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Voyage au pays des Travellers: (Irlande, début du XXIe siècle), Guillaume Thouroude
Les études consacrées aux Travellers sont rares. Et les mystères qui enveloppent ce peuple de nomades, estimé à une trentaine de millier d'individus, abondent autant que les clichés généralement malveillants dont ils sont la cible. Les Travellers nomadisent en Irlande depuis le Moyen Age, mais n'ont rien à voir avec les Roms venus d'Inde jusqu'en Europe à peu près à la même époque. Dans quelles circonstances cette minorité porteuse de traditions spécifiques, dont le patrimoine génétique se distingue du reste de la population gaélique et qui parle sa propre langue, le shelta, est-elle apparue sur le sol irlandais ? Guillaume Thouroude a mené l'enquête. Les Travellers sont précédés d'une déplorable réputation, tissée avec constance par la presse tabloïd qui les dépeint en escrocs, assistés, trafiquants de drogue, criminels, inadaptés chroniques. L'auteur a dû surmonter ses appréhensions, mais aussi celles de la communauté traveller à son égard. Il a donc appris la patience et l'échec, s'est initié à l'art du déguisement, a manqué succomber à un empoisonnement, a refusé de céder aux menaces et a fini par être payé de retour, tirant de ses expériences ce Voyage à l'intérieur d'une frange largement ignorée de la nation irlandaise.
Voyage au pays des Travellers: (Irlande, début du XXIe siècle), Guillaume Thouroude, Editions Cartouche, mars 2012.
MOTS CLÉS : Editions Cartouche | Guillaume Thouroude | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société | Irlande | Europe |
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Instant(s), Thomas Halkin
Ce livre est une retranscription d'entretiens réalisés en 2016 sur l'aire d'accueil de Rouen / Petit Quevilly dans le cadre du projet Mosaïque commun aux centres sociaux de Seine Maritime. Merci à tous les participants : Aldo, Andi, April, Brésyl, Chanel, Chouquette, Clay, Clyde, Dalila, Dixon, Djersey, Jason, Julie, Kaily, Kelly, Ofélie, Pepette, Salomé, Seumé, Sullivan, Swann, Victoria, Violette, Waren, Willy. Photo argentique : Thomas Halkin.
Instant(s), Thomas Halkin,
MOTS CLÉS : Thomas Halkin | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société | Rouen |
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Paroles en l'air(e), Bonnie Weiss Madison Dorkel Marlon Faeber Phoebee Dorkel
Ecrits et photographies réalisés par Bonnie Weiss, Madison Dorkel, Marlon Faerber et Phoebee Dorkel dans le cadre des ateliers d'écriture menés au centre social Relais Accueil des Gens du Voyage de septembre 2015 à juin 2016.
Paroles en l'air(e), Bonnie Weiss Madison Dorkel Marlon Faeber Phoebee Dorkel,
MOTS CLÉS : Bonnie Weiss | Madison Dorkel | Marlon Faeber | Phoebee Dorkel | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société | Rouen |
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Gitans, Manouches et Voyageurs des Marais, L'école des Marais - Décines
La différence fait toujours un peu peur. Alors, nous nous protégeons comme nous pouvons : par l'ignorance, par la fuite, l'agressivité, le mépris, voire l'exclusion. Et seuls les esprits forts peuvent dire une bonne fois pour toutes qu'ils échapperont à ces tentations. Les autres - nous tous - savons que nous avons besoin, sans cesse, de réapprendre à accueillir l'autre. Il nous faut déconstruire les préjugés qui nous aveuglent. Ecarter la tentation d'enfermer l'autre dans son image ou dans son folklore. S'ouvrir à ce qui peut nous apporter. Le reconnaître comme notre semblable et l'accepter dans son altérité. La chose n'est pas facile tant nos velléités identitaires sont grandes, tant nous avons du mal à trouver une ligne de passage entre l'abandon, au nom du "respect", et de la colonisation de l'intérieur, au nom de l'intégration : "Fais comme tu veux... puisque tu tiens à échapper à nos coutumes et que tu revendiques un mode de vie différent du nôtre !"... Ou bien : "fais comme je veux... puisque tu exiges qu'on respecte tes droits et que tu cherches à bénéficier des avantages de notre société!" Il faut refuser de choisir entre les deux termes de cette alternative insupportable. Il faut se frayer un chemin entre l'exclusion et la normalisation. L'école des marais à Décines cherche ce chemin, inlassablement. Les enfants et les éducateurs y apprennent ensemble une forme de reconnaissance réciproque qui pourrait bien être fondatrice d'une socialité plus humaine, plus solidaire. C'est là, modestement et courageusement que s'inventent des solutions qui pourraient bien s'avérer utiles pour nous tous, pour demain. Il faut découvrir ce travail. De toute urgence. Car c'est d'éducation qu'il s'agit.
Gitans, Manouches et Voyageurs des Marais, L'école des Marais - Décines, Editions l'école des Marais - Décines, 2001.
MOTS CLÉS : L'école des Marais - Décines | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société | Education |
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Bruno Etienne, le fait religieux comme fait politique, Franck Fégosi
Bruno Etienne a initié une réflexion pionnière dans le champ des études politiques en y systématisant des analyses portant sur l'objet " religieux". A chaque étape de son cheminement intellectuel s'affirmait avec force la volonté de balayer les stéréotypes et de bousculer les idées reçues, bref de faire le pari de l'intelligibilité du fait religieux comme fait social et politique. Le présent volume entend lui rendre hommage. Il réunit les contributions d'une vingtaine d'universitaires, de chercheurs qui en recourant aux outils des sciences sociales, politiques et juridiques démontrent combien le religieux, dans un monde sécularisé et au travers de ses diverses expressions historiques, sociales et culturelles, demeure une source constante de mobilisation, un objet de politique publique et un véritable défi pour la pensée laïque militante. L'interaction entre le religieux et le politique, combinée avec la problématique des minorités et de la résistance aux logiques d'uniformisation étatique ou marchande est le fil rouge qui traverse cet ouvrage. Franck Fégosi est directeur de recherche au CNRS (UMR PRISME, université de Strasbourg) et enseignant à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, membre associé du Cherpa. Ses travaux portent sur l'organisation du culte musulman et les modes d'expression de l'Islam dans l'espace européen. Il a récemment publié "Penser l'islam dans la laïcité (Fayard, 2008).
Bruno Etienne, le fait religieux comme fait politique, Franck Fégosi, Editions de l’Aube, octobre 2009.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Bruno Étienne | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Politique | Religion | Islam | Musulmans |
Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale, Pierre-Jean Le Foll-Luciani
« Pour nous qui venions à peine d'avoir l'âge de raison en ces jours d'humiliation, ces années de jeunesse ont à jamais marqué notre vie et c'est pourquoi nous sommes fiers de l'injure qu'on nous lançait comme un opprobre : oui, nous sommes des juifs indigènes algériens… Et après ? Vous n'aurez pas notre cœur contre un certificat de nationalité dont vous vous servez comme d'un couperet de guillotine. » Diffusées clandestinement durant la guerre d'indépendance, ces lignes ont été écrites en 1957 par des juifs algériens qui, nés citoyens français vers 1930, déchus de la citoyenneté française durant trois années et exclus de l'école sous Vichy, sont devenus des militants communistes algériens après la Seconde Guerre mondiale avant de rejoindre le FLN en 1956. De l'entre-deux-guerres à l'indépendance de l'Algérie, une petite minorité de juifs issus de familles autochtones ont suivi des trajectoires comparables, les déplaçant en quelques années des projets sociaux ordinaires de leurs parents – faire de leurs enfants de bons Français plus ou moins juifs – vers le projet politique inouï de s'affirmer Algériens. Bouleversant l'ordre du monde colonial par leurs prises de position politiques, par leurs sociabilités transgressives et jusque dans leur intimité affective, ces hommes et ces femmes ont engagé leur vie pour une Algérie décolonisée et socialiste dont ils seraient citoyens, participant pleinement – mais non sans difficultés dans leur confrontation avec le nationalisme algérien dominant – au mouvement national, aux épreuves de la clandestinité et de la répression durant la guerre d'indépendance, et aux premières années de construction de l'Algérie indépendante. Basé sur des entretiens biographiques menés avec 40 anciens militants, sur des sources privées et sur des fonds d'archives souvent inexplorés, cet ouvrage met en lumière les ressorts de ces trajectoires dissidentes en les articulant à une réflexion générale sur le rapport des juifs algériens à la question coloniale. Au prisme de cette entrée minoritaire, il s'agit aussi de construire une histoire par le bas des juifs d'Algérie, du communisme algérien et, plus généralement, de la société algérienne colonisée et nouvellement indépendante. Pierre-jean Le Foll Luciani est agrégé et docteur en histoire. Il a publié en 2012 aux PUR un livre d'entretiens avec William Sportisse, Le Camp des oliviers. Parcours d'un communiste algérien. Le présent ouvrage est issu de sa thèse de doctorat.
Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale, Pierre-Jean Le Foll-Luciani, Editions Presses universitaires de Rennes, 2015.
MOTS CLÉS : Editions Presses universitaires de Rennes | Pierre-Jean Le Foll-Luciani | Smala | Anticolonialisme | Décolonisation | Algérie | Judéité | Citoyenneté | Communisme | Vichy |
La géographie ça sert d'abord à faire la guerre, Yves Lacoste
En 1976, la première édition de ce livre dans la « Petite collection Maspero » fit grand bruit dans les cénacles universitaires, mais aussi bien au-delà. Il faut dire que le géographe Yves Lacoste y proposait une analyse iconoclaste : il y fustigeait la « géographie des professeurs », apparue au XIXe siècle en Allemagne et en France et progressivement devenue un discours idéologique masquant l’importance politique de toute réflexion sur l’espace – tandis que sa variante scolaire a longtemps été vue comme l’un des enseignements les plus rébarbatifs et « inutiles ». Mais surtout, Yves Lacoste montrait qu’existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la « géographie des états-majors », ensemble de représentations et de connaissances rapportées à l’espace constituant un savoir stratégique utilisé par les minorités dirigeantes. À rebours de ces deux conceptions, Lacoste affirmait que les questions soulevées par la géographie concernent en réalité tous les citoyens, car il est impossible d’en exclure les phénomènes militaires, politiques et sociaux : des questions passionnantes, multiformes, à la croisée de nombreuses disciplines. Tel était le programme de la revue Hérodote, lancée également en 1976 par Yves Lacoste chez le même éditeur et devenue depuis le fer de lance d’une nouvelle géographie « géopolitique ». Trente-six ans après la parution de ce livre devenu culte, la présente édition reprend le texte original de 1976, complété par une longue préface inédite et des commentaires contemporains de l’auteur. Sa pertinence reste entière, à une époque où la géopolitique défendue par Yves Lacoste est entrée dans les mœurs et où l’analyse des conflits régionaux et internationaux, toujours complexe, s’est imposée dans le débat public.
La géographie ça sert d'abord à faire la guerre, Yves Lacoste , Editions La Découverte, Janvier 2014.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Yves Lacoste | Géographie | Cartographie | Géopolitique | Politique | Économie | Guerre | Militaire | Stratégie | Savoir | Éducation |
Technoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou
Violence en ligne, algorithme discriminatoires, manipulation des comportements... Le numérique n'a rien de virtuel : il a infiltré tous les pans de nos existences et y encode le sexisme. Dans les franges radicalisées de nos espaces en ligne, des communautés masculinistes prospèrent. Elles harcèlent, divulguent informations et images intimes, vont parfois jusqu'au meurtre. Dans son histoire, le monde technologique retient les hommes et efface les pionnières : Ada Lovelace, qui mit au point le premier programme informatique, ou Grace Hopper, qui permit de parler aux machines dans un langage proche du nôtre. Dans son architecture profonde, les algorithmes discriminent les femmes et les minorités, freinant leur accès à l'espace public, au travail, aux assurances, à l'emprunt. Financés par un entre-soi masculin, les géants technologiques forcent sans cesse notre consentement pour tirer profit de nos données... Avec cet essai-enquête unique, Mathilde Saliou décortique cette menace démocratique et cherche comment reprendre le pouvoir, pour dessiner des futurs techno-féministes. Mathilde Saliou est journaliste spécialisée dans le numérique. Elle a collaboré à RFI, The Guardian, 20 minutes, Slate, Usbek & Rica, Les Inrocks, Numerama, NextInpact. Elle a été secrétaire générale de l'association Prenons la Une.
Technoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou, Editions Grasset, Février 2023.
MOTS CLÉS : Editions Grasset | Mathilde Saliou | Numérique | Internet | Algorithme | Inégalités | Sexisme | Masculinisme | Racisme | Cyberharcèlement | Activisme | Féminisme | Genre |
Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif
Rédigé par une équipe d'éminents spécialistes français et américains, cet ouvrage constitue une véritable synthèse, magistrale et inédite, de l'histoire de l'utopie dans la culture occidentale, depuis les sources antiques et bibliques jusqu'à la fin du XXe siècle. Les récits d'origine, venus de la Bible et de l'Antiquité gréco-latine, où sont décrits des lieux de félicité (les îles Fortunées, le jardin d'Eden ou le paradis terrestre) et des époques heureuses (l'âge d'or) hantent longtemps l'attente d'un monde idéal et sont relayés par une littérature médiévale riche de quêtes et de voyages initiatiques, allégoriques ou réels, vers des pays enchantés, puis, dans l'Italie de la Renaissance, par les architectures idéales de Léonard de Vinci ou de Filarete. L'événement majeur est alors la découverte d'un nouvel Eldorado : l'Amérique ; cet événement est précisément contemporain de l'invention, par Thomas More, du mot et du genre littéraire qu'est l'utopie. De la cité du Soleil de Campanella aux communautés, puritaines ou catholiques, qui vont s'établir aux Amériques, l'espérance utopique entretient l'idée d'une régénération des sociétés chrétiennes tandis que le thème du bon sauvage devient une forme classique de la pensée utopique, celle du retour à la nature. Avec le XIXe siècle, les utopies sociales prolifèrent : colonies et communautés, expériences et théories traduisent l'espérance d'une émancipation collective (Robert Owen et la New Harmony, les saint-simoniens, Prosper Enfantin, Fourier et son Phalanstère, les communautés religieuses américaines des quakers et des shakers...). Le XXe siècle oscille entre de puissantes aspirations au changement, nourries d'utopies et constamment réactivées, et la découverte des totalitarismes, qui apparaissent comme l'envers de l'utopie et qu'avaient pressentis de grands romanciers comme Wells, Zamiatine, Huxley et Orwell. Wells rêve d'une " machine à remonter le temps ", Capek invente le mot " robot ", Lang tourne Metropolis. Les artistes russes et soviétiques des années 19 15 à 1923 (Malevitch, Lissitzky, Pounine) illustrent la quête d'un art nouveau qui est en même temps celle d'un monde nouveau. Changer l'espace, c'est l'objet que poursuivent les créateurs de villes nouvelles : Le Corbusier, Perret, Hilberseimer. Les expositions universelles et notamment celle de New York, en 1939, préfigurent le bouleversement des modes de vie et l'american way of life de l'après-guerre. De l'hygiénisme à l'eugénisme, jusqu'à la " solution finale ", l'entreprise nazie, rapprochée ici des intuitions d'un Huxley ou d'un Orwell, est la face noire, totalitaire, de l'utopie. Avec les années soixante et soixante-dix renaît l'aspiration à changer la vie, des mouvements communautaires américains - Twin Oaks, l'Ecotopie de Callenbach - à la contre-culture, dont les héritiers sont les actuels mouvements en faveur de la reconnaissance des minorités, en passant par Mai 68 et les profondes transformations survenues dans les rapports sociaux. En convoquant tous les registres - philosophie, histoire, architecture, arts plastiques -, en mobilisant une très riche iconographie puisée dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, de la New York Public Library, et de plusieurs musées (manuscrits, estampes, dessins, cartes et plans, éditions rares...), l'ouvrage brosse une fresque de deux mille cinq cents ans d'utopie, à travers laquelle s'exprime au fond la quintessence de la civilisation occidentale : ses rêves, ses désirs, ses idéaux, ses tentations, ses illusions..., sa complexité.
Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif, Editions Fayard, décembre 1999.
MOTS CLÉS : Editions Fayard | Lyman Tower Sargent | Roland Schaer | Collectif | Utopie | Idéal | Société | Sociale | Philosophie | Politique | Occident | Antiquité | Renaissance | Colonialisme |
Les cagots, Benoît Cursente
Ce livre a été conçu comme la mise en oeuvre méthodique de la documentation concernant les cagots entre Èbre et Garonne, du Moyen Âge au XXe siècle, et non comme une quête des origines de cette "race maudite", de son "secret" ou de ses "mystères". En résulte une vision de l'histoire de cette minorité d'exclus toute en mouvement et en contrastes, éloignée es stéréotypes habituels. Les cagots furent toujours discriminés, mais appréciés comme prestataires de "service spéciaux", avant d'être accablés de haine et de mépris. Une population de pauvres, mais pourvue d'élites dynamiques. Une minorité qui, tour à tour, assuma sa condition, la combattit et, enfin, s'y résigna en aspirant à l'oubli. Les cagots s'avèrent être le côté obscur des communautés de "voisins" qui ont longtemps dominé la société de la Gascogne et de la Navarre. Se fait jour une façon de poser autrement la question de leur genèse et la possibilité de jeter quelques passerelles avec d'autres minorités discriminées, telles les caquins bretons ou les burakumin japonais.
Les cagots, Benoît Cursente, Editions Cairn, 2018.
MOTS CLÉS : Editions Cairn | Benoît Cursente | Cagots | Racisme | Ségrégation | Sociale | Histoire | Ethnologie | Sociologie | Inégalités |
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