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    Sousveillance: L'oeil du contre-pouvoir, Jean-Paul Fourmentraux

    A l'heure où s'instaure une banalisation de la surveillance, les technologies numériques semblent parfois mises au service d'une politique « antisociale ». La recrudescence des dispositifs de contrôle post-attentats du 11 septembre 2001, l'instauration controversée des lois dites de « sécurité globale », mais aussi l'injonction au confinement ou au couvre-feu suite à l'irruption de la pandémie de covid-19, ont constitué autant de mesures liberticides qui mettent à mal les droits fondamentaux et la vie privée. Sous couvert d'une vigilance partagée, présentée comme un facteur d'amélioration de la vie sociale, les états ont adopté des technologies de plus en plus intrusives : vidéosurveillance, dataveillance, drones, biométrie, géolocalisation, puces RFID, etc. Dans ce contexte, des artistes et des associations citoyennes s'associent pour développer des contre-feu, reprendre le contrôle ou renverser les rôles de surveillants/surveillés. Est-il possible de restituer et garantir une démocratie de la surveillance ? Les citoyens peuvent- ils exercer en ce sens un droit de sousveillance ? L'art peut-il avoir ici un rôle à jouer ? Angles morts, camouflage, obfuscation, contre-visualités : cet ouvrage propose l'examen de tactiques ou ruses avec l'œil du pouvoir, doublement esthétiques et politiques, au croisement de l'art et de l'activisme citoyen. A la frontière des « surveillance studies », en prenant appui sur les œuvres de différents artistes internationaux – Hito Steyerl (Allemagne), Forensic Architecture (Royaume-Uni, Israël), Paolo Cirio (Italie), Thierry Fournier, Samuel Bianchini, Antoine d'Agata, Eléonore Weber (France) – il s'agit d'interroger le rôle technopolitique des « images opératoires » et les pratiques de sousveillance ou de contre-visualité inventées par l'art comme alternative et contre-pouvoir aux machines de vision.

    Sousveillance: L'oeil du contre-pouvoir, Jean-Paul Fourmentraux, Editions Presses du Réel, Septembre 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Presses du Réel | Surveillance | Liberté | Droit | Technologie | Numérique | Pouvoir | Sécurité | Démocratie | Société | Art | Éthique |

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    Logique du Joker, Frédéric Bisson

    Octobre 2019. Au Liban, au Chili, en France, plusieurs manifestants et insurgés étaient grimés en clowns, reprenant le maquillage du Joker dans le film éponyme de Todd Phillips. Comment diable le fameux criminel fou de la fiction peut-il devenir l’emblème des insurrections contemporaines ? Le film a été plébiscité pour son « réalisme social ». Or, cette interprétation repose en partie sur une erreur. Si ces manifestants sont fidèles au Joker, ce n’est pas simplement en se maquillant et en occupant les rues ; c’est en se produisant eux-mêmes en tant qu’images, – en photographiant, en filmant, en diffusant en réseau cette insurrection. Elle est beaucoup plus une insurrection par les signes, immatérielle et iconomique, qu’un soulèvement spontané du « peuple » ou de la « plèbe ». Il est souvent dit que la pensée du Joker ne se situe pas sur le plan de la pensée normale, qu’il a une logique autre, et que personne ne peut parvenir à le comprendre. Le postulat de ce livre est qu’il existe une logique du Joker. De manière générale, la folie est éminemment politique ; pour connaître la réalité d’une époque, il suffit de choisir soigneusement le fou qui pourra nous la révéler, et de lui prêter l’oreille. La réalité contemporaine est régie par la logique du Joker. Comprendre la folie du Joker, c’est nous comprendre nous-mêmes. Cet essai n’est pas un essai sur le cinéma, mais un essai sémiopolitique, sur le rapport entre le signe et son objet, sur le rôle des images dans la production de la réalité sociale. L’entrée du Joker en politique marque l’An Un de ce qu’il faudra appeler l’ère de l’iconomorphose.

    EXTRAIT : 20 juillet 2012, Aurora. Lors de l’avant-première de The Dark Knight Rises de Christopher Nolan, James Holmes ouvre le feu dans la salle de cinéma, tuant douze personnes. Déguisé, il a les cheveux teints en vert. « Je suis le Joker », déclare-t-il après son arrestation. 28 septembre 2019, Los Angeles. Pour l’avant-première de Joker de Todd Phillips, un important dispositif de sécurité est déployé sur Hollywood Boulevard. Les masques de clowns sont interdits à l’entrée des multiplexes. La semaine de la sortie du film, début octobre, les troupes doivent rester en alerte tout le week-end dans certaines bases militaires. Mais le FBI s’est préparé pour rien à un acte de violence sporadique, car le Joker ne frappe jamais deux fois de la même manière. Imaginons une télévision qui tue, une image tueuse, icône assassine. Dans Joker, L’homme qui rit d’Ed Brubaker, le Joker annonce à la télévision ses crimes prochains, en désignant ses cibles et en donnant l’heure du meurtre.
    Mais le crime parfait du Joker est de traverser l’écran, de sauter la barrière des mondes, de sortir de son univers fictionnel pour agir à distance dans le monde des vivants de chair et d’os. Sous quelle forme le Joker est-il passé à l’action ? À cette question, la réponse est : de manière virale, c’est-à-dire sous une forme collective dispersée, volatile, non concertée, insaisissable, en essaim, – et cependant signifiante et cohérente. Lors des soulèvements de 2019, au Liban, au Chili, en France, certains manifestants étaient en effet grimés en clowns, reprenant le maquillage du film de Todd Phillips. Ce détail compte dans le sens du mouvement insurrectionnel. En 2012, le passage à l’acte de James Holmes était isolé et meurtrier. Dans un geste absurde, il cherchait à s’identifier au Joker, qui, justement, n’a pas d’identité. Au contraire, le Joker en 2019 s’est matérialisé spontanément de par le monde, comme un même virus se manifeste à certains signes extérieurs.
    C’est pourquoi 2019 est l’An Un du Joker, son entrée symbolique ou emblématique dans ce que j’appellerai l’iconomorphose de la révolte.

    Logique du Joker, Frédéric Bisson , Editions MF Collection : Inventions, mars 2023

    MOTS CLÉS : Editions MF | insurrections | fiction | médias | réseaux | sémiopolitique | transformation | politique | Cinéma sur les ruines du futur | capitalisme |

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    Le capitalisme de l'apocalypse : ou le rêve d'un monde sans démocratie, Quinn Slobodian

    Quinn Slobodian est spécialiste de l’histoire du néo-libéralisme et professeur d'histoire économique et politique globale à l'Université de Boston. Il a notamment publié Les Globalistes. Une histoire intellectuelle du néolibéralisme (Seuil, 2022). Si l’on jette un rapide coup d’œil à un planisphère, nous ne verrons qu’un patchwork d’États-nations, net et bien connu. Et si notre réalité était toute autre ? La mondialisation a bouleversé l’ordre du monde, entraînant un foisonnement de nouvelles entités : paradis fiscaux, ports francs, cités-États, enclaves fermées et zones économiques spéciales. Ces nouveaux espaces, libérés des formes ordinaires de réglementation, de taxation et d’obligations mutuelles, perforent la carte des pays. Là, les fanatiques de l’ultra-capitalisme échappent au pouvoir des gouvernements et au contrôle démocratique. C’est ce monde, composé de trous, d’aspérités et de zones grises que Quinn Slobodian décrit, se lançant sur les traces des libertariens radicaux les plus notoires - de Milton Friedman à Peter Thiel et Elon Musk. Cette enquête magistrale nous mène du Hong Kong des années 1970 à l'Afrique du Sud à la fin de l'apartheid, du Sud des États-Unis à la ville de Londres, de Dubaï à la Somalie en guerre, et jusque dans le métavers, révélant de manière vertigineuse les progrès terrifiants du capitalisme sans la démocratie. Le Capitalisme de l'apocalypse nousoffre une histoire inédite des dernières décennies et une vision alarmante de notre futur proche.

