Résultat trouvé pour le mot ou groupe de mots : guerre

  • Ouvrage disponible

    La Condition ouvrière, Simone Weil

    En décembre 1934, Simone Weil entre comme «manœuvre sur la machine» dans une usine. Professeur agrégé, elle ne se veut pas «en vadrouille dans la classe ouvrière», mais entend vivre la vocation qu'elle sent être sienne : s'exposer pour découvrir la vérité. Car la vérité n'est pas seulement le fruit d'une pensée pure, elle est vérité de quelque chose, expérimentale, «contact direct avec la réalité». Ce sera donc l'engagement en usine, l'épreuve de la solidarité des opprimés - non pas à leurs côtés, mais parmi eux. L'établissement en usine, comme, plus tard, l'engagement aux côtés des anarchistes espagnols ou encore dans les rangs de la France libre, est la réponse que Simone Weil a trouvée au mensonge de la politique, notamment celle des dirigeants bolcheviks qui prétendaient créer une classe ouvrière libre, alors qu'aucun «n'avait sans doute mis le pied dans une usine et par suite n'avait la plus faible idée des conditions réelles qui déterminent la servitude ou la liberté des ouvriers». Ce qui, toujours, a fait horreur à Simone Weil dans la guerre, qu'elle soit mondiale ou de classes, «c'est la situation de ceux qui se trouvent à l'arrière».

    La Condition ouvrière, Simone Weil, Paris, Gallimard, coll. « Espoir », 1951, 276 p.

    MOTS CLÉS : Simone Weil | Connaissance | Politique | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |

  • Ouvrage disponible

    Le massacre de Thiaroye, Armelle Mabon

    1er décembre 1944, camp de Thiaroye, en périphérie de Dakar. Des tirailleurs sénégalais, faits prisonniers par les Allemands lors de la guerre et récemment rapatriés, réclament le paiement de leur solde. Un droit qui leur était promis depuis des mois. La réponse est sanglante et d’une violence inouïe : des centaines d’entre eux sont rassemblés sur une esplanade du camp, froidement mitraillés puis jetés dans des fosses communes. Pourtant, dès le lendemain, les autorités coloniales et militaires prétexteront une rébellion armée des tirailleurs et feront état de trente-cinq morts. Entre mensonge d’État et fraude scientifique, l’historienne Armelle Mabon mène depuis dix ans un véritable combat pour réhabiliter ces hommes et les faire reconnaître comme victimes d’un crime d’État. À l’heure des commémorations pour les quatre-vingts ans de ce massacre, ce livre est d’autant plus nécessaire que la France s’obstine à refuser de regarder en face l’héritage raciste de la colonisation.

    Le massacre de Thiaroye, Armelle Mabon, Editions Le Passager clandestin, Collection essais, enquêtes et manifestes, 2024, 160 p.

    MOTS CLÉS : Armelle Mabon | anticolonialisme | guerre | histoire | histoire décoloniale | politique | Le Passager clandestin | Bibliothèque pour le foyer Moïse |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Mardi 21 Janvier 2025 de
    Armelle Mabon.


  • Ouvrage disponible

    L’Archipel des savants : histoire des anciennes villes d’élite du complexe scientifique soviétique, Kevin Limonier

    Révélé par Soljenitsyne en 1973, le Goulag n’était pas le seul archipel créé par le pouvoir soviétique. Un autre système d’îlots urbains s’est développé dès les années 1950, afin de produire les instruments de la puissance soviétique. Longtemps « invisibles », ces villes fermées, voire non cartographiées, ont produit durant la guerre froide le nec plus ultra scientifique et militaire nécessaire à la compétition technologique est-ouest : essais atomiques, réacteurs nucléaires, accélérateurs de particules, ordinateurs, modules spatiaux. Un siècle après la Révolution d'Octobre 1917, l'essai de Kevin Limonier s'applique à décrire les mutations de Baïkonour, Obninsk, Doubna ou Akademgorodok, depuis l’URSS de Khrouchtchev jusqu’à la Russie de Vladimir Poutine.

    L’Archipel des savants : histoire des anciennes villes d’élite du complexe scientifique soviétique, Kevin Limonier, Editions B2, 2018, 96p.

