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    Le clan Mikhalkov: Culture et pouvoirs en Russie (1917-2017), Cécile Vaissié

    Les Mikhalkov-Kontchalovski constituent sans doute la plus célèbre dynastie dans la culture soviétique, puis russe, des dernières décennies. Le père, Sergueï Mikhalkov (1913-2009), ex-président de l'Union des écrivains de la Russie soviétique, a écrit des pièces et des poésies que tous les enfants ont lues et apprises en URSS. Il est aussi l'auteur des paroles des trois hymnes nationaux : le stalinien de 1943, le brejnévien de 1977 et le poutinien de 2000. Les fils, Andreï Kontchalovski (1937-) et Nikita Mikhalkov (1945-), actuel président de l'Union du cinéma russe, ont tourné des films qui ont impressionné les cinéphiles, y compris en Occident. Le plus jeune s'est engagé aux côtés de Boris Eltsine et, surtout, de Vladimir Poutine, alors que l'aîné, parti à Hollywood à la fin des années 1970, se partage entre la Russie, l'Europe occidentale et les États-Unis. Leur mère aussi écrivait, tandis que leur grand-père et leur arrière-grand-père étaient des peintres reconnus. Explorer les parcours des Mikhalkov-Kontchalovski implique donc d'étudier l'histoire culturelle et intellectuelle, mais aussi sociale et politique, de la Russie de 1917 à 2017, et d'approfondir les logiques des artistes qui ont servi le pouvoir en Russie et s'en sont servis. Cécile Vaissié, docteure en sciences politiques, est professeure en études russes et soviétiques à l'université Rennes 2. Elle est spécialiste de l'histoire des intellectuels en URSS et a consacré à ceux-ci plusieurs livres et de très nombreux articles, en couvrant le champ allant des dissidents aux personnalités les plus officielles de la culture.

    Le clan Mikhalkov: Culture et pouvoirs en Russie (1917-2017), Cécile Vaissié , Editions PU Rennes, Avril 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Cosmos Kolej | Wadyslaw Znorko | Russie | Politique | Mikhalkov | Dynastie | Culture | Propagande | URSS | Cinéma | Littérature | Histoire | KGB | Soviétique | État |

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    Le cimetière de l'espérance: Essais sur l'histoire de l'Union soviétique, 1914-1991, Nicolas Werth

    Historien, spécialiste reconnu de l'Union Soviétique et du Stalinisme, attaché culturel auprès de l'ambassade de France à Moscou pendant la Perestroïka, Nicolas Werth est aussi un collaborateur régulier de longue date de la revue L'Histoire, ou ses articles, année après année, éclairent d'un jour nouveau l'évolution et la chute du régime. En voici une sélection inédite qui offre, d'une plume alerte et accessible, toutes les clés pour comprendre l'histoire de l'État soviétique. Nicolas Werth, directeur de recherche au CNRS (Institut d'histoire du temps présent) est l'auteur notamment de L'île aux cannibales, La Terreur et le Désarroi. Staline et son système, La Route de la Kolyma et Le Goulag. Témoignages et archives (avec Luba Jurgenson). Sommaire : 1. A l'est, le front oublié 2. La prise du pouvoir par les bolcheviks 3. Les manuscrits censurés de Lénine 4. Feliks Dzerjinski, les débuts du KGB 5. Les pogroms des guerres civiles russes 6. De l'amour libre à l'ordre moral 7. Les paysans contre Staline 8. Comment Staline a-t-il affamé l'Ukraine ? 9. Y eut-il un génocide en Ukraine? 10. Etre communiste en URSS sous Staline 11. La vérité sur la Grande Terreur 12. Les 900 jours de Leningrad 13. Pourquoi les Soviétiques ont gagné la guerre? 14. Goulag : les vrais chiffres 15. Les derniers jours du tyran 16. URSS 1954: Opération Terres vierges 17. Révélations et silences d'un " Rapport secret " 18. Le dimanche rouge de Novotcherkassk 19. La grande stagnation 20. Tchernobyl : enquête sur une catastrophe annoncée 21.URSS : les mécanismes de la corruption 22. Les ruines de l'Empire

    Le cimetière de l'espérance: Essais sur l'histoire de l'Union soviétique, 1914-1991, Nicolas Werth, Editions Tempus Perrin, Janvier 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Tempus Perrin | Nicolas Werth | Russie | URSS | Soviétique | Bolchevik | Stalinisme | Histoire | Révolution | Lénine | Famine | Génocide | Corruption |

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    Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie

    Publié en 1576, Le Discours de la servitude volontaire est l'oeuvre d'un jeune auteur de dix-huit ans. Ce texte (ô combien actuel !) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l'humiliation de soi-même. Leçon politique mais aussi leçon éthique et morale, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, bref contre l'armature même du pouvoir.

    Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie, Editions Mille et une nuits, Juillet 1997.

    MOTS CLÉS : Editions Mille et une nuits | Etienne de La Boétie | Philosophie | Anarchie | Servitude | Tyrannie | Obéissance | Domination | Liberté | Révolte |

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    La Société contre l’État : Recherches d’anthropologie politique, Pierre Clastres

    Le problème du pouvoir politique dans les sociétés primitives. S’appuyant sur les sociétés indiennes d’Amérique du Sud, l’auteur démontre les mécanismes qui règlent leur fonctionnement. Au terme de ce travail d’analyse, on est amené à découvrir que les sociétés primitives ne sont pas seulement des sociétés sans État, mais, bien plus, des sociétés contre l’État. Quand, dans la société primitive, l’économique se laisse repérer comme champ autonome et défini, quand l’activité de production devient travail aliéné, comptabilisé et imposé par ceux qui vont jouir des fruits de ce travail, c’est que la société n’est plus primitive, c’est qu’elle est devenue une société divisée en dominants et dominés, en maîtres et sujets, c’est qu’elle a cessé d’exorciser ce qui est destiné à la tuer : le pouvoir et le respect du pouvoir. La division majeure de la société, celle qui fonde toutes les autres, y compris sans doute la division du travail, c’est la nouvelle disposition verticale entre la base et le sommet, c’est la grande coupure politique entre détenteurs de la force, qu’elle soit guerrière ou religieuse, et assujettis à cette force. La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes. Pierre Clastres ????? Table des matières ????? Chapitre 1 : Copernic et les sauvages – Chapitre 2 : Échange et pouvoir : philosophie de la chefferie indienne – Chapitre 3 : Indépendance et exogamie – Chapitre 4 : Élément de démographie amérindienne – Chapitre 5 : L’arc et le panier – Chapitre 6 : De quoi rient les Indiens – Chapitre 7 : Le devoir de parole – Chapitre 8 : Prophètes dans la jungle – Chapitre 9 : De l’un sans le multiple – Chapitre 10 : De la torture dans les sociétés primitives – Chapitre 11 : La société contre l’État

    La Société contre l’État : Recherches d’anthropologie politique, Pierre Clastres, Editions de Minuit, 1974.

    MOTS CLÉS : Editions de Minuit | Pierre Clastres | Anthropologie | Politique | Ethnologie | État | Société | Inégalité | Critique | Sociale |

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    Il faut défendre la société : Cours au Collège de France. 1976, Michel Foucault

    Dans le cours de 1976, "Il faut défendre la société", Michel Foucault s'interroge sur la pertinence du modèle de la guerre pour analyser les relations de pouvoir. Michel Foucault en définit deux formes : le pouvoir disciplinaire, qui s'applique sur le corps par le moyen des techniques de surveillance et des institutions punitives, et ce qu'il appellera désormais le "bio-pouvoir", qui s'exerce sur la population, la vie et les vivants. Analysant les discours sur la guerre des races et les récits de conquête (notamment chez Boulainvilliers), Michel Foucault dresse la généalogie du bio-pouvoir et des racismes d'État. La logique des rapports entre pouvoir et résistance n'est pas celle du droit mais celle de la lutte : elle n'est pas de l'ordre de la loi mais de celui de la stratégie. La question est dès lors de savoir s'il convient de renverser l'aphorisme de Clausewitz et de poser que la politique est la continuation de la guerre par d'autres moyens. Le cours présenté ici a été prononcé de janvier à mars 1976 au Collège de France, c'est à dire entre la sortie de Surveiller et Punir et celle de La Volonté de savoir. Il inaugure la publication des cours de Foucault au Collège de France, établie sous la direction de François Ewald et d'Alessandro Fontana, dans la collection "Hautes Études". "Hautes Études" est une collection de l'École des hautes études en sciences sociales, des Éditions Gallimard et des Éditions du Seuil.

    Il faut défendre la société : Cours au Collège de France. 1976, Michel Foucault, Editions Gallimard, Editions du Seuil, Février 1997.

    MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Editions du Seuil | Michel Foucault | Philosophie | Pouvoir | Guerre | Politique | Racisme | Gouvernement | Stratégie | Histoire | Société |

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