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    Le capitalisme contre le droit à la ville, David Harvey

    Que peut bien vouloir dire "droit à la ville" ? Cette interrogation est indissociable d'une multitude d'autres questions. Quelle ville voulons-nous ? Quel genre de personnes voulons-nous être ? A quelles relations sociales aspirons-nous ? Quelle vie quotidienne trouvons-nous désirable ? Quelles valeurs esthétiques défendons-nous ? Quel rapport à la nature souhaitons-nous promouvoir ? Quelles technologies jugeons-nous appropriées ? Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d'accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c'est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs les plus fondamentaux. C'est aussi un droit plus collectif qu'individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d'urbanisation. Il importe dans cette perspective de décrire et d'analyser la manière dont, au cours de l'histoire, nous avons été façonnés et refaçonnés par un processus d'urbanisation toujours plus effréné et étendu, animé par de puissantes forces sociales et ponctué de violentes phases de restructurations urbaines par "destruction créative", ainsi que par les résistances et les révoltes que ces restructurations suscitaient. On saisira alors toute l'actualité de la thèse d'Henri Lefebvre : le processus urbain étant essentiel à la survie du capitalisme, le droit à la ville, autrement dit le contrôle collectif de l'emploi des surplus dans les processus d'urbanisation, doit devenir l'un des principaux points de focalisation des luttes politiques et de la lutte de classe. David Harvey enseigne l'anthropologie à l'université de New York. Figure majeure de la théorie sociale, il est reconnu comme celui qui a intégré la dimension géographique à l'analyse marxiste du capitalisme. Il est notamment l'auteur de Géographie de la domination et de Géographie et capital. Vers un matérialisme historico-géographique.

    Le capitalisme contre le droit à la ville, David Harvey, Editions Amsterdam, Août 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Amsterdam | David Harvey | Néolibéralisme | Capitalisme | Droit | Ville | Urbanisme | Inégalités | Sociale | Justice | Ségrégation | État | Logement |

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    Sur les dents: Ce qu'elles disent de nous et de la guerre sociale, Olivier Cyran

    Pourquoi persistons-nous à avoir mal aux dents ? Pourquoi sommes-nous si nombreux à souffrir de nos crocs malades, abîmés ou perdus, alors que les soins dentaires sont prétendument gratuits et accessibles à tous ? Que penser d'un système qui incite les dentistes à bâcler les soins " Sécu " et à privilégier les traitements à haute valeur ajoutée ? Comment admettre que le sort d'un organe aussi prodigieusement vital et riche en significations dépende de notre place dans la hiérarchie sociale ? Personne n'ignore l'importance des dents comme outil de mastication, territoire intime et carte de visite tendue aux yeux du monde. Pourtant, les inégalités d'accès aux soins restent abyssales, condamnant des millions de personnes à une vie atrophiée. Il est temps de mettre à nu ce système, sa logique et ses intérêts, et de réclamer quelques comptes. Mû par sa propre peur du dentiste, l'auteur explore un univers familier et méconnu, dont l'actualité ne s'empare que lorsqu'un président persifle les " sans-dents ". Mêlant allègrement l'enquête, le récit, le jeu de pistes et le recueil de témoignages, cette remontée aux sources des inégalités dentaires nous mènera des dentistes orfèvres du néolithique aux arracheurs de dents des centres low cost, de l'inventeur du dentier en porcelaine à l'industrie du sourire hollywoodien. S'y dévoileront les formes de violences sociales dont nos dents sont la cible, des plus brutales au plus sournoises, mais aussi quelques moyens de s'en défendre. Devant la dureté du monde, qui met nos capacités de résistance à rude épreuve, le moment est peut-être venu de reconquérir notre pouvoir de mordre.

    Sur les dents: Ce qu'elles disent de nous et de la guerre sociale, Olivier Cyran, Editions La Découverte, Mars 2021.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Olivier Cyran | Inégalités | Sociale | Santé | Discrimination | Pauvreté | Enquête | Système | Société | Violence | Médecine | Critique | Travail |

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    Avis d'Expulsion : Enquête sur l'exploitation de la pauvreté urbaine, Matthew Desmond

    Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, au Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de ménages sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20 dollars qui lui restent pour tout le mois, après avoir payé le loyer. Lamar, amputé des jambes, s'occupe des gamins du quartier en plus d'éduquer ses deux fils. Scott, infirmier devenu toxicomane après une hernie discale, vit dans un mobile home insalubre. Tous sont pris dans l'engrenage de l'endettement et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires, que l'on suit aussi au fil du récit. Fruit de longues années de terrain, ce livre montre comment la dégradation des politiques du logement et la déréglementation du marché de l'immobilier fabriquent et entretiennent l'endettement chronique et la pauvreté, une violente épidémie qui s'avère très rentable pour certains et qui frappe surtout les plus vulnérables, en l'occurrence les femmes noires. Ouvrage magistral et captivant qui offre un regard précis et juste sur la pauvreté et un implacable plaidoyer pour le droit à un habitat digne pour tous. Sociologue américain, Matthew Desmond enseigne à la Princeton University. Ses recherches portent sur la pauvreté aux États-Unis, la vie urbaine, les politiques publiques et les inégalités raciales. Il a crée le Eviction Lab, un observatoire des expulsions locatives aux États-Unis et de leur impact sur la pauvreté dans le pays. Avis d'expulsion lui a valu le prix Pullitzer de l'essai en 2017.