    MOTS CLÉS : Russie | Kevin Limonier | Cyberespace Russophone | sciences et technologies en ex URSS | cartographie | Editions B2 | Eastern |

  • Ouvrage disponible

    Trois cœurs battant la nuit , Aurélien Manya

    Marseille, juillet 2054. Dans une ville rongée par la guerre civile, de nombreux migrants cherchent à fuir le pays par tous les moyens. Parmi eux, Sohan, un combattant à bout de forces, s'apprête à embarquer clandestinement sur un cargo en direction du Maroc. Pour y parvenir, il doit traverser la cité phocéenne de nuit, arme au poing, une dernière fois. Mais un sombre événement vient remettre en cause son départ : la femme qu'il aime, Layla, se retrouve au cœur d'une prise d'otages. À l'autre bout de la ville, Stella est enfermée dans un camp d'internement bâti sur les plages. Lorsqu'elle apprend à son tour que Layla est en danger, elle s'évade et tente de rejoindre celle qui a tant compté pour elle. Dans un tourbillon nocturne où la température avoisine les cinquante degrés, où chaque ombre est une cible, les trois destins vont se croiser, se fondre, et en être à jamais bouleversés. Ce roman, qui aborde avec lucidité et subtilité la question de la perte des libertés, a été récompensé par la mention spéciale du jury du prix Méditerranée 2021. Aurélien Manya, né à Marseille en 1980, partage sa vie entre le montage de films et l'écriture. Il est l'auteur de plusieurs romans publiés aux Editions Gallimard, dans la collection Arpenteur : Le temps d'arriver (prix lycéen du Jeune Romancier et prix littéraire des lycéens et apprentis d'ïle-de-France), Avec le feu et Trois cœurs battant la nuit.

    Trois cœurs battant la nuit , Aurélien Manya, Editions Folio, Collection SF, 2025.

    MOTS CLÉS : Editions Abstractions | Sébastien Doubinsky | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Dystopie | Marseille |

  • Ouvrage disponible

    PUTAIN D'USINE (suivi de APRÈS LA CATASTROPHE et PLAN SOCIAL), Jean-Pierre Levaray

    "ça arrive sans crier gare. Une pompe qui lâche, une pompe primordiale. On l'avait signalée depuis des semaines, mais aucune réparation n'avait été faite. Résultat : elle s'arrête à 3 heures du matin dans un fracas du diable. Salle de contrôle : on se croirait dans un film de guerre. À moitié dans le coaltar, il faut reprendre ses esprits à toute vitesse. Être efficace, éviter les fausses manœuvres. Les verrines clignotent, les alarmes carillonnent, les imprimantes crépitent. Sur les écrans, les courbes de niveau prennent des formes bizarres. Il faut éviter le pire, éviter qu'il y ait trop de casse. L'atelier est dangereux, ily a du gaz, de l'hydrogène. Et on le sait, quelques ateliers de ce type ont déjà été soufflés." On se souvient de l'explosion, le 21 septembre 2001, de l'usine AZF à Toulouse. Paru un an plus tard, la première partie de ce livre décrit les conditions de travail en usine jumelle, qui produisait le nitrate d'ammonium à l'origine de la catastrophe. D'un livre à l'autre, puis en bande dessinée (2002), en documentaire (2006) et en théâtre (2018), la prose de Jean-Pierre Levaray donne ce qu'un ouvrierpeut faire de mieux pour témoigner de la condition de sa classe. Ancien ouvrier dans l'agglomération rouennaise, auteur d'ine dizaine de livres, Jean-Pierre Levaray n'a jamais fait mystère de sa volonté d'échapper, par l'écriture, au monde qu'il décrit : celui de l'exploitation quotidienne du travail subi.

    PUTAIN D'USINE (suivi de APRÈS LA CATASTROPHE et PLAN SOCIAL), Jean-Pierre Levaray, Editions Agone, janvier 2025.

    MOTS CLÉS : Editions Agone | Jean-Pierre Levaray | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Travail | Usine | Sociale | Catastrophe |

  • Nombre de pages de résultats trouvés 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |