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La ville vue d'en bas: Travail et production de l'espace populaire, Collectif Rosa Bonheur
La désindustrialisation à l'oeuvre depuis les années 1970 a confiné des pans entiers des classes populaires aux marges du salariat. Tenues à l'écart des principaux circuits marchands, ces populations ont dû réorganiser leur travail et leur vie quotidienne de manière à satisfaire les besoins essentiels à leur subsistance, selon une dynamique qui confère une centralité nouvelle à l'espace urbain : pour elles, l'accès à la plupart des ressources matérielles et symboliques nécessaires au maintien d'une existence digne est intimement lié à leur ancrage territorial. Or les pratiques attachées à cette centralité populaire sont aujourd'hui contestées. Prises dans la course à la métropolisation, certaines villes voudraient en définitive remplacer ces populations dont elles considèrent qu'elles "ne font rien", par d'autres issues des classes moyennes et supérieures n'hésitant pas à agiter le spectre du communautarisme et celui du ghetto. Il s'agit, au contraire, de saisir ce qu'impliquent les processus contemporains de fragmentation de l'espace social pour des personnes qui ne sont ni plus ni moins que des travailleuses et des travailleurs.
La ville vue d'en bas: Travail et production de l'espace populaire, Collectif Rosa Bonheur, Editions Amsterdam/Multitudes, Septembre 2019.
MOTS CLÉS : Editions Amsterdam/Multitudes | Collectif Rosa Bonheur | Habitat | Politique | Économie | Désindustrialisation | Centralité | Solidarité | Résilience | Productivité | Travail | Populaire |
Ouvrage disponibleTechnoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou
Violence en ligne, algorithme discriminatoires, manipulation des comportements... Le numérique n'a rien de virtuel : il a infiltré tous les pans de nos existences et y encode le sexisme. Dans les franges radicalisées de nos espaces en ligne, des communautés masculinistes prospèrent. Elles harcèlent, divulguent informations et images intimes, vont parfois jusqu'au meurtre. Dans son histoire, le monde technologique retient les hommes et efface les pionnières : Ada Lovelace, qui mit au point le premier programme informatique, ou Grace Hopper, qui permit de parler aux machines dans un langage proche du nôtre. Dans son architecture profonde, les algorithmes discriminent les femmes et les minorités, freinant leur accès à l'espace public, au travail, aux assurances, à l'emprunt. Financés par un entre-soi masculin, les géants technologiques forcent sans cesse notre consentement pour tirer profit de nos données... Avec cet essai-enquête unique, Mathilde Saliou décortique cette menace démocratique et cherche comment reprendre le pouvoir, pour dessiner des futurs techno-féministes. Mathilde Saliou est journaliste spécialisée dans le numérique. Elle a collaboré à RFI, The Guardian, 20 minutes, Slate, Usbek & Rica, Les Inrocks, Numerama, NextInpact. Elle a été secrétaire générale de l'association Prenons la Une.
Technoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou, Editions Grasset, Février 2023.
MOTS CLÉS : Editions Grasset | Mathilde Saliou | Numérique | Internet | Algorithme | Inégalités | Sexisme | Masculinisme | Racisme | Cyberharcèlement | Activisme | Féminisme | Genre |
Ouvrage disponibleLe Nouvel Inconscient: Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Lionel Naccache
"Je vous invite dans ce livre à une nouvelle odyssée, placée sous les auspices des neurosciences de l'esprit. Au-delà des analogies et des oppositions entre l'inconscient freudien et l'inconscient cognitif, je montrerai que la posture même du discours Freudien détient une clé essentielle de notre faculté à construire notre pensée consciente. Cette clé de la conscience découverte par Freud, à son insu, peut aujourd'hui être pleinement comprise à la lumière d'expériences récentes des neurosciences de l'esprit. Cette nouvelle interprétation de l'inconscient freudien conjuguée à l'exposition préalable de l'inconscient cognitif contemporain dessinent ensemble le portrait de ce Nouvel Inconscient qui donne son titre au présent essai." L.N. Un livre brillant, par un membre éminent de la jeune école française de sciences cognitives. Lionel Naccache est neurologue à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris et chercheur en neurosciences cognitives au sein de l'unité Inserm Neuro-imagerie cognitive.
Le Nouvel Inconscient: Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Lionel Naccache, Editions Odile Jacob, Septembre 2006.
MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |
Ouvrage disponibleOurod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard
Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui. Annick Morard est spécialiste de littérature et de culture russe. Elle a été maître-assistante, puis chargée de cours à l'Université de Genève, et chercheuse associée à l'Institut de Littérature russe (Maison Pouchkine) à Saint Pétersbourg, ou elle a enquêté sur les monstres et le monstrueux entre 2014 et 2016. Auteure d'un ouvrage consacré à l'émigration russe à Paris dans l'entre-deux-guerres (De l'émigré au déraciné, l'Âge d'Homme, 2010), elle s'intéresse également à la culture soviétique et postsoviétique, aux avant-gardes littéraires et à la culture populaire.
Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, Janvier 2020.
MOTS CLÉS : Editions La Baconnière | Annick Morard | Russie | Monstre | Culture | Histoire | Légende | Mythologie | Littérature | Folklore | Société |
Ouvrage disponibleLe cimetière de l'espérance: Essais sur l'histoire de l'Union soviétique, 1914-1991, Nicolas Werth
Historien, spécialiste reconnu de l'Union Soviétique et du Stalinisme, attaché culturel auprès de l'ambassade de France à Moscou pendant la Perestroïka, Nicolas Werth est aussi un collaborateur régulier de longue date de la revue L'Histoire, ou ses articles, année après année, éclairent d'un jour nouveau l'évolution et la chute du régime. En voici une sélection inédite qui offre, d'une plume alerte et accessible, toutes les clés pour comprendre l'histoire de l'État soviétique. Nicolas Werth, directeur de recherche au CNRS (Institut d'histoire du temps présent) est l'auteur notamment de L'île aux cannibales, La Terreur et le Désarroi. Staline et son système, La Route de la Kolyma et Le Goulag. Témoignages et archives (avec Luba Jurgenson).
Le cimetière de l'espérance: Essais sur l'histoire de l'Union soviétique, 1914-1991, Nicolas Werth, Editions Tempus Perrin, Janvier 2019.
MOTS CLÉS : Editions Tempus Perrin | Nicolas Werth | Russie | URSS | Soviétique | Bolchevik | Stalinisme | Histoire | Révolution | Lénine | Famine | Génocide | Corruption | Nombre de pages de résultats trouvés 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
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