Résultat trouvé pour le mot ou groupe de mots : Écriture

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    Lettre aux Français, Émir Abdelkader

    Discrètement publiée à Paris en 1858, puis oubliée jusqu'à sa réédition en 1977 dans une nouvelle traduction de René R. Khawam, cette Lettre aux Français de l'émir Abd el-Kader continue de résonner aujourd'hui d'une troublante modernité. Défenseur malchanceux de l'Algérie de 1820, libéré en 1832 par le prince-président Louis Napoléon, Abd el-Kader rédige dans ses premières années d'exil cette méditation destinée à " ceux qui comprennent ". Sous la forme d'un traité de réflexion spirituelle sur les liens politiques de la tradition, de la science et du progrès, l'émir philosophe, lecteur de Platon et d'Aristote, cherche à porter un autre regard sur l'incompréhension entre Islam et Occident. Rythmes de développement propres à chaque civilisation, matérialisme de l'Occident, génie de l'écriture - l'une des plus grandes inventions de l'homme - quels que soient les thèmes abordés, Abd el-Kader s'y révèle comme une immense figure humaniste aux idées novatrices. "Ce qui est remarquablement dans cette Lettre aux Français, c'est l'absence de tout discours politique. Tout est axé sur la culture, la science et la philosophie. Mieux qu'une lettre, c'est une leçon adressée à un peuple tenu dans l'ignorance de la culture du Maghreb et du monde arabe."

    Lettre aux Français, Émir Abdelkader, Editions Phébus, Collection Libretto, novembre 1996.

    MOTS CLÉS : Editions Alif | Émir Abdelkader | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Lettre |

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    L’oeil hanté: L'art en alerte 1919-1983, Lucia Sagradini Anne Querrien

    Considérer la puissance des images tout en cherchant à échapper à leur pouvoir, à l’asservissement tant de l’image que de celui ou de celle qui regarde. Toujours chercher, alerte, la dimension subversive des images. Tel est le sujet de cet essai. Regarder implique l’action de saisir l’image et de sortir de la passivité et de la contemplation, mêlant nos histoires, savoirs, et mêmes nos ignorances, pour donner un sens. Dans un monde où les modes virtuels construisent et appuient les fantasmagories du capitalisme, et où les images, leurs flux, participent activement à accroître la passivité des êtres, l’atonie, la peur et l’aliénation, la possibilité de comprendre que le regard est une action politique devient essentielle. Le regard comme une puissance agissante – premier pas vers l’émancipation. L’attachement de Walter Benjamin aux images et à leur saisissement, dans une période de basculement, en dit long sur la vivacité du danger. Walter Benjamin pense que les images dialectiques renferment des expériences de liberté actualisables. Ces images reposent sur des formes venues du passé. L’espace du regard est bien celui d’une lutte politique. L’ordre du monde et la capacité de le bouleverser se tiennent « telles la fleur et l’ortie sur la même prairie… » comme le disait Victor Klemperer. Dans le passé se tiennent les sources et ressources de nos gestes futurs. L’œil hanté porte cette dimension de futur antérieur. Lucia Sagradini est Docteur en sociologie de l’art et de la culture, professeure d’histoire de l’art et de théorie à l’ESAD des Pyrénées depuis 2017. Rédactrice en chef de Variations – revue internationale de théorie critique, elle poursuit un travail de longue haleine en différentes directions : écriture d’articles sur des pratiques artistiques actuelles, et sur les enjeux conceptuels contemporains ; réalisation d’Icônes pour Multitudes ; présentations d’expositions ou de catalogues ; traductions vers différentes langues : Martha Rosler, Gerd Arntz, John Holloway, Gregorio F. Baremblitt etc..

    L’oeil hanté: L'art en alerte 1919-1983, Lucia Sagradini Anne Querrien, Editions ETEROTOPIA, mars 2025.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Lucia Sagradini | Philosophie | Historique | Politique | Sociologie | Avantgarde | Surréalisme | Symbolisme | Émancipation |

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    Archiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie

    Archiscopie élargit son champ critique - Il s’agissait de tourner la page. Passé la tentation de faire table rase de l’existant, il est apparu que la transformation était bien plus intéressante que le changement radical. L’injonction rimbaldienne qui voudrait que l’on soit “absolument moderne” ne passe pas forcément aujourd’hui par ce type de stratégie de rupture. Il en va de même en architecture. L’enjeu était de dynamiser Archiscopie par une nouvelle formule tout en restant dans le même format, le même rythme de parution trimestriel et la même économie. Le numéro 13 incarne cette mutation, assurée par de nouvelles rubriques bien sûr, de nouvelles plumes, un nouveau ton, dans une maquette qui imprime de nouveaux rythmes. Changement majeur, la formule repensée repose sur une nouvelle structure en quatre séquences avec chacune sa logique. La pièce maîtresse est un dossier qui vient nourrir la réflexion sur un thème d’actualité. En choisissant “Densité?/?Intensité” pour ce numéro de transition, Archiscopie focalise l’attention sur la question des équilibres au cœur du grand débat métropolitain, avec notamment des focus venant de l’étranger (Tôkyô, Moscou, Barcelone...). Séquence conversation ensuite, dans un long entretien avec un auteur ou autre penseur de la ville contemporaine, afin de développer d’autres points de vue sur la fabrique de la ville. L’architecte-paysagiste Michel Desvigne débute ainsi la série en soulevant, entre autres, la question de l’agriculture urbaine. La troisième séquence, intitulée “L’espace critique”, s’ouvre par l’analyse d’une tendance de fond ; apparaît ainsi un certain retour à la structure porté par une génération de jeunes architectes français, représentée notamment par Bruther, DATA, Muoto. Après ce décryptage, s’enchaînent une série de textes critiques sur des bâtiments en France comme à l’étranger (dont l’ensemble très réussi du Louvre Abu Dhabi par Jean Nouvel), sur des livres monographiques ou des ouvrages thématiques, et sur des films où l’architecture et la ville jouent un rôle particulier. Ici, une immersion dans l’univers spatial de Brian De Palma. Dernière séquence avec une bibliographie fournie, construite selon un nouveau rubriquage. Archiscopie, c’est une diversité d’écriture assurée par ses auteurs, journalistes, historiens, chercheurs, avec pour seul objectif d’apporter une dimension critique, une autre profondeur de champ dans un monde envahi par l’impératif de communication. Francis Rambert

    Archiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie, Editions Archiscopie, janvier 2018.

    MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |

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    La révolution culturelle nazie, Johann Chapoutot

    Pour les nazis, la "culture" était à l'origine la simple transcription de la nature : on révérait les arbres et les cours d'eau, on s'accouplait, se nourrissait et se battait comme tous les autres animaux, on défendait sa horde et elle seule. La dénaturation est intervenue quand les Sémites se sont installés en Grèce, quand l'évangélisation a introduit le judéo-christianisme, puis quand la Révolution française a parachevé ces constructions idéologiques absurdes (égalité, compassion, abstraction du droit...). Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une "révolution culturelle", retrouver le mode d'être des Anciens et faire à nouveau coïncider culture et nature. C'est en refondant ainsi le droit et la morale que l'homme germanique a cru pouvoir agir conformément à ce que commandait sa survie. Grâce à la réécriture du droit et de la morale, il devenait légal et moral de frapper et de tuer. Avec ce recueil d'études, Johann Chapoutot parachève et relie le projet de deux de ses livres précédents, Le National-socialisme et l'Antiquité (2008) et La Loi du sang : penser et agir en nazi (2014). En approfondissant des points particuliers, comme la lecture du stoïcisme et de Platon sous le III? Reich, l'usage de Kant et de son impératif catégorique ou la réception en Allemagne du droit romain, il montre comment s'est opérée la réécriture de l'histoire de l'Occident et par quels canaux de telles idées sont parvenues aux acteurs des crimes nazis.

    La révolution culturelle nazie, Johann Chapoutot, Editions GALLIMARD, Janvier 2017.

    MOTS CLÉS : Editions GALLIMARD | Johann Chapoutot | Nazisme | Culture | Révolution | Biopolitique | Idéologie | Politique | Histoire | Sociologie | Fascisme | Moralité | Stoïcisme | Platonisme | Occident | Propagande |

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    Poutine historien en chef, Nicolas Werth

    Le 24 février 2022, l'opinion mondiale découvre avec stupeur le discours de Vladimir Poutine justifiant l'invasion de l'Ukraine, au prétexte de faire cesser un "génocide" exercé par un régime qu'il convient de "dénazifer". Cette extraordinaire falsification de l'histoire s'inscrit dans le droit fil du grand récit national construit au cours des vingt dernières années par Vladimir Poutine et dont l'ONG Mémorial fit les frais en 2021. Ce récit, exaltant la grandeur d'une "Russie éternelle" face à un Occident agressif et décadent, n'admet aucune contestation pour servir les intérêts géopolitiques d'un régime dictatorial et répondre aux attentes d'une société désorientée suite à l'effondrement du système soviétique. Ce Tract éclaire les origines de cette distorsion des faits historiques et la façon dont elle est mise en oeuvre pour légitimer la première guerre du XXI? siècle sur le continent européen.

    Poutine historien en chef, Nicolas Werth, Editions Gallimard, Juin 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Nicolas Werth | Russie | Ukraine | Russie éternelle | Histoire | Propagande | Dictature | Nationalisme | Censure | Mémorial | Mythe | Réécriture |

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