    Le capitalisme de l'apocalypse : ou le rêve d'un monde sans démocratie, Quinn Slobodian, Editions SEUIL, Janvier 2025

    MOTS CLÉS : Editions SEUIL | Quinn Slobodian | Capitalisme | Démocratie | Néolibéralisme | Histoire | Économie | Géopolitique | Mondialisation | Politique | Inégalités | Gouvernance |

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    Zones, Karin Nolan

    Dans un futur proche, les gouvernements n’existent plus. Les Banques ont pris ouvertement le pouvoir et se sont réunies en 7 entités possédant une identité forte. Afin de simplifier les échanges commerciaux, frontières et pays ont été dissous. Le monde est divisé en Zones où une langue unique a été décrétée. Cet évènement est appelé la Grande Unification. Après plusieurs années de service, Paul se voit délocalisé dans une Zone inférieure à la sienne. Contraint d’imposer à sa famille un nouveau train de vie, il lutte en faisant bonne figure. Poussé par la curiosité, il part à la recherche d’un de ses ancien collègue de travail. Mais au cours de ses recherches et péripéties, Paul est amené à découvrir l’envers du décors et devient vite le grain de sable à éliminer d’une machinerie bien huilée.

    Zones, Karin Nolan, Editions Amazon

    MOTS CLÉS : Editions Amazon | Karin Nolan | Science-fiction | Dystopie | Futur | Roman | Aventure | Société | Oligarchie | Zones | Géopolitique | Capitalisme | Enquête |

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    La Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon

    Paris jouit d’une aura planétaire. Elle est partout synonyme de beauté, d’élégance, de culture et de romantisme. Décrite par les auteurs les plus talentueux, représentée par les plus grands peintres, capturée par les photographes les plus cotés, elle existe à travers des millions d’images et de reproductions à travers le monde. Or, ce dont on a beaucoup moins conscience, c’est que la périphérie de Paris est elle aussi un espace mythique bien que plus lointain, moins tangible que le Paris des cartes postales. La banlieue subsiste dans une espèce de flou artistique et est associée à des clichés le plus souvent négatifs qui incluent généralement les grandes tours d’immeubles modernistes, des scènes de violence et des voitures incendiées. Cette opposition entre Paris et sa banlieue se cristallise autour d’un espace spécifique : la Zone. Marge frontalière, espace intermédiaire qui sépare les limites extérieures de Paris des limites intérieures de la banlieue, engendrant une démarcation brutale entre le « dedans » et le « dehors ». Paris et sa banlieue sont donc deux espaces mythiques et géographiques mais construits en opposition réciproque. Leurs histoires s’enchevêtrent pour former un amalgame complexe de choix urbanistiques, de politiques sociales, de colonialisme, d’immigration, de décisions administratives, de stratégies de maintien de l’ordre, de peurs et de haines. C’est la construction de cette opposition entre Paris et banlieue à partir de cet espace liminaire que Justinien Tribillon explorera dans ce livre. Ce livre propose une lecture de Paris qui va de l’extérieur vers l’intérieur, à travers une déambulation le long du périphérique parisien, entre le XVIIIe siècle et aujourd’hui. Des ruines aux immeubles de bureaux rutilants, des fantômes de Vincennes au vibrant marché aux puces de Saint-Ouen, des défaites de Napoléon aux archives présidentielles de Charles de Gaulle, nous voilà donc partis pour explorer un espace méconnu de Paris, mais non moins fondamental?: la Zone.

    La Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon, Editions B42, Juin 2025.

    MOTS CLÉS : Editions B42 | Justinien Tribillon | Architecture | Histoire | Urbanisme | Sociologie | Géographie | Banlieue | Zone | Frontières | Immigration | Colonialisme | Culture |

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