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Cambo, Les invisibles #21 Mai 2022, Cahiers de la Métropole Bordelaise
Travailleurs de l'ombre aux métiers essentiels, professionnels itinérants sous tension, population en marge des territoires "dynamiques" jeunes des quartiers prioritaires... Qui sont les invisibles des métropoles ? Du centre-ville de Bordeaux au périurbain girondin, de Paris à Roubaix et jusqu'à Moscou, CaMBo consacre le dossier de ce numéro à ceux que l'on voit pas ou que l'on ne veut pas voir, et propose une mosaïque de figures, de situations d'individus, oubliés ou impensés des politiques publiques.
Cambo, Les invisibles #21 Mai 2022, Cahiers de la Métropole Bordelaise, Editions le festin, mai 2019.
MOTS CLÉS : Cambo | Editions le festin | Cinéma sur les ruines du futur | Travail | Population | Urbanisation | Métropole | Paris | Bordeau | Roubaix | Moscou | Politique |
Ouvrage disponibleVILLES NOMADES : Histoires clandestines de la modernité, Stany Cambot Echelle Inconnue
Une autre ville existe, concomitante à la ville planifiée. Une ville faite de caravanes, de tentes, de camions, mobile-homes et autres kiosques et cabanes. Ville européenne, autre, que de Paris à Moscou le cadastre réprouve et oblitère quand il ne la criminalise pas. Un archaïsme qu'urbanistes, architectes, politiques, sociologues et policiers ont charge de démanteler, résorber ou extraire de leurs nouvelles métropoles. Nomade, mobile, légère ou foraine cette ville demeure cependant pensée depuis l'espace cadastré, ses représentations, ses mots et son Histoire. C'est une ville sans nom d'un peuple sans nom que la langue politique et médiatique pourtant nomme : Rom, Gitan, réfugié, Manouche, Tzigane... ville de l'étranger en somme. Ville étrangère à la ville surtout et ce depuis le milieu du XIXe siècle au moins. Belligérante d'une guerre silencieuse qui pourtant a lieu et l'oppose à la ville planifiée, elle constitue, sous les multiples formes des ses réapparitions (capitale mobile de l'Algérie, Zone des fortifs de Paris, caravane de l'armée insurrectionnelle ukrainienne, etc.) une alternative urbaine, poétique, politique et économique. Chant partisan, ce texte est une tentative de renouer les fils d'une histoire urbaine sectionnés par l'exercice colonial et militaire, le capitalisme et ses remises à jour ainsi que par un urbanisme contemporain en partie fondé sur son anéantissement et dont la métropolisation n'est que l'ultime masque. Fondé en 1998 et emmené par l'architecture Stany Cambot, Echelle Inconnue n'est pas un collectif mais un groupe, comme un groupe de rock, qui voudrait être à l'architecture ce qu'Elvis Presley fut à Tino Rossi. Groupe indiscipliné de recherche et création, autour des notions d'invisibles des villes et de leurs représentations, il se consacre aux urbanités minoritaires, alternatives ou émergentes ainsi qu'aux populations non prises en compte ou discriminées en raison d'un mode de vie minoritaire. Il tente d'être un acteur de l'émergence d'une connaissance "par le bas" mettant en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire.
VILLES NOMADES : Histoires clandestines de la modernité, Stany Cambot Echelle Inconnue, Editions Eterotopia, février 2016.
MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | Stany Cambot | Echelle Inconnue | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Arts | Architecture | Urbanisme | Activisme | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Politique | Sociologie | Paris | France | Moscou | Russie | Ukraine |
Ouvrage disponibleArchiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie
Archiscopie élargit son champ critique - Il s’agissait de tourner la page. Passé la tentation de faire table rase de l’existant, il est apparu que la transformation était bien plus intéressante que le changement radical. L’injonction rimbaldienne qui voudrait que l’on soit “absolument moderne” ne passe pas forcément aujourd’hui par ce type de stratégie de rupture. Il en va de même en architecture. L’enjeu était de dynamiser Archiscopie par une nouvelle formule tout en restant dans le même format, le même rythme de parution trimestriel et la même économie. Le numéro 13 incarne cette mutation, assurée par de nouvelles rubriques bien sûr, de nouvelles plumes, un nouveau ton, dans une maquette qui imprime de nouveaux rythmes. Changement majeur, la formule repensée repose sur une nouvelle structure en quatre séquences avec chacune sa logique. La pièce maîtresse est un dossier qui vient nourrir la réflexion sur un thème d’actualité. En choisissant “Densité?/?Intensité” pour ce numéro de transition, Archiscopie focalise l’attention sur la question des équilibres au cœur du grand débat métropolitain, avec notamment des focus venant de l’étranger (Tôkyô, Moscou, Barcelone...). Séquence conversation ensuite, dans un long entretien avec un auteur ou autre penseur de la ville contemporaine, afin de développer d’autres points de vue sur la fabrique de la ville. L’architecte-paysagiste Michel Desvigne débute ainsi la série en soulevant, entre autres, la question de l’agriculture urbaine. La troisième séquence, intitulée “L’espace critique”, s’ouvre par l’analyse d’une tendance de fond ; apparaît ainsi un certain retour à la structure porté par une génération de jeunes architectes français, représentée notamment par Bruther, DATA, Muoto. Après ce décryptage, s’enchaînent une série de textes critiques sur des bâtiments en France comme à l’étranger (dont l’ensemble très réussi du Louvre Abu Dhabi par Jean Nouvel), sur des livres monographiques ou des ouvrages thématiques, et sur des films où l’architecture et la ville jouent un rôle particulier. Ici, une immersion dans l’univers spatial de Brian De Palma. Dernière séquence avec une bibliographie fournie, construite selon un nouveau rubriquage. Archiscopie, c’est une diversité d’écriture assurée par ses auteurs, journalistes, historiens, chercheurs, avec pour seul objectif d’apporter une dimension critique, une autre profondeur de champ dans un monde envahi par l’impératif de communication. Francis Rambert
Archiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie, Editions Archiscopie, janvier 2018.
MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |
Ouvrage disponibleArt et Production, Boris Arvatov
Art et Production fait partie des classiques oubliés des avant-gardes qui se sont épanouis durant la Révolution russe. Publié à Moscou en 1926, il vient porter le fer dans les débats qui agitent l'école constructiviste : que doit être le statut de l'art après la révolution, ses liens avec les techniques industrielles de reproduction, avec la critique de la vie quotidienne, comment doit-il entrer dans l'usine ? Autant d'interrogations radicales, témoignages d'une séquence politico-sociale bouillonnante. Une nouvelle conception de l'art émerge qui laissera une empreinte indélébile sur une tradition de critique matérialiste
Art et Production, Boris Arvatov, Editions Sans soleil, Novembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions Sans soleil | Boris Arvatov | Russie | Productivisme | Constructivisme | Révolution | Usine | Prolétariat | Réalisme | Culture | Théorie |
Ouvrage disponibleLes guerres perdues de Youri Beliaev, Pierre Sautreuil
Ancien flic, devenu mafieux, millionnaire déchu, chef de parti d'extrême droite, vétéran du conflit Yougoslave soupçonné d'avoir tué soixante-quatre Bosniaques et tenté d'assassiner Eltsine, le Russe Youri Beliaev décide, à 58 ans, de se mettre au vert en Ukraine, en pleine zone de guerre. Drôle d'endroit pour se planquer. Fin 2014, Pierre Sautreuil, jeune journaliste, découvre son histoire rocambolesque. Entre l'apprenti reporter et le mercenaire sur le retour, se noue un lien fait de confessions troubles, d'affection et de fascination. Youri disparaît, Youri se cache, Youri survit à un attentat, fait de la prison, s'échappe... Et Pierre Sautreuil, lancé à sa poursuite, tente de comprendre. Fasciste, salopard, criminel de guerre néonazi, ou rebelle devenu chien de guerre pour sauver sa peau ? Un portrait puissament romanesque qui nous entraîne du Donbass à Moscou, de la Bosnie à la Tchétchénie, à la découverte d'un de mi siècle d'histoire de la Russie et des frontières de l'empire soviétique démembré. Exaltant et totalement original. Né en 1993, Pierre Sautreuil a été lauréat en 2015 du prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre, catégorie jeune reporter. Les guerres perdues de Youri Beliaev est son premier livre.
Les guerres perdues de Youri Beliaev, Pierre Sautreuil, Editions Grasset, Mars 2018.
MOTS CLÉS : Editions Grasset | Pierre Sautreuil | Russie | Ukraine | Yougoslavie | Tchétchénie | Bosnie | Beliaev | Donbass | Extrême Droite | Fascisme | Mafia | Journalisme | Guerre | Nombre de pages de résultats trouvés 1 | 2 |
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