Résultat trouvé pour le mot ou groupe de mots : Révolutionnaire
Koinè, ou la conquête du plein, Mélanie Fievet
Toi aussi, tu as fui. Tu as préféré te lover au centre pour te rapprocher des bords. Tu ne sais plus comment réfléchir la lumière. Ta vie, comme Koinè, est en forme de tore. Construite autour d’une absence. » Oui le capitalisme est mort, la révolution faite, la Terre sauvée. Une petite partie, au moins. Ce qu’on a pu. Aujourd’hui tout le monde jouit d’un bonheur fragile, nourrit de solidarité et de frugalité. Tout le monde ? Au cœur de l’archipel Koinè, il y a pourtant un creux. Une vieille ville abandonnée, comme un grenier pour toutes les architectures du monde, et déserte sauf une étrange pension : hôtel des deuils, des rêves déçus, des colères amères, des gens usés. Dans ces couloirs rôdent de drôles de fantômes. Elpy abandonnée par sa sœur ; læ colérique Aliocha se défoulant dans des simulateurs de XXIe siècle capitaliste ; Soran, le meneur révolutionnaire repenti ; et le réceptionniste désabusé Bob Blaine. Toutes et tous cherchent un abri dans les ruines, où espérer se reconstruire. Mais on vient d’annoncer la nouvelle : sous cette pension du bout du monde un terrible séisme approche. Premier roman de l'auteur de "La Horde du Contrevent", la Zone est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle (prix Utopiales européen 2007). Spirales végétales, interstices protecteurs, chants collectifs ou fan-fictions effrénées, Koinè accueille toutes les voix, mais qu'en est-il de celles qui ne veulent plus s'exprimer?
Koinè, ou la conquête du plein, Mélanie Fievet, Edition la Volte, collection Eutopia, 2024, 116 p.
MOTS CLÉS : Mélanie Fievet | Roman | Science Fiction | Eutopie | Collection Eutopia | La Volte |
La perspective du possible : Comment penser ce qui peut nous arriver, et ce que nous pouvons faire, Haud Guéguen, Laurent Jeanpierre
Le rapport ambivalent que nous entretenons à l'égard du possible est révélateur des difficultés à transformer en profondeur la société. Exalté par le capitalisme sous la forme du potentiel, confondu avec le désirable par ceux qui lui opposent des alternatives, le " possible " n'est, pour la plupart, qu'une chimère, quand il n'est pas le paravent de la destinée. Face à la délimitation et à la préemption des possibles qu'opère tout pouvoir, nous ne pourrons rouvrir l'horizon qu'en portant un autre regard sur les possibilités latentes qu'enferme le réel. Ni prophétie, ni programme, prévision calculée ou utopie de papier, la perspective du possible proposée dans cet ouvrage entend dénaturaliser l'avenir en prenant au sérieux les potentialités du présent. Haud Guéguen et Laurent Jeanpierre renouvellent ainsi une tradition de pensée qui, puisant dans les oeuvres de Marx et de Weber, inspire la sociologie et la théorie critique depuis leurs origines. Ils montrent sa fécondité pour cartographier les possibles avec rigueur et penser stratégiquement la question de leur actualisation. Le dernier siècle a séparé et souvent opposé l'utopie, les sciences de la société, la critique sociale et l'émancipation, pourtant unies chez les socialistes révolutionnaires. Il s'agit de les rassembler à nouveau pour restaurer les conditions de l'espérance. Tel pourrait bien être, aujourd'hui, l'antidote à la fois savant et politique à l'impuissance de la critique et des gauches.
La perspective du possible : Comment penser ce qui peut nous arriver, et ce que nous pouvons faire, Haud Guéguen, Laurent Jeanpierre, Editions La Découverte, 2022.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Cinéma sur les ruines du futur | Capitalisme | Politique | Utopie | Marx | Weber | Sociale | |
Koinè, Mélanie Fievet
« Toi aussi, tu as fui. Tu as préféré te lover au centre pour te rapprocher des bords. Tu ne sais plus comment réfléchir la lumière. Ta vie, comme Koinè, est en forme de tore. Construite autour d’une absence. » Oui le capitalisme est mort, la révolution faite, la Terre sauvée. Une petite partie, au moins. Ce qu’on a pu. Aujourd’hui tout le monde jouit d’un bonheur fragile, nourrit de solidarité et de frugalité. Tout le monde ? Au cœur de l’archipel Koinè, il y a pourtant un creux. Une vieille ville abandonnée, comme un grenier pour toutes les architectures du monde, et déserte sauf une étrange pension : hôtel des deuils, des rêves déçus, des colères amères, des gens usés. Dans ces couloirs rôdent de drôles de fantômes. Elpy abandonnée par sa sœur ; læ colérique Aliocha se défoulant dans des simulateurs de XXIe siècle capitaliste ; Soran, le meneur révolutionnaire repenti ; et le réceptionniste désabusé Bob Blaine. Toutes et tous cherchent un abri dans les ruines, où espérer se reconstruire. Mais on vient d’annoncer la nouvelle : sous cette pension du bout du monde un terrible séisme approche.
Koinè, Mélanie Fievet, Editions La Volte, mars 2024.
MOTS CLÉS : Editions La Volte | Mélanie Fievet | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Capitalisme | Ecologie | Ruines | Catastrophe |
Subtil béton, Les aggloméré.e.s
Zoé est lycéenne lorsque le mouvement social devient insurrectionnel. A force d'assassinats et de disparitions, la révolte est écrasée par le régime. Les révolutionnaires se dispersent alors que l'autoritarisme se renforce. Subtil béton n'est pas l'histoire de cette insurrection, mais de ce qui reste après la défaite. Colères et tendresses se mêlent en de multiples tentatives pour reconstruire espoirs et solidarités. Cette anticipation parcourt les questionnements politiques contemporains : de la précarité au patriarcat, de la surveillance de masse au mal-logement, du racisme aux violences policières. Subtil béton est une oeuvre collective, unique, féministe, engagée.
Subtil béton, Les aggloméré.e.s, Editions L'Atalante, septembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions L'Atalante | Les aggloméré.e.s | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Anticipation | Dystopie | Révolte | Féminisme | Patriarcat | Racisme | Police |
L'histoire du mouvement Makhnoviste, Piotr Archinov
Makhnovstchina, Makhnovstchina, Tes drapeaux sont noirs dans le vent. Ils sont noirs de notre peine, Ils sont rouges de notre sang. } bis Par les monts et par les plaines, Dans la neige et dans le vent, A travers toute l'Ukraine, Se levaient nos partisans. } bis Au printemps, les traités de Lénine Ont livré l'Ukraine aux Allemands. A l'automne la Makhnovstchina Les avait jetés au vent. } bis Makhnovstchina, Makhnovstchina, Tes drapeaux sont noirs dans le vent. Ils sont noirs de notre peine, Ils sont rouges de notre sang. } bis L'armée blanche de Dénikine Est entrée en Ukraine en chantant, Mais bientôt la Makhnovstchina L'a dispersée dans le vent. } bis Makhnovstchina, Makhnovstchina, Armée noire de nos partisans Qui combattait en Ukraine Contre les rouges et les blancs. } bis Makhnovstchina, Makhnovstchina, Armée noire de nos partisans Qui voulait chasser d'Ukraine A jamais tous les tyrans. } bis Makhnovstchina, Makhnovstchina, Tes drapeaux sont noirs dans le vent. Ils sont noirs de notre peine, Ils sont rouges de notre sang. } bis Cette chanson anonyme de la Makhnovstchina a été souvent attribuée à Piotr Archinov avec beaucoup de vraisemblance (in Pour en finir avec le travail, «Chansons du prolétariat révolutionnaire», vol. I, disque 33 t., Paris, 1974). La Makhnovstchina «a joué dans la Révolution [russe] un rôle exceptionnellement important», écrivait Voline : «Ceci en raison de son envergure, de sa durée, de son caractère essentiellement populaire, de la netteté de sa tendance idéologique, et enfin des tâches qu'[elle] eut à remplir.» (La Révolution inconnue. 1917-1921.) Longtemps ignorée et calomniée, cette insurrection demeure, en France du moins, peu évoquée, à l'instar des formes sociales qui luttèrent «contre les rouges et les blancs», et souffrirent de ces deux forces militaristes rivales, lors de l'instauration du pouvoir bolchevik-stalinien. Les sources cependant sont plus accessibles. Ce sont les conclusions qui s'ensuivent que l'on ne veut toujours pas reconnaître, pour prolonger la fiction d'une alternative entre une «révolution» bureaucratique et, d'autre part, une «réaction» immuablement présentée comme l'image ancienne de l'ordre propriétaire. On se complaît encore à digresser sur l'horreur répressive attribuée à la révolution, comme si celle-ci n'avait pas été la première victime d'une contre-révolution nouvelle. Devant ce retard de la recherche historique, le livre, paru en 1924, de Piotr Archinov, historien, témoin et acteur, demeure le document fondamental que Voline s'était attaché à saluer.
L'histoire du mouvement Makhnoviste, Piotr Archinov, Editions Ressouvenances, 2000.
MOTS CLÉS : Editions Ressouvenances | Piotr Archinov | Makhnovtchina | Nestor Makhno | Etude | Histoire | Communisme | Makhnoviste | Socialisme | Libertarien | Anarchisme | Démocratie | Politique | Révolution | Révolte | Révolution Russe | Russie | Ukraine |
Architecture de la contre-révolution: L'armée française dans le Nord de l'Algérie, Samia Henni
Dans Architecture de la contre-révolution Samia Henni analyse les politiques en matière d’urbanisme et d’architecture mises en œuvre par l’État colonial français pendant la longue guerre d’indépendance algérienne (1954-1962) au croisement des vastes opérations militaires contre-insurectionnelles menées sur l’ensemble du territoire algérien. Tout au long de ce violent conflit armé, les autorités civiles et militaires françaises ont profondément réorganisé le vaste territoire urbain et rural de l’Algérie, transformé radicalement son environnement bâti, construit de nouvelles infrastructures en un temps record et implanté de manière stratégique de nouveaux centres de population afin de maintenir l’Algérie sous domination française. Cet ouvrage montre de façon documentée et précise comment le régime colonial a planifié et mis en œuvre des programmes de démolition tactique, et développé de nouvelles structures afin de faciliter le contrôle étroit de la population algérienne et la protection des communautés européennes en Algérie. Le travail de Samia Henni se concentre sur la teneur politique de trois stratégies spatiales contre-révolutionnaires interconnectées : le déplacement forcé massif de paysans algériens ; les programmes de logement de masse conçus à destination de la population algérienne dans le cadre du Plan de Constantine du général de Gaulle ; et la nouvelle ville administrative fortifiée censée permettre la protection des autorités françaises pendant les derniers mois de la Révolution algérienne. L’autrice s’applique à décrire le modus operandi de ces stratégies spatiales, leurs racines, leur évolution, leur portée et leurs effets, ainsi que les acteurs, les protocoles et les logiques de conception qui les sous-tendent. Les chapitres de ce livre ne prétendent pas offrir un panorama exhaustif des 94 mois de destruction et de construction qui caractérisèrent la guerre menée par la France en Algérie ; ils ne cherchent pas non plus à fournir une description et une analyse exhaustives de tous les édifices construits ou détruits par les autorités coloniales françaises pendant la Révolution algérienne. L’ouvrage cherche plutôt à enquêter sur les pratiques coloniales de la France telles qu’elles s’incarnent dans des instruments juridiques, des opérations militaires et des projets architecturaux, et à mettre en lumière le rôle respectif d’une série d’officiers, de technocrates, d’architectes, de planificateurs et d’ethnologues dans la création architecturale (au sens large du terme) tout au long de cette sanglante guerre d’indépendance.
Architecture de la contre-révolution: L'armée française dans le Nord de l'Algérie, Samia Henni, Editions B42, novembre 2019.
MOTS CLÉS : Editions B42 | Samia Henni | Smala | Architecture | Urbanisme | Colonialisme | Colonisation | Algérie | France | Guerre | Militaire |
Les Architectes de la Liberté, Annie Jacques Jean-Pierre Mouilleseaux
Un nouvel ordre politique, social et culturel est à construire. Les programmes des Concours d'architecture, lancés par la Convention et le Directoire, les travaux commandés par le gouvernement de Robespierre poursuivent le rêve de la Cité idéale. On multiplie les projets utilitaires, ceux de temples de la Vertu, on réalise les décors des fêtes révolutionnaires, on crée la salle d'assemblée parlementaire. Les architectes de la Liberté sont ceux du théâtre de la Révolution. C'est avec eux que se dessine l'architecture de la République. Annie Jacques et Jean-Pierre Mouilleseaux retracent la genèse et le destin des projets de ces architectes fidèles à la leçon des Lumières.
Les Architectes de la Liberté, Annie Jacques Jean-Pierre Mouilleseaux, Editions Gallimard, Novembre 1988.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Annie Jacques | Jean-Pierre Mouilleseaux | Architecture | Urbanisme | Habitat | Révolution | République | Néoclassicisme | Lumières | Patrimoine | Esthétique | Politique |
Emanciper l'émancipation, Jean-Pierre Garnier
L'émancipation est devenue un idéal creux, un mot passe-partout qui meuble les discours des hommes politiques en manque d'inspiration et d'universitaires en mal de Grand Soir. Dressant le bilan des expériences et des espoirs émancipateurs du 20e siècle, Jean-Pierre Garnier mobilise la pensée d'Henri Lefebvre afin de repenser l'émancipation comme une utopie concrète qui pourrait dynamiser les luttes sociales et politiques en cours ou à venir. Fidèle à sa ligne marxienne et anarchiste, il arrache l'émancipation aux fausses problématiques "sociétales" en vogue pour lui redonner toute sa profondeur progressiste et révolutionnaire. Jean-Pierre Garnier est sociologue et urbaniste.
Emanciper l'émancipation, Jean-Pierre Garnier, Editions Critiques Editions, Septembre 2018.
MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |
Emanciper le travail: Entretiens avec Patrick Zech, Bernard Friot
Le modèle capitaliste du travail conduit à notre perte: il est urgent de prendre la mesure des dynamiques porteuses d'émancipation. Bernard Friot, dans ces entretiens, décrit le conflit social depuis 1945 comme un affrontement entre deux façons contradictoires d'attribuer une valeur économique au travail. Pour le capital, seul un travail soumis aux propriétaires lucratifs et au marché du travail produit de la valeur. Mais les luttes syndicales et les initiatives populaires ont institué au contraire, grâce à la socialisation du salaire, une reconnaissance du travail tout autre, fondée sur le salaire à vie, sur la propriété d'usage des entreprises par les salariés. sur un investissement libéré des prêteurs. sur une autre mesure de la valeur que le temps. Cet ouvrage nous montre comment nous inventons, depuis plus de soixante ans. un travail libéré de l'emprise capitaliste. Nos entretiens sont l'occasion de présenter simplement cette analyse, de répondre aux objections et de proposer une démarche d'émancipation concrète. Il m'a semblé important, à moi qui ai vécu avec tant d'autres dans ma chair la maltraitance de l'emploi et du chômage. de contribuer à cet ouvrage de combat. Nous pouvons sauver notre peau. Patrick Zech Fidèle à sa ligne marxienne et anarchiste, il arrache l'émancipation aux fausses problématiques "sociétales" en vogue pour lui redonner toute sa profondeur progressiste et révolutionnaire. Jean-Pierre Garnier est sociologue et urbaniste.
Emanciper le travail: Entretiens avec Patrick Zech, Bernard Friot, Editions La Dispute, Août 2014.
MOTS CLÉS : Editions La Dispute | Bernard Friot | Société | Révolution | Marxisme | Anarchisme | Critique | Sociale | Politique | Utopie | Philosophie | Sociologie | Prolétariat | Militantisme |
Le mythe bolchevik: Journal 1920-1922, Alexander Berkman Miguel Abensour Louis Janover Pascale Haas
L'auteur de ce Journal, sans doute « le seul à avoir été tenu en Russie durant ces années mémorables (1920-1922) », n'est ni un réactionnaire, ni un conservateur, ni un libéral, mais un révolutionnaire communiste anarchiste, un enthousiaste de la Révolution. Comme il l'écrit, Octobre 1917 a été pour lui le plus grand événement de sa vie, le moment inouï où toutes ses aspirations à l'émancipation humaine étaient soudain susceptibles de s'accomplir, d'être enfin satisfaites. D'où la question : comment, par quelles voies un enthousiaste de la révolution de 1917 a-t-il pu écrire un livre qui a pour titre : Le Mythe bolchevik, et pour visée une démystification informée et impitoyable de cet événement qui a constitué jusqu'en 1989 un des piliers de notre monde, de notre horizon historique ? C'est qu'en dépit de son enthousiasme pour Octobre, Alexandre Berkman n'accepta pas davantage une soumission sans réserve au bolchevisme. Il choisit le rôle de collaborateur et d'observateur critique qui, au fil des mois et des événements, se transforma peu à peu en une position plus en retrait, celle d'un guetteur averti, inquiet, soucieux de percevoir le ou les moments où l'événement révolutionnaire s'exposait à basculer soudain en son contraire, quand une forme d'opposition à la révolution naît de l'intérieur de la Révolution (Karl Korsch). Historiquement, la particularité du bolchevisme est d'être contemporain de la forme institutionnelle inédite qui le nie, à savoir les Soviets contre l'État qui prétend à tort s'identifier à la Révolution. Le journal de Berkman fait apparaître le sans-précédent du bolchevisme : comment la contrerévolution s'exerce contre une inventivité révolutionnaire nouvelle, les conseils d'ouvriers et de paysans, et à Cronstadt, en 1921, le Comité révolutionnaire de marins et de soldats, écrasé au moment même où l'on célébrait l'anniversaire de la Commune de Paris. Voilà pourquoi le livre que vous tenez entre les mains est exceptionnel. Il porte, au-delà d'Octobre, une autre vision de l'histoire du vingtième siècle et, du même coup, une autre appréhension du présent.
Le mythe bolchevik: Journal 1920-1922, Alexander Berkman Miguel Abensour Louis Janover Pascale Haas, Editions Klincksieck, Février 2017.
MOTS CLÉS : Editions Klincksieck | Alexander Berkman | Russie | Journal | Révolution | Anarchisme | Marxisme | Communisme | Bolchevik | Soviétique | Bureaucratie | Rébellion | Critique |
Pages de résultats 1 2