Résultat trouvé pour le mot ou groupe de mots : Idéologie

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    Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault

    Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l’accommodation intégrale, l’« élément humain » encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de « rebondir » à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l’origine de son bonheur, l’assujettissant ainsi à sa condition de survivant. À la fois idéologie de l’adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l’une des nombreuses impostures solutionnistes de notre époque. Cet essai, fruit d’un travail théorique et d’une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l’accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part à sa critique. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d’une ignorance organisée. Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vie insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d’un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d’impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.

    Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault, L’échappée, 2021, 368 p.

    MOTS CLÉS : Thierry Ribault | Résilience | L’échappée | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |

AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 27 Février 2023 de
Thierry Ribault.


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    Contre la résilience: A Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault

    Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l’accommodation intégrale, l’«?élément humain?» encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de «?rebondir?» à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l’origine de son bonheur, l’assujettissant ainsi à sa condition de survivant. À la fois idéologie de l’adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l’une des nombreuses impostures solutionnistes à la critique de laquelle cet essai, fruit d’un travail théorique et d’une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l’accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d’une ignorance organisée. Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vies insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d’un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d’impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.

    Contre la résilience: A Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault, Editions L'Echappée, mars 2021.

    MOTS CLÉS : Editions L'Echappée | Thierry Ribault | Cinéma sur les ruines du futur | Résilience | Politique | Sociologie | Idéologie | Gouvernement | Etude | Catastrophe | Fukushima | Japon | Nucléaire |

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    La révolution culturelle nazie, Johann Chapoutot

    Pour les nazis, la "culture" était à l'origine la simple transcription de la nature : on révérait les arbres et les cours d'eau, on s'accouplait, se nourrissait et se battait comme tous les autres animaux, on défendait sa horde et elle seule. La dénaturation est intervenue quand les Sémites se sont installés en Grèce, quand l'évangélisation a introduit le judéo-christianisme, puis quand la Révolution française a parachevé ces constructions idéologiques absurdes (égalité, compassion, abstraction du droit...). Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une "révolution culturelle", retrouver le mode d'être des Anciens et faire à nouveau coïncider culture et nature. C'est en refondant ainsi le droit et la morale que l'homme germanique a cru pouvoir agir conformément à ce que commandait sa survie. Grâce à la réécriture du droit et de la morale, il devenait légal et moral de frapper et de tuer. Avec ce recueil d'études, Johann Chapoutot parachève et relie le projet de deux de ses livres précédents, Le National-socialisme et l'Antiquité (2008) et La Loi du sang : penser et agir en nazi (2014). En approfondissant des points particuliers, comme la lecture du stoïcisme et de Platon sous le III? Reich, l'usage de Kant et de son impératif catégorique ou la réception en Allemagne du droit romain, il montre comment s'est opérée la réécriture de l'histoire de l'Occident et par quels canaux de telles idées sont parvenues aux acteurs des crimes nazis.

    La révolution culturelle nazie, Johann Chapoutot, Editions GALLIMARD, Janvier 2017.

    MOTS CLÉS : Editions GALLIMARD | Johann Chapoutot | Nazisme | Culture | Révolution | Biopolitique | Idéologie | Politique | Histoire | Sociologie | Fascisme | Moralité | Stoïcisme | Platonisme | Occident | Propagande |

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    Libres d’obéir: Le management, du nazisme à aujourd'hui, Johann Chapoutot

    Reinhard Höhn (1904-2000) est l'archétype de l'intellectuel technocrate au service du III? Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l'État au profit de la "communauté" définie par la race et son "espace vital". Brillant fonctionnaire de la SS - il termine la guerre comme Oberführer (général) -, il nourrit la réflexion nazie sur l'adaptation des institutions au Grand Reich à venir - quelles structures et quelles réformes ? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l'élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l'organisation hiérarchique du travail par définition d'objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l'Est, exterminer les Juifs. Passé les années 1980, d'autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.

    Libres d’obéir: Le management, du nazisme à aujourd'hui, Johann Chapoutot, Editions GALLIMARD, Janvier 2020.

    MOTS CLÉS : Editions GALLIMARD | Johann Chapoutot | Nazisme | Culture | Idéologie | Politique | Histoire | Sociologie | Fascisme | Moralité | Management | Technocratie | Höhn | Productivité | Propagande |

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    Villes et toxicomanies : De la connaissance à la prévention, Michel Joubert Pilar Giraux-Arcella Chantal Mougin

    Qu'il s'agisse de l'héroïne, du crack ou des drogues de synthèse, les interdits ont longtemps empêché de comprendre les raisons, les conditions, les contextes de leur consommation. Du coup, les actions de prévention ont souvent manqué leur cible, ne touchant que les personnes déjà "prévenues". Dans cet ouvrage, les auteurs s'attachent à analyser les logiques de consommation de drogues illicites dans les grandes villes, en tenant compte de la spécificité des contextes urbains, sociaux et culturels (grandes villes de la France métropolitaine, Guadeloupe, New York, Londres, Charleroi...). A contre-pied des idéologies de la prévention lourdement connotées (hygiénisme, contrôle social, prohibitionnisme), les références, les connaissances et les expériences sont ici actualisées dans la confrontation des réflexions de sociologues, d'ethnologues et d'intervenants de terrain, qu'ils travaillent à la "réduction des risques", ou mènent des actions locales de prévention ou des projets plus ciblés. Ce travail de fond qui devrait faire référence a pour objectif de mieux comprendre le sens et les enjeux de ces conduites à risques, ceux des politiques publiques mises en oeuvre mais aussi l'évolution des pratiques des intervenants sociaux pour faciliter le développement de stratégies d'actions préventives plus adaptées.

    Villes et toxicomanies : De la connaissance à la prévention, Michel Joubert Pilar Giraux-Arcella Chantal Mougin, Editions Eres, Mars 2005.

    MOTS CLÉS : Editions Eres | Michel Joubert | Pilar Giraux-Arcella | Chantal Mougin | Ville | Toxicomanie | Drogues | Trafique | Héroïne | Crack | Consommation | Préventio | Santé publique | Sociologie |

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