- Ouvrage disponible
L'Utopie ou le traité de la meilleure forme de gouvernement, Thomas More
En 1516, Thomas More, chancelier d'Angleterre, lance avec L'Utopie un appel pathétique pour sauver l'humanité en perdition. Si l'ouvrage est assurément un réquisitoire contre la misère et le mal, il n'est pas pour autant l'épure d'un " socialisme vivant ", n'en déplaise à certains commentateurs. Dans un extraordinaire élan métaphysique, More cisèle pour les Utopiens une constitution qui, bien au-delà d'un réformisme politique pragmatique et plat, est destinée à opérer la rédemption de l'humanité et à recréer la substance du monde. La force de l'œuvre se trouve dans le dynamisme spirituel qui la porte. C'est en lui que réside la fonction utopique elle-même, qui est de transcender le temps.
L'Utopie ou le traité de la meilleure forme de gouvernement, Thomas More, Editions Flammarion, Janvier 1987.
MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Thomas More | Utopie | Humanisme | Philosophie | Politique | Économie | Religion | Justice | Espoir | Gouvernement | État |
Ouvrage disponibleL'utopie, Rouvillois Frédéric
L'utopie : I. De l'espace clos à l'univers II. L'utopie comme système de règles III. L'utopie, figure de la perfection IV. Le paradis reconstruit Corpus - Babeuf Bacon Bellamy Bulwer-Lytton Cabet Campanella Cloots Condorcet Engels Fénelon Fontenelle Fourier Guevara Harrington Hugo Montesquieu More Morelly Orwell Platon Robespierre Saint-Just Abbé de Saint-Pierre Saint-Simon Wells Zamiatine Zola Vade-Mecum - Âge d'or Communisme Contre-utopie Coutume Cycliques (théories) Dépérissement de l'État État de nature Eugénisme Hermaphrodite Loi Mécanisme Millénarisme Mythe Pélagianisme Primitive Progrès (idée de) Prométhée (mythe de) Raison d'État République Révolte, Révolution Socinianisme Totalitarisme Introduction, choix de textes, commentaires, vade-mecum et bibliographie par Frédéric Rouvillois.
L'utopie, Rouvillois Frédéric, Editions Flammarion, F!évrier 1999.
MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Rouvillois Frédéric | Utopie | Humanisme | Philosophie | Politique | Économie | Religion | Justice | Espoir | Gouvernement | État |
Ouvrage disponibleUtopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif
Rédigé par une équipe d'éminents spécialistes français et américains, cet ouvrage constitue une véritable synthèse, magistrale et inédite, de l'histoire de l'utopie dans la culture occidentale, depuis les sources antiques et bibliques jusqu'à la fin du XXe siècle. Les récits d'origine, venus de la Bible et de l'Antiquité gréco-latine, où sont décrits des lieux de félicité (les îles Fortunées, le jardin d'Eden ou le paradis terrestre) et des époques heureuses (l'âge d'or) hantent longtemps l'attente d'un monde idéal et sont relayés par une littérature médiévale riche de quêtes et de voyages initiatiques, allégoriques ou réels, vers des pays enchantés, puis, dans l'Italie de la Renaissance, par les architectures idéales de Léonard de Vinci ou de Filarete. L'événement majeur est alors la découverte d'un nouvel Eldorado : l'Amérique ; cet événement est précisément contemporain de l'invention, par Thomas More, du mot et du genre littéraire qu'est l'utopie. De la cité du Soleil de Campanella aux communautés, puritaines ou catholiques, qui vont s'établir aux Amériques, l'espérance utopique entretient l'idée d'une régénération des sociétés chrétiennes tandis que le thème du bon sauvage devient une forme classique de la pensée utopique, celle du retour à la nature. Avec le XIXe siècle, les utopies sociales prolifèrent : colonies et communautés, expériences et théories traduisent l'espérance d'une émancipation collective (Robert Owen et la New Harmony, les saint-simoniens, Prosper Enfantin, Fourier et son Phalanstère, les communautés religieuses américaines des quakers et des shakers...). Le XXe siècle oscille entre de puissantes aspirations au changement, nourries d'utopies et constamment réactivées, et la découverte des totalitarismes, qui apparaissent comme l'envers de l'utopie et qu'avaient pressentis de grands romanciers comme Wells, Zamiatine, Huxley et Orwell. Wells rêve d'une " machine à remonter le temps ", Capek invente le mot " robot ", Lang tourne Metropolis. Les artistes russes et soviétiques des années 19 15 à 1923 (Malevitch, Lissitzky, Pounine) illustrent la quête d'un art nouveau qui est en même temps celle d'un monde nouveau. Changer l'espace, c'est l'objet que poursuivent les créateurs de villes nouvelles : Le Corbusier, Perret, Hilberseimer. Les expositions universelles et notamment celle de New York, en 1939, préfigurent le bouleversement des modes de vie et l'american way of life de l'après-guerre. De l'hygiénisme à l'eugénisme, jusqu'à la " solution finale ", l'entreprise nazie, rapprochée ici des intuitions d'un Huxley ou d'un Orwell, est la face noire, totalitaire, de l'utopie. Avec les années soixante et soixante-dix renaît l'aspiration à changer la vie, des mouvements communautaires américains - Twin Oaks, l'Ecotopie de Callenbach - à la contre-culture, dont les héritiers sont les actuels mouvements en faveur de la reconnaissance des minorités, en passant par Mai 68 et les profondes transformations survenues dans les rapports sociaux. En convoquant tous les registres - philosophie, histoire, architecture, arts plastiques -, en mobilisant une très riche iconographie puisée dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, de la New York Public Library, et de plusieurs musées (manuscrits, estampes, dessins, cartes et plans, éditions rares...), l'ouvrage brosse une fresque de deux mille cinq cents ans d'utopie, à travers laquelle s'exprime au fond la quintessence de la civilisation occidentale : ses rêves, ses désirs, ses idéaux, ses tentations, ses illusions..., sa complexité.
Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif, Editions Fayard, décembre 1999.
MOTS CLÉS : Editions Fayard | Lyman Tower Sargent | Roland Schaer | Collectif | Utopie | Idéal | Société | Sociale | Philosophie | Politique | Occident | Antiquité | Renaissance | Colonialisme |
Ouvrage disponibleLa poétique de l'espace, Gaston Bachelard
Ici, le passé de culture ne compte pas ; le long effort de liaisons et de constructions de pensées, effort de la semaine et du mois, est inefficace. Il faut être présent, présent à l'image dans la minute de l'image : s'il y a une philosophie de la poésie, cette philosophie doit naître et renaître à l'occasion d'un vers dominant, dans l'adhésion totale à une image isolée, très précisément dans l'extase même de la nouveauté d'image. L'image poétique est un soudain relief du psychisme, relief mal étudié dans des causalités psychologiques subalternes. Rien non plus de général et de coordonné ne peut servir de base à une philosophie de la poésie. La notion de principe, la notion de "base" serait ici ruineuse. Elle bloquerait l'essentielle actualité, l'essentielle nouveauté psychique du poème. Alors que la réflexion philosophique s'exerçant sur une pensée scientifique longuement travaillée doit demander que la nouvelle idée s'intègre à un corps d'idées éprouvées, même si ce corps d'idées est astreint, par la nouvelle idée, à un remaniement profond, comme c'est le cas dans toutes les révolutions de la science contemporaine, la philosophie de la poésie doit reconnaître que l'acte poétique n'a pas de passé, du moins pas de passé proche le long duquel on pourrait suivre sa préparation et son avènement. Gaston Bachelard.
La poétique de l'espace, Gaston Bachelard, Editions Presses Universitaires de France - PUF, Août 2012.
MOTS CLÉS : Editions Presses Universitaires de France - PUF | Gaston Bachelard | Art | Littérature | Poétique | Poésie | Philosophie | Imaginaire | Esthétique | Espace | Symbolisme |
Ouvrage disponibleLa Société contre l’État : Recherches d’anthropologie politique, Pierre Clastres
Le problème du pouvoir politique dans les sociétés primitives. S’appuyant sur les sociétés indiennes d’Amérique du Sud, l’auteur démontre les mécanismes qui règlent leur fonctionnement. Au terme de ce travail d’analyse, on est amené à découvrir que les sociétés primitives ne sont pas seulement des sociétés sans État, mais, bien plus, des sociétés contre l’État. Quand, dans la société primitive, l’économique se laisse repérer comme champ autonome et défini, quand l’activité de production devient travail aliéné, comptabilisé et imposé par ceux qui vont jouir des fruits de ce travail, c’est que la société n’est plus primitive, c’est qu’elle est devenue une société divisée en dominants et dominés, en maîtres et sujets, c’est qu’elle a cessé d’exorciser ce qui est destiné à la tuer : le pouvoir et le respect du pouvoir. La division majeure de la société, celle qui fonde toutes les autres, y compris sans doute la division du travail, c’est la nouvelle disposition verticale entre la base et le sommet, c’est la grande coupure politique entre détenteurs de la force, qu’elle soit guerrière ou religieuse, et assujettis à cette force. La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes. Pierre Clastres ????? Table des matières ????? Chapitre 1 : Copernic et les sauvages – Chapitre 2 : Échange et pouvoir : philosophie de la chefferie indienne – Chapitre 3 : Indépendance et exogamie – Chapitre 4 : Élément de démographie amérindienne – Chapitre 5 : L’arc et le panier – Chapitre 6 : De quoi rient les Indiens – Chapitre 7 : Le devoir de parole – Chapitre 8 : Prophètes dans la jungle – Chapitre 9 : De l’un sans le multiple – Chapitre 10 : De la torture dans les sociétés primitives – Chapitre 11 : La société contre l’État
La Société contre l’État : Recherches d’anthropologie politique, Pierre Clastres, Editions de Minuit, 1974.
MOTS CLÉS : Editions de Minuit | Pierre Clastres | Anthropologie | Politique | Ethnologie | État | Société | Inégalité | Critique | Sociale | Nombre de pages de résultats trouvés 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
Résultat trouvé pour le mot ou groupe de mots : Philosophie