’Algérie de l’intérieur, en faisant parler les documents d’époque. Ce qui l’occupe, ce n’est ni les détours diplomatiques ou les cachotteries des négociations, ni les ressorts de la psychologie des acteurs qui jouent les premiers rôles, mais l’histoire sociale qui pose la question nationale. Il a travaillé à dire le vrai et le sens de l’histoire coloniale ; ce pourquoi il fut dénoncé et tenu à l’écart. René Gallissot
L'Algérie À L'Époque D'Abd-El-Kader, Marcel Emerit, Editions Bouchène, janvier 2002.
MOTS CLÉS : Editions Bouchène | Marcel Emerit | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Nombre de pages de résultats trouvés 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
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