Résultat trouvé pour le mot ou groupe de mots : Territoire

  • Ouvrage disponible

    Roms de France, Roms en France : le peuple du voyage, Jean-Pierre Dacheux Bernard Delemotte

    Population méconnue, la plus nombreuse des minorités culturelles, présente en Europe depuis des siècles, les Roms comptent plus de dix millions de personnes. Ils ont subi partout l exclusion et les persécutions : l esclavage en Roumanie du XIVe au XIXe siècle, l extermination dans les camps nazis... Peuple à l identité multiple, son unité se trouve dans son histoire, sa langue et son appartenance à une « nation sans territoire ». Ce guide propose des repères pour permettre, en France, d aider les Roms à sortir d une marginalité en laquelle, quoi qu on dise, ils ne se complaisent pas. Les Roms ont leur place parmi nous, selon les textes internationaux que notre pays a approuvés. La réalité sociale, moins évidente, à laquelle les responsables locaux se trouvent nécessairement confrontés, exige d être abordée avec courage et compétence.

    Roms de France, Roms en France : le peuple du voyage, Jean-Pierre Dacheux Bernard Delemotte, Editions Le Passager Clandestin, septembre 2010.

    MOTS CLÉS : Editions Le Passager Clandestin | Jean-Pierre Dacheux | Bernard Delemotte | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Arts | Architecture | Urbanisme | Activisme | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Politique | Sociologie | Histoire |

  • Ouvrage disponible

    Défendre les droits des occupants de terrain, Jurislogement

    Face au manque de logements sociaux, à la flambée des loyers et au manque de places d'hébergement, on assiste à une résurgence d'occupation de terrains insalubres par des ménages sans logis. Malgré l'absence de titre d'occupation, ces occupants par nécessité ont des droits, souvent méconnus et bafoués. Ce guide a pour objectif de rappeler les obligations des collectivités territoriales et de mettre à un terme à des situations indignes. Depuis plusieurs années, on observe une résurgence d'occupations de terrain par des personnes sans logis qui doivent faire face au manque de construction de logements sociaux, à la flambée des loyers et la pénurie de places d'hébergement. Investis par des ménages en grandes difficulté économique et notamment par des migrants, ces terrains privés ou publics sur lesquels sont installés des caravanes non mobiles, des cabanons, des tentes ou d'autres abris de fortune constituent de véritables bidonvilles, alors que ces derniers avaient été éradiqués à la fin des années 1970. Malgré l'absence de titre d'occupation, ces occupants par nécessité ont des droits, souvent méconnus et bafoués, tout comme les gens du voyage, qui, faute d'aires d'accueil, n'ont pas d'autres choix que cette occupation illégale. Ce guide a pour objectif de rappeler la législation en matière d'expulsion et d'évacuation, les différentes étapes des procédures, les droits et les moyens de défense dont peuvent se prévaloir les occupants, ainsi que les obligations des collectivités territoriales, notamment en termes de droit à l'eau et à l'électricité. L'ouvrage s'adresse aux professionnels du droit, juristes associatifs, collectivités territoriales et à toute personne intéressée dans la défense des droits des occupants de terrain, pour ne pas laisser se pérenniser ces situations indignes et permettre d'améliorer les conditions de vie de ces personnes, en attendant qu'une solution pérenne et adaptée à leurs besoins soit enfin trouvée.

    Défendre les droits des occupants de terrain, Jurislogement, Editions La Découverte, octobre 2014.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Jurislogement | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomade | Habitat | Habitat mobile | Droit | Législation | Juridique | Logement | Sans-Abri | Economie | Migration | Migrant | Expulsion | Occupation | Territoire |

  • Ouvrage disponible

    Vivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion

    La flambée des prix du logement qui s’est amorcée à partir des années 2000 a conduit à des difficultés sociales de plus en plus massives sur l’ensemble du territoire français. Ni le logement social ni le principe d’un droit au logement opposable n’ont apporté de solutions satisfaisantes et le nombre des mal-logé·es et des sans-logis n’a cessé de croître. Le sociologue Gaspard Lion identifie un phénomène nouveau, reflet de cette crise sociale majeure : le « camping résidentiel » qui a gagné la France en écho aux trailer parks étasuniens. À partir d’une enquête ethnographique menée en immersion dans cinq campings de la région parisienne durant quatre ans, ce livre saisit, dans leur diversité et leur intimité, les vies quotidiennes de celles et ceux qui ont fait du camping leur domicile. Ainsi, ce livre dévoile la condition sociale d’une portion croissante des classes populaires qui vit inaperçue aux marges des grandes villes, et expose une forme, jusqu’ici inexplorée, de logement et de précarité, révélatrice de changements structurels à l’oeuvre dans la société française. Gaspard Lion est sociologue et maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord. Ses travaux portent sur les classes populaires et les formes de logement dégradées et non ordinaires.

    Vivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion, Editions SEUIL, avril 2024.

    MOTS CLÉS : Editions SEUIL | Gaspard Lion | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Mal-logement | Sans-Abri | Sociale | Sociologie | Société | Crise Sociale | Crise Economique | Portrait | Ville | France |

  • Ouvrage disponible

    Regards Croisés sur l'habitat léger/mobile, Editions Relier

    Caravanes, camping-cars mobile-homes, roulottes, camions aménagés, yourtes, tipis, cabanes, huttes... Des formes d'habitats peu ordinaires émergent ou resurgissent aujourd'hui, questionnant nos modes d'habiter conventionnels. Derrières ces formes légères et mobiles se profilent des situations, des parcours, des aspirations, dont la diversité reflète celle des habitants concernés et de leurs besoins. Phénomène complexe, multidimensionnel et mouvant, l'habitat léger pose des questions de politique du logement et d'aménagement de l'espace, sur les droits et devoirs attachés au domicile, l'inégal accès au logement, les liens entre habitat et activité, la vie sociale et la prise en compte de l'environnement dans nos modes d'habiter. Autant de questions que nous avons cherchées à aborder en privilégiant la diversité des regards et des contributions, dans une approche d'éducation populaire chère à l'association RELIER. Ce recueil est le résultat d'un an de rencontres, d'échanges et de réfléxions, entre des acteurs de terrain, des habitants, des chercheurs, des militants ou des curieux qui, à un moment, se sont sentis concernés par le sujet. Ce travail s'inscrit dans une recherche-action plus large sur l'éco-habitat participatif et solidaire en Massif Central, à mi-chemin entre sensibilisation à la situation actuelle en matière d'accueil et de logement, et construction d'actions concrètes adaptées à la diversité des territoires et des populations.

    Regards Croisés sur l'habitat léger/mobile, Editions Relier, Editions Relier, octobre 2017.

    MOTS CLÉS : Editions Relier | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Architecture | Architecture mobile | Urbanisation | Logement | Précarité |

  • Ouvrage disponible

    CIRCULATIONS INTERNATIONALES EN EUROPE : années 1680-années 1780., Pierre-Yves Beaurepaire Pierrick Pourchasse

    Dans l'historiographie traditionnelle des années 1680-1780, la communication est nécessairement européenne, transfrontalière, car la République des Lettres comme l'Europe des Lumières vont de soi. Quant au "Parfait négociant ", il serait par essence cosmopolite. En réaction, l'étude des circulations interroge la matérialité des échanges et des " processus de communication". Elle prête une attention toute particulière aux infrastructures (routes, réseaux postaux, vecteurs d'information et de communication), à l'environnement des échanges (relations internationales), à l'espace et aux territoires (cartographie, maillages et réseaux), indissociables de l'étude des acteurs, des objets mobilisés et des institutions concernées. Aux circulations démographiques, commerciales, manufacturières, aux mobilités des négociants, des migrants, des diasporas, s'associent des circulations internationales artistiques, culturelles, diplomatiques, philosophiques, politiques, religieuses, savantes, techniques, qui mobilisent l'espace européen à des degrés et rayons variables. C'est dans cette perspective que le collectif de trente-sept spécialistes français et étrangers réuni par Pierre-Yves Beaurepaire et Pierrick Pourchasse a travaillé, avec le souci de faire le point sur les dernières recherches en cours et d'articuler des domaines d'investigation qui souvent s'ignorent. Pierre-Yves Beaurepaire est professeur d'histoire moderne à l'université de Nice-Sophia Antipolis, membre de l'Institut universitaire de France. Il coordonne le programme ANR "Circulations, Territoires et Réseaux en Europe de l'Âge classique aux lumières" (CITERE). Pierrick-Yves Beaurepaire est professeur d'histoire moderne à l'université de Bretagne-Occidentale. Il est spécialiste d'histoire maritime, des réseaux négociants et de la Scandinavie moderne.

    CIRCULATIONS INTERNATIONALES EN EUROPE : années 1680-années 1780., Pierre-Yves Beaurepaire Pierrick Pourchasse, Editions PU RENNES, décembre 2010.

    MOTS CLÉS : Editions PU RENNES | Pierre-Yves Beaurepaire | Pierrick Pourchasse | Smala | Histoire | Migration | Immigration | Démographie | Anthropologie | Europe | Territoire | Infrastructure | Commercial |

  • Ouvrage disponible

    Pour une écologie libertaire : Penser sans la nature, réinventer des mondes, Damien Darcis Thierry Paquot Maud Hagelstein

    Dans ce livre, nous racontons une histoire, celle de la disparition des communautés paysannes avec l’avènement de la modernité. Auto-gouvernées et auto-subsistantes, celles-ci entretenaient avec leurs territoires une relation de co-construction impensable au départ des catégories modernes, en particulier celles d’industrie, de patrimoine et de nature. Nous défendons une hypothèse : l’industrialisation des territoires, indissociable de l’invention de zones à valeur patrimoniale (historique ou naturelle), s’inscrit dans une logique de gouvernement des vivants. Une fois séparés le monde des humains et celui de la nature, une fois rompues les puissances qui les lient ou les attachent l’un à l’autre, une fois que chacun a son monde, sa zone, sa place et son rôle bien à soi, les interactions entre ces mondes peuvent être soigneusement contrôlées, chacun d’eux peut être plus facilement gouverné. Nous faisons un pari : assumer l’artificialité des découpages modernes permet de dégager d’autres manières de composer des mondes, plus riches en vivants, mais également plus libres, jusque sur les pelouses des grands-ensembles, dans la rue en cul-de-sac d’une grande ville ou dans un espace naturel protégé. Autrement dit, nous posons que l’enjeu, à la fois politique et écologique, est d’expérimenter des manières d’hybrider les espaces et de faire cohabiter les vivants que la modernité a séparés. Ce livre est conçu comme une aventure : nous pensons chaque fois en étant pris dans des expériences concrètes (la mise en réserve naturelle d’un espace de montagne, la création d’une A.O.P., une ZAD), depuis les conflits qu’elles génèrent et les déplacements que ceux-ci opèrent sur nos habitudes de pensée.

    Pour une écologie libertaire : Penser sans la nature, réinventer des mondes, Damien Darcis Thierry Paquot Maud Hagelstein, Editions ETEROTOPIA, mars 2022.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Damien Darcis | Thierry Paquot | Maud Hagelstein | Écologie | Environnement | Libertarianisme | Autogestion | Territoire | ZAD | Communalisme | Militantisme |

  • Ouvrage disponible

    Habiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne

    L’Europe, aujourd’hui, est constellée de points d’abandon où, paradoxalement, se joue l’avenir du continent. Ce sont les arrière-cours des gares internationales, les landes autour des ports, les refuges et hangars des villes frontalières. Ils sont la face cachée des plateformes centralisées des politiques migratoires européennes qui prônent l’efficacité et produisent l’attente, l’errance, l’illégalité, et le désespoir. Le point de fixation est le revers du hot spot, sa contradiction racisée, fantasmée, antagoniste. Il est aussi l’expression du besoin et du droit de se fixer quelque part, de forger des attaches, de cultiver un sentiment d’appartenance. Lieu de dernier recours, peut-être, et prémisse de nouvelles formes d’organisation, le point de fixation est une concentration de fugitivité et d’intransigeance, de stratégies de contournement et de refus de disparaître. Il en résulte des méthodes de coopération et de concertation entre des populations sédentaires et hyper mobiles, sociologiquement très diverses, là où les autorités ne pointent qu’inertie ou pathologie. Ni une occupation au sens traditionnel, ni un mouvement social, le point de fixation est un prisme sur de nouvelles configurations de lutte et de désobéissance, réunissant des trajectoires très disparates autour de priorités sans « programme », dans la durée, en prise avec la conflictualité et la quotidienneté de l’espace urbain. C’est pourquoi ce livre se propose d’« habiter le point de fixation » : comme un projet d’exploration, d’écoute, de participation, d’incorporation, de continuation, de théorisation aussi, engagé lucidement, mais activement, depuis un des points de fixation les plus enracinés et les plus puissants du paysage actuel, La Chapelle, à Paris, en l’inscrivant dans une constellation transnationale et transversale.

    Habiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne, Editions ETEROTOPIA, mai 2025.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Anna-Louise Milne | Urbanisme | Sociologie | Migration | Solidarité | Politique | Territoire | Précarité | Habitat |

  • Ouvrage disponible

    Architecture de la contre-révolution: L'armée française dans le Nord de l'Algérie, Samia Henni

    Dans Architecture de la contre-révolution Samia Henni analyse les politiques en matière d’urbanisme et d’architecture mises en œuvre par l’État colonial français pendant la longue guerre d’indépendance algérienne (1954-1962) au croisement des vastes opérations militaires contre-insurectionnelles menées sur l’ensemble du territoire algérien. Tout au long de ce violent conflit armé, les autorités civiles et militaires françaises ont profondément réorganisé le vaste territoire urbain et rural de l’Algérie, transformé radicalement son environnement bâti, construit de nouvelles infrastructures en un temps record et implanté de manière stratégique de nouveaux centres de population afin de maintenir l’Algérie sous domination française. Cet ouvrage montre de façon documentée et précise comment le régime colonial a planifié et mis en œuvre des programmes de démolition tactique, et développé de nouvelles structures afin de faciliter le contrôle étroit de la population algérienne et la protection des communautés européennes en Algérie. Le travail de Samia Henni se concentre sur la teneur politique de trois stratégies spatiales contre-révolutionnaires interconnectées : le déplacement forcé massif de paysans algériens ; les programmes de logement de masse conçus à destination de la population algérienne dans le cadre du Plan de Constantine du général de Gaulle ; et la nouvelle ville administrative fortifiée censée permettre la protection des autorités françaises pendant les derniers mois de la Révolution algérienne. L’autrice s’applique à décrire le modus operandi de ces stratégies spatiales, leurs racines, leur évolution, leur portée et leurs effets, ainsi que les acteurs, les protocoles et les logiques de conception qui les sous-tendent. Les chapitres de ce livre ne prétendent pas offrir un panorama exhaustif des 94 mois de destruction et de construction qui caractérisèrent la guerre menée par la France en Algérie ; ils ne cherchent pas non plus à fournir une description et une analyse exhaustives de tous les édifices construits ou détruits par les autorités coloniales françaises pendant la Révolution algérienne. L’ouvrage cherche plutôt à enquêter sur les pratiques coloniales de la France telles qu’elles s’incarnent dans des instruments juridiques, des opérations militaires et des projets architecturaux, et à mettre en lumière le rôle respectif d’une série d’officiers, de technocrates, d’architectes, de planificateurs et d’ethnologues dans la création architecturale (au sens large du terme) tout au long de cette sanglante guerre d’indépendance.

    Architecture de la contre-révolution: L'armée française dans le Nord de l'Algérie, Samia Henni, Editions B42, novembre 2019.

    MOTS CLÉS : Editions B42 | Samia Henni | Smala | Architecture | Urbanisme | Colonialisme | Colonisation | Algérie | France | Guerre | Militaire |

  • Ouvrage disponible

    Archiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie

    Archiscopie élargit son champ critique - Il s’agissait de tourner la page. Passé la tentation de faire table rase de l’existant, il est apparu que la transformation était bien plus intéressante que le changement radical. L’injonction rimbaldienne qui voudrait que l’on soit “absolument moderne” ne passe pas forcément aujourd’hui par ce type de stratégie de rupture. Il en va de même en architecture. L’enjeu était de dynamiser Archiscopie par une nouvelle formule tout en restant dans le même format, le même rythme de parution trimestriel et la même économie. Le numéro 13 incarne cette mutation, assurée par de nouvelles rubriques bien sûr, de nouvelles plumes, un nouveau ton, dans une maquette qui imprime de nouveaux rythmes. Changement majeur, la formule repensée repose sur une nouvelle structure en quatre séquences avec chacune sa logique. La pièce maîtresse est un dossier qui vient nourrir la réflexion sur un thème d’actualité. En choisissant “Densité?/?Intensité” pour ce numéro de transition, Archiscopie focalise l’attention sur la question des équilibres au cœur du grand débat métropolitain, avec notamment des focus venant de l’étranger (Tôkyô, Moscou, Barcelone...). Séquence conversation ensuite, dans un long entretien avec un auteur ou autre penseur de la ville contemporaine, afin de développer d’autres points de vue sur la fabrique de la ville. L’architecte-paysagiste Michel Desvigne débute ainsi la série en soulevant, entre autres, la question de l’agriculture urbaine. La troisième séquence, intitulée “L’espace critique”, s’ouvre par l’analyse d’une tendance de fond ; apparaît ainsi un certain retour à la structure porté par une génération de jeunes architectes français, représentée notamment par Bruther, DATA, Muoto. Après ce décryptage, s’enchaînent une série de textes critiques sur des bâtiments en France comme à l’étranger (dont l’ensemble très réussi du Louvre Abu Dhabi par Jean Nouvel), sur des livres monographiques ou des ouvrages thématiques, et sur des films où l’architecture et la ville jouent un rôle particulier. Ici, une immersion dans l’univers spatial de Brian De Palma. Dernière séquence avec une bibliographie fournie, construite selon un nouveau rubriquage. Archiscopie, c’est une diversité d’écriture assurée par ses auteurs, journalistes, historiens, chercheurs, avec pour seul objectif d’apporter une dimension critique, une autre profondeur de champ dans un monde envahi par l’impératif de communication. Francis Rambert

    Archiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie, Editions Archiscopie, janvier 2018.

    MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |

  • Ouvrage disponible

    Archiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie

    Entre sensible et sublime - L’architecture est-elle toujours considérée comme un art aujourd’hui ? On peut se le demander, à entendre ceux qui voudraient nous faire croire que ce n’est plus le sujet, tant l’urgence écologique et la question sociale s’imposent dans les priorités. Nul ne viendra ici contester le degré d’urgence absolue, vu l’état de la planète. Mais pourquoi écologique ne rimerait pas avec esthétique autant qu’avec éthique ? Pourquoi faudrait-il, en effet, évacuer la dimension artistique de l’architecture ? Durant des siècles, l’architecture s’est imposée comme un art. L’art de construire, l’art de concevoir l’espace, l’art de penser la ville. Une belle trilogie traversée par la question esthétique, les architectes étant invités, avec les artistes, les sculpteurs et les peintres, à concevoir et à façonner une œuvre. L’architecture, clé de voûte des arts… La porosité entre les disciplines est telle que les limites se brouillent parfois. L’exercice du pavillon de la Serpentine Gallery le prouve chaque année dans les jardins de Kensington à Londres. On sait aussi l’influence d’artistes comme Donald Judd, Dan Graham ou Richard Serra dans le domaine de l’architecture, comme l’on apprécie la connivence d’un Olafur Eliasson ou d’un Yann Kersalé avec les architectes. Qu’en est-il aujourd’hui de cette notion chère à Frank Lloyd Wright d’une architecture “mère des arts” ? On ne saurait ignorer que les architectes aiment à travailler avec les artistes, à l’image de Luis Barragán avec Mathias Goeritz, de Claude Parent avec Yves Klein, de Jean Nouvel avec Pierre-Martin Jacot, de Herzog & de Meuron avec Rémy Zaugg, Thomas Ruff ou Ai Weiwei, de Dominique Perrault avec Daniel Buren, de Tatiana Bilbao avec Gabriel Orozco… La liste ne saurait s’arrêter là tant la fertilité de leur relation est grande. Et elle se prolonge même dans le domaine des infrastructures ; depuis les parkings en silo ou en souterrain jusqu’au projet en cours du Grand Paris Express, qui scelle une collaboration architectes-artistes sans précédent avec ses 68 gares. Le propos n’est pas de faire l’apologie de l’“architecture d’auteur” ou l’éloge de l’art, ni de célébrer la quête d’absolu. En revanche, l’enjeu est de replacer l’architecture dans son rôle essentiel - critique, nous rappelle Jean Nouvel - et indispensable pour les habitants comme pour les paysages. Il faut donc lui donner des chances d’échapper à la seule grille d’analyse économique ainsi qu’à la vague “générique” qui déferle sur le monde. L’important est qu’au-delà de la question énergétique, le projet parvienne à transcender les données du programme, qu’il s’agisse d’une usine, d’écuries ou d’un poste d’aiguillage... “L’architecture est bien plus qu’un art et encore bien plus que des bâtiments”, résume Francis Kéré, le tout dernier Pritzker. Au-delà de tout geste plastique, souhaité ou pas, l’architecture, art spatial et social, est aussi attendue comme un art de la transformation. Chacun y mettra ses mots, à l’image de la quarantaine d’architectes qui ont répondu à notre enquête. Nul doute que Fernand Pouillon aurait avancé que “le sensible est l’état ultime des choses”, comme il nous le rappelait dans les premières pages des Pierres sauvages. Francis Rambert

    Archiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, avril 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |

  • Pages de résultats 1   2   3   4   5   6