    Avis d'Expulsion : Enquête sur l'exploitation de la pauvreté urbaine, Matthew Desmond, Editions Lux Editeur, Septembre 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Lux Editeur | Matthew Desmond | Expulsions | Pauvreté | Droit | Logement | Inégalités | Immobilier | États-Unis | Milwaukee | Sociologie | Politique | Ségrégation |

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    Les cagots, Benoît Cursente

    Ce livre a été conçu comme la mise en oeuvre méthodique de la documentation concernant les cagots entre Èbre et Garonne, du Moyen Âge au XXe siècle, et non comme une quête des origines de cette "race maudite", de son "secret" ou de ses "mystères". En résulte une vision de l'histoire de cette minorité d'exclus toute en mouvement et en contrastes, éloignée es stéréotypes habituels. Les cagots furent toujours discriminés, mais appréciés comme prestataires de "service spéciaux", avant d'être accablés de haine et de mépris. Une population de pauvres, mais pourvue d'élites dynamiques. Une minorité qui, tour à tour, assuma sa condition, la combattit et, enfin, s'y résigna en aspirant à l'oubli. Les cagots s'avèrent être le côté obscur des communautés de "voisins" qui ont longtemps dominé la société de la Gascogne et de la Navarre. Se fait jour une façon de poser autrement la question de leur genèse et la possibilité de jeter quelques passerelles avec d'autres minorités discriminées, telles les caquins bretons ou les burakumin japonais.

    Les cagots, Benoît Cursente, Editions Cairn, 2018.

    MOTS CLÉS : Editions Cairn | Benoît Cursente | Cagots | Racisme | Ségrégation | Sociale | Histoire | Ethnologie | Sociologie | Inégalités |

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    La Ville, Michel Wieviorka Collectif

    Plus d'un humain sur deux vit en ville aujourd'hui et, souvent, ceux qui vivent à la campagne adoptent des comportements qui sont ceux des urbains. Cependant, partout dans le monde la ville est en débat et, avec elle, toutes les grandes questions du moment - économiques, sociales, culturelles, politiques et géopolitiques. Parler de la ville, c'est réfléchir à notre rapport à la nature, aux conditions matérielles d'existence de ceux qui y vivent ou y travaillent, aux phénomènes migratoires, à la mobilité des individus ; c'est également s'interroger sur la démocratie et la façon dont l'espace urbain est géré, programmé, transformé, et dont il répond aux attentes et aux besoins de la population, ne serait-ce qu'en matière de logement. La ville, ici et ailleurs, est au coeur d'une mutation générale, et s'il faut la repenser, c'est parce qu'elle est le lieu et la forme de changements considérables, le lieu de l'ambivalence, des tendances ou des jeux contradictoires. C'est pourquoi elle fascine. Avec, notamment, les contributions de : Jean Baubérot, Pascal Dibie, Maurice Garden, Philippe Gervais-Lambony, Frédéric Gilli, Anne Gotman, Farhad Khosrokhavar, Hervé Le Bras, Jacques Lévy, Pascal Perrineau, Jean-Luc Pinol, Henri Rey, Alain Schnapp, Sophie Schwerter, Joseph Tonda.

    La Ville, Michel Wieviorka Collectif, Editions Sciences Humaines, Juin 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Sciences Humaines | Michel Wieviorka | Architecture | Ville | Sociologie | Sociale | Urbanisme | Démographie | Logement | Géopolitique | Politique | Inégalités | Migration | Espace public | Culture |

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    L'état du mal logement en France 2011 : Rapport annuel #16, Fondation pour le Logement des Défavorisés

    Dans ce 16e rapport sur l'État du mal-logement en France, la Fondation Abbé Pierre dresse un état des lieux bien sombre, appelant chacun à s'interroger sur les limites des politiques du logement du logement conduites actuellement, des politiques qui s'affranchissent d'une nécessaire remise en cause de leurs objectifs et de leurs modalités d'intervention, alors que la situation du logement est aggravée par une crise économico-financière aux conséquences sociales inquiétantes. Ce contexte, d'une indignité qui renvoie à l'appel de l'abbé Pierre, pousse la Fondation à interpeller les pouvoirs publics afin qu'ils mettent enfin le logement au cœur de leurs priorités politiques, et au cœur du débat de la campagne présidentielle 2012, afin de proposer une réponse à la hauteur de la situation décryptée dans ce rapport. Enquêtes à l'appui, la Fondation Abbé Pierre rappelle que la crise économique a incontestablement renforcé la crise du logement. Elle a amplifié la sensibilité des ménages pauvres et précaires face aux charges de logement ou aux obstacles leur permettant de se procurer un toit. Bien plus, elle a crée de nouvelles fragilités et élargi le champ de ceux qui se retrouvent en butte à ces problèmes de logement, en touchant également les classes moyennes. Le rapport aborde aussi la question de la propriété immobilière, dimension prioritaire et centrale de la politique du logement conduite depuis 2007, marquée par la volonté du Président de la République de voir "une France de propriétaires" s'installer. Si l'ambition de favoriser le développement de la propriété est louable tant elle fait écho aux aspirations des Français, c'est aussi aujourd'hui, tel qu'il est conduit actuellement, un processus profondément inégalitaire et loin de constituer une protection pour chacun. Ce rapport est noir, mais pas désespéré. Il s'achève ainsi par des propositions permettant, selon la Fondation Abbé Pierre, de réactiver une action publique qui avait vu la situation du logement en France s'améliorer très sensiblement jusqu'à la fin des Trentre Glorieuses. Et le Carton rouge au mal-logement est un signal d'alarme qui marque la limite de l'inacceptable et invite à repartir de l'avant plutôt qu'à baisser les bras devant l'ampleur de la tâche...

    L'état du mal logement en France 2011 : Rapport annuel #16, Fondation pour le Logement des Défavorisés, Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés, Janvier 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés | Fondation pour le Logement des Défavorisés | France | Mal-logement | Logement | Sans-abri | Crise | Précarité | Habitat | Politique | Inégalités | Droit | Immobilier |

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    L'état du mal logement en France 2017 : Rapport annuel #22, Fondation pour le Logement des Défavorisés

    La 22e édition du rapport annuel sur l'État du mal-logement de la Fondation Abbé Pierre dessine le portrait d'une France fracturée par la crise du logement. 4 millions de personnes sont sans abri, mal logées ou sans logement personnel. Effort financier excessif, précarité énergétique, risque d'expulsion locative, copropriétés en difficulté, surpeuplement... : 12 millions de personnes sont par ailleurs fragilisées, dans leur vie quotidienne, par leurs difficultés de logement. À bien des égards, pour les pauvres, les classes populaires et moyennes la situation tend à s'aggraver, en particulier depuis la hausse des prix de l'immobilier des années 2000 et le déclenchement de la crise économique en 2008. Face à ces réalités inquiétantes, quelle a été l'action gouvernementale au cours du quinquennat écoulé ? Alors que François Hollande s'était engagé en 2012 à mettre en oeuvre le Contrat social proposé par la Fondation Abbé Pierre, les politiques menées laissent un sentiment d'inachèvement. Bien des chantiers ont été ouverts, bien des actions ont été entreprises, mais ils se sont souvent heurtés à des renoncements politiques en chemin et à une austérité budgétaire qui empêche d'apporter une réponse à la hauteur de la gravité de la situation. En cette année électorale, ce tableau alarmant appelle une mobilisation de la classe politique mais aussi, dix ans après la mort de l'abbé Pierre, de la société tout entière. Ce rapport met en avant les initiatives qui marchent, en France ou à l'étranger. Et il appelle à en tirer les leçons, à les généraliser, à sortir de la simple expérimentation pour changer le braquet de la politique du logement . Logement d'abord, habitat indigne, éradication des passoires thermiques, mobilisation du parc privé... : il met en débat 15 grandes propositions pour faire reculer la crise du logement, et appelle chacune et chacun à s'en emparer.

    L'état du mal logement en France 2017 : Rapport annuel #22, Fondation pour le Logement des Défavorisés, Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés, 2017.

    MOTS CLÉS : Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés | Fondation pour le Logement des Défavorisés | France | Mal-logement | Logement | Sans-abri | Crise | Précarité | Habitat | Politique | Inégalités | Droit | Immobilier |

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    Captures, Marc Bernardot

    Depuis quelques décennies, le contrôle des frontières et de l'accès à la citoyenneté a été considérablement renforcé en Europe et ailleurs. Alors même que se poursuit et s'accélère un puissant processus de globalisation, les mobilités humaines sont pour partie entravées. Cet ouvrage propose d'interpréter, à la lumière des anciennes guerres de capture d'esclaves, les dispositifs antimigratoires et d'analyser l'émergence de la figure du " sans-papiers " ou du " clandestin " qui n'est en fait qu'un étranger privé de ses droits. Ce modèle permet de résoudre la double contradiction apparente, d'une part entre les besoins avérés de main-d'oeuvre des pays occidentaux et ces politiques et, d'autre part, entre les fondements humanistes des démