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Urbanisme et inégalités : La ville des riches et la ville des pauvres, Bernardo Secchi
Le creusement des inégalités sociales est un des défis majeurs du 21e siècle. En saisir les causes réclame toutefois de dépasser la seule grille d analyse économique et d appréhender ce creusement dans le lieu de son inscription la plus concrète, la ville. Considérée depuis tout temps comme l espace de l intégration sociale et culturelle, la ville a également été, tout au long de son histoire, le théâtre de stratégies de distinction de plus en plus complexes. Les gates communities cernées de favelas, pour extrême que soit cet exemple, en sont la matérialisation actuelle la plus significative. Influencées par la double rhétorique de la sécurité et de la différence et guidées par le marché et sa rationalité unilatérale, les stratégies de distinction contemporaines impriment leurs marques au c ur de l espace urbain : de sociales, les inégalités deviennent spatiales, et toutes deux, se renforçant mutuellement, favorisent des régimes de ségrégation territoriale dévastateurs. Les urbanistes portent, selon Bernardo Secchi, de lourdes responsabilités quant à cette dérive. Il livre dans cet ouvrage une réflexion lucide et claire sur l histoire et les mutations récentes de la ville et avance des solutions pour faire face à ce qu il nomme la « nouvelle question urbaine ». Il plaide pour une ville poreuse, perméable et accessible. Son projet se veut ambitieux : il doit tenir compte des qualités des villes qui nous ont précédés et donner forme à une nouvelle conception du collectif. Traduit de l'italien par Marc Logoz
Urbanisme et inégalités : La ville des riches et la ville des pauvres, Bernardo Secchi, Editions MétisPresses, Collection vuesDensembleEssais, Décembre 2014.
MOTS CLÉS : Editions MétisPresses | Bernardo Secchi | Cinéma sur les ruines du futur | Ville | Urbanisation | Urbanisme | Capitalisme | Sociale |
Melmoth Furieux, Sabrina Calvo
Elle est née à l’Orée du bois, une cité réduite à néant par les bulldozers des médias et de la finance. Hantée par les ruines de son Eden foiré, elle a rejoint la commune solidaire à Belleville. Elle, c’est Fi. Quarante piges à tenter de trouver de la beauté dans ce monde fatal : Fi est un chaos de fils et d’aiguilles, de coutures impossibles. Car Fi est couturière. Et Fi est en colère. Quand son frère Mehdi s’est immolé le jour de l’inauguration d’Eurodisney – le 12 mars 1992 – elle s’est juré de comprendre son geste. Elle a entendu les rumeurs sur l’ancien parc devenu véritable camp de concentration, les horreurs qu’on raconte sur les enfants emprisonnés. Elle ne rêve que de tout brûler. Mais on fait comment quand on est coincée dans un quartier assiégé par une police républicaine hors de contrôle et que reviennent se venger les spectres d’un événement sanglant ? Aidée par le mystérieux François Villon, ami d’enfance de Mehdi et clé des secrets du parc, Fi se lance dans l’impossible – la trouille au ventre, prête à remuer les tréfonds de cet enfer : monter une croisade d’enfants pour partir raser Eurodisney. Pour débusquer le rongeur dans sa forteresse noire, maître invisible d’une doctrine totalitaire. Dans le merveilleux d’une robe magique, les émotions pour tissus, Fi va libérer l’imagination. Tout en douceur.
Melmoth Furieux, Sabrina Calvo, Editions La Volte, 2017.
MOTS CLÉS : Editions Folio | Aurélien Bellanger | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Dystopie | Révolte | Post-Apocalyptique |
La Revue Documentaires n°31 – Films, textes, textures, Lucile Combreau, Lucie Leszez, Mariya Nikiforova
Comment les films, lorsqu'ils abritent des histoires, des poèmes ou des essais, engagent-ils des techniques, des expérimentations et des écritures cinématographiques singulières ? Comment, selon la manière dont un texte prend forme dans un film, un rapport au langage, aux images et au réel est-il sans cesse réinventé et questionné ? Les articles réunis dans ce numéro – essais poétiques ou théoriques de cinéastes, de chercheurs et de chercheures– interrogent les écarts, les jeux qui surviennent lorsque les signes imprimés se métamorphosent en images, et vice-versa. Les textes circulent, s’échangent, de main en main, de films en livres, de livres en films, gestes au cours desquels les grains de la voix et du papier imprègnent la texture visuelle et sonore des films. Les films qui confrontent cette double présence des textes et des images, le plus souvent fabriqués de manière artisanale, explorent les possibilités, les limites et les matérialités du langage, au cœur des pratiques et des supports cinématographiques, inventant ainsi des formes documentaires singulières.
La Revue Documentaires n°31 – Films, textes, textures, Lucile Combreau, Lucie Leszez, Mariya Nikiforova, Editions La Revue Documentaires, Juillet 2021.
MOTS CLÉS : Editions La Revue Documentaires | La Revue Documentaires | Cinéma & Audiovisuel | Etudes | Texte | Littérature | Documentaire |
Les Tsiganes : Une destinée européenne, Henriette Asséo
À la fin du Moyen Âge, d'étranges voyageurs arrivent en Europe, faisant à rebours l'itinéraire des Croisades. D'où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Ils ne le savent pas eux-mêmes. On les appelle «Bohémiens» ou «Égyptiens». D'emblée, le mystère de leurs origines fascine. Commence alors un temps de splendeur. Du XVI? au XVIII? siècle, en Occident et en Orient, les Tsiganes sont serviteurs de la grande noblesse, maîtres dans l'art militaire comme dans l'art divinatoire, experts en chevaux et musiciens de cour. Au XIX? siècle, le vent tourne. Le mystère laisse place au soupçon, la fascination à la défiance : le déclin matériel, la crainte populaire et le harcèlement des gendarmes, bientôt relayés par une législation d'exclusion, en font des «romanichels». Henriette Asséo fait revivre la force d'une culture autre, prodigieusement riche, en plein cœur de l'Europe.
Les Tsiganes : Une destinée européenne, Henriette Asséo, Editions Gallimard, Collection découvertes, septembre 1991.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Collection découvertes | Henriette Asséo | Makhnovtchina | Etude | Nomadisme | Nomade | Tsiganes | Roms | Gitans | Manouches | Romanichels | Histoire | Documentaire | Reportage | Sociologie | Europe |
Le néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas
La mobilité d’aujourd’hui se conjugue au pluriel. À la fois physique, numérique et mentale, elle induit une condition nouvelle, une forme de nomadisme parfois imposé, souvent voulu, parfois jusqu’au-boutiste, pas toujours bien vécu. Ce néo-nomadisme donne naissance à des modes de vie autrefois atypiques qui, désormais, se généralisent. Il apporte aussi un état d’esprit générant transgressions et situations inédites, qui nous amènent à nous interroger sur ses conséquences profondes. Quels sont les nouveaux liens qui se tissent entre les personnes, les objets, les données et les lieux ? Quel est l’impact de ces mutations sur l’identité des individus, autant connectés qu’isolés, sur les territoires et les espaces ? Dans un contexte néo-nomade, les technologies de l’information sont-elles libératrices ou aliénantes ? Que deviennent le rôle de l’urbaniste et celui de l’architecte, confrontés à une instabilité qui oblige à redéfinir les contours de la ville et son accessibilité ? Comment ces transformations peuvent-elles s’inscrire dans une dynamique de durabilité, au plan environnemental, économique et social ? Cet essai critique porte un regard sans concession sur les transformations issues de ces nouvelles mobilités, et fournit les clés pour en comprendre les risques et mieux les appréhender. Yasmine Abbas est architecte DPLG, titulaire d’un master au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et d’un doctorat à la Harvard University Graduate School of Design. Hybride et néo-nomade, elle a vécu, étudié et travaillé au Maroc, en France, aux États-Unis, au Danemark et aux Émirats arabes unis, dans des domaines aussi variés que l’architecture, l’ethnographie commerciale ou le développement durable.
Le néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas, Editions FYP, septembre 2011.
MOTS CLÉS : Editions FYP | Yasmine Abbas | Makhnovtchina | Nomadisme | Néo-nomadisme | Nomades | Habitat | Travail | Télé-travail | Voyage | Sociale | Urbanisme | Civilisation |
Roms et Tsiganes, Jean-Pierre Liégeois
Par un éminent spécialiste, une synthèse sur la minorité la plus importante d'Europe, avec ses dix millions de personnes, au-delà de préjugés et stéréotypes millénaires. Roms, Tsiganes, Gitans, Manouches, Gens du voyage... On en parle quotidiennement. Mais sait-on qu'ils forment la minorité la plus importante d'Europe ? Sait-on qu'ils ont une langue, une culture ? La connaissance qu'on en a passe à travers le filtre de préjugés qui se sont sédimentés au cours de mille ans d'histoire et viennent inspirer puis justifier les actions menées à leur égard. Cette minorité transnationale existe par la force d'une organisation sociale qui a permis sa survie dans la dispersion et face à des traitements coercitifs : rejet, esclavage, envoi aux galères, extermination, assimilation. Il s'agit de communautés dynamiques, qui vivent une mutation profonde et se positionnent aujourd'hui en tant que partenaires des institutions nationales et internationales. Roms et Tsiganes sont au cœur des enjeux sociopolitiques du XXIe siècle marqué par l'émergence des minorités et par le développement de la mobilité dans une Europe qui se voudrait sans frontières. Ils sont également au centre des réflexions sur le multiculturalisme.
Roms et Tsiganes, Jean-Pierre Liégeois, Editions La Découverte, mars 2009.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Jean-Pierre Liégeois | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Préjugés | Persécutions | Communauté | Multiculturalisme | Transnationalisme | Politique | Histoire |
L'imaginaire colonial au cinéma: Qu'est-ce qu'un film colonial ?, Alain Brossat
Dans les anciennes puissances coloniales et impériales du Nord global, les gouvernants comme les gouvernés ont durablement autant que massivement la mémoire qui flanche dès lors qu’il s’agit de faire face à l’héritage de la colonisation et aux bilans de celle-ci, notamment dans sa partie la plus violente. Le cinéma est le parfait témoin de cette condition mémorielle : un fil colonial et impérial le parcourt depuis ses origines (Les actualités Lumière et Pathé), dès les années 1930, le film colonial y prospère comme un genre à part entière – tout en faisant l’objet d’un déni massif, en demeurant privé de son nom, vendu au public populaire en contrebande comme film d’aventures exotiques, drame militaire, film d’action, tragédie romantique... Cet essai s’attache à montrer que le film colonial existe comme genre spécifique, doté de ses caractéristiques propres, ses invariants, ses stéréotypes, ses ritournelles, aussi bien dans les cinématographies ouest-européennes que dans le monde enchanté d’Hollywood. C’est un cinéma totalement émancipé des faits et réalités de la colonisation réelle, constamment appliqué à la transfigurer au point d’en faire un monde de enchanté, un monde à rêver – une pure fantasmagorie. Cette métamorphose du monde colonial apparaît particulièrement litigieuse lorsque sont en question les violences coloniales, les massacres coloniaux – ici, l’usine à rêves qu’est censé être le cinéma se transforme en fabrique du mensonge historique. Les crimes de la colonisation reviennent méconnaissables vers le public populaire friand de ces films peuplés d’espèces sauvages et de paysages exotiques, théâtre d’aventures torrides : la civilisation blanche poursuit son inexorable marche en avant, le fusil à répétition à la main. Le film colonial, c’est le terrain d’aventure de l’imaginaire de l’homme blanc allégé du souvenir des méfait et des crimes de la colonisation. Alain Brossat, essayiste, a longtemps enseigné la philosophie, en France et à l'étranger, dernier ouvrage paru : Un peuple debout - La Palestine en lutte contre la colonisation israélienne, L'Harmattan, 2024.
L'imaginaire colonial au cinéma: Qu'est-ce qu'un film colonial ?, Alain Brossat, Editions Etérotopia, mars 2025.
MOTS CLÉS : Editions Etérotopia | Alain Brossat | Smala | Colonialisme | Anti colonialisme | Art | Cinéma | Exotisme | Mémoires | Propagande | Critique | Philosophie | Politique |
Contes Kabyles. Tome 1, La Sagesse, Leo Frobenius
"Quel bonheur de pouvoir enfin lire ces fameux contes kabyles de Frobenius dans la traduction si attendue des spécialistes et amateurs francophones de littérature orale en contes ! En effet, la somme considérable que représentent les trois gros volumes de Contes kabyles de l'illustre chercheur allemand Leo Frobenius est, depuis presqu'un siècle à présent, un véritable trésor encore inexploité dans le domaine des études maghrébines où les germanophones sont rares, et demeuré inconnu d'un plus vaste public. Leur traduction apporte aujourd'hui une considérable contribution à la connaissance et à l'étude du patrimoine culturel maghrébin, qui s'est déjà révélé tout spécialement riche en littérature orale" (Camille Lacoste-Dujardin). D'une richesse et d'une diversité supportant parfaitement la comparaison avec les Mille et Une Nuits, les quelque cent cinquante récits recueillis par Frobenius dans les années 1913-1914, désormais accessibles au public francophone, viennent il est vrai combler un énorme vide. Car ils comprennent non seulement des contes merveilleux, mais aussi des mythes, aujourd'hui si rares à retrouver, et des histoires plaisantes ou érotiques fort peu divulguées mais qui témoignent d'une inventivité, d'une liberté et d'un humour tout méditerranéens. D'une vigueur exceptionnelle, servis par une langue savoureuse et des audaces d'expression tout à fait inattendues, ces contes offrent de multiples grilles de lecture qu'ethnologues et folkloristes se réjouiront de décrypter. Expression fondamentale d'une culture, témoignage irremplaçable de la réalité et de l'imaginaire en œuvre dans la société kabyle du début du siècle, ils occupent à n'en pas douter une place de tout premier rang dans le grand édifice de la littérature orale et des légendes universelles. Leur publication en français a reçu le concours du Centre national du Livre. Tome I : Sagesse Tome II : Le Monstrueux Tome III : Le Fabuleux Tome IV : Autres contes fabuleux
Contes Kabyles. Tome 1, La Sagesse, Leo Frobenius, Editions Edisud, octobre 1995.
MOTS CLÉS : Editions Edisud | Leo Frobenius | Smala | Folklore | Mythologie | Mythe | Recueil de contes | Conte | Littérature | Algérie | Kabylie | Berbère | Culture | Tradition |
Archiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie
Entre sensible et sublime - L’architecture est-elle toujours considérée comme un art aujourd’hui ? On peut se le demander, à entendre ceux qui voudraient nous faire croire que ce n’est plus le sujet, tant l’urgence écologique et la question sociale s’imposent dans les priorités. Nul ne viendra ici contester le degré d’urgence absolue, vu l’état de la planète. Mais pourquoi écologique ne rimerait pas avec esthétique autant qu’avec éthique ? Pourquoi faudrait-il, en effet, évacuer la dimension artistique de l’architecture ? Durant des siècles, l’architecture s’est imposée comme un art. L’art de construire, l’art de concevoir l’espace, l’art de penser la ville. Une belle trilogie traversée par la question esthétique, les architectes étant invités, avec les artistes, les sculpteurs et les peintres, à concevoir et à façonner une œuvre. L’architecture, clé de voûte des arts… La porosité entre les disciplines est telle que les limites se brouillent parfois. L’exercice du pavillon de la Serpentine Gallery le prouve chaque année dans les jardins de Kensington à Londres. On sait aussi l’influence d’artistes comme Donald Judd, Dan Graham ou Richard Serra dans le domaine de l’architecture, comme l’on apprécie la connivence d’un Olafur Eliasson ou d’un Yann Kersalé avec les architectes. Qu’en est-il aujourd’hui de cette notion chère à Frank Lloyd Wright d’une architecture “mère des arts” ? On ne saurait ignorer que les architectes aiment à travailler avec les artistes, à l’image de Luis Barragán avec Mathias Goeritz, de Claude Parent avec Yves Klein, de Jean Nouvel avec Pierre-Martin Jacot, de Herzog & de Meuron avec Rémy Zaugg, Thomas Ruff ou Ai Weiwei, de Dominique Perrault avec Daniel Buren, de Tatiana Bilbao avec Gabriel Orozco… La liste ne saurait s’arrêter là tant la fertilité de leur relation est grande. Et elle se prolonge même dans le domaine des infrastructures ; depuis les parkings en silo ou en souterrain jusqu’au projet en cours du Grand Paris Express, qui scelle une collaboration architectes-artistes sans précédent avec ses 68 gares. Le propos n’est pas de faire l’apologie de l’“architecture d’auteur” ou l’éloge de l’art, ni de célébrer la quête d’absolu. En revanche, l’enjeu est de replacer l’architecture dans son rôle essentiel - critique, nous rappelle Jean Nouvel - et indispensable pour les habitants comme pour les paysages. Il faut donc lui donner des chances d’échapper à la seule grille d’analyse économique ainsi qu’à la vague “générique” qui déferle sur le monde. L’important est qu’au-delà de la question énergétique, le projet parvienne à transcender les données du programme, qu’il s’agisse d’une usine, d’écuries ou d’un poste d’aiguillage... “L’architecture est bien plus qu’un art et encore bien plus que des bâtiments”, résume Francis Kéré, le tout dernier Pritzker. Au-delà de tout geste plastique, souhaité ou pas, l’architecture, art spatial et social, est aussi attendue comme un art de la transformation. Chacun y mettra ses mots, à l’image de la quarantaine d’architectes qui ont répondu à notre enquête. Nul doute que Fernand Pouillon aurait avancé que “le sensible est l’état ultime des choses”, comme il nous le rappelait dans les premières pages des Pierres sauvages. Francis Rambert
Archiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, avril 2022.
MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |
Contre l'architecture, Franco La Cecla
Contre l'architecture est une charge érudite contre l'esprit dans lequel travaillent les grands architectes. À travers une multitude d'exemples - New York, Tirana, Barcelone, ou encore Paris et ses banlieues -, l'auteur stigmatise les fourvoiements d'une profession qui, selon lui, a dénaturé sa fonction. L'architecture est devenue un jeu formel où l'on a perdu de vue le bien public, ce qui est désastreux pour la ville et ses habitants. Franco La Cecla s'insurge contre la transformation des villes en "marques" labellisées, et insiste sur la nécessité de repenser l'espace urbain et les pratiques architecturales afin de protéger et d'améliorer nos conditions de vie. La crise des banlieues, la détérioration de l'environnement, l'épuisement des ressources, tout devrait nous pousser à réagir pour éviter que nos villes deviennent inhabitables. Architecte de formation, Franco La Cecla fut longtemps consultant auprès de Renzo Piano. Après avoir enseigné à la faculté d'architecture de Venise, il est aujourd'hui professeur d'anthropologie culturelle à Milan et à Barcelone. Il a fondé l'agence ASIA, organisme qui évalue l'impact social des ouvres architecturales.
Contre l'architecture, Franco La Cecla, Editions Arléa, Mars 2011.
MOTS CLÉS : Editions Arléa | Franco La Cecla | Architecture | Urbanisme | Habitat | Banlieues | Gentrification | Formalisme | Résilience | Dégradation | Critique | Recherche |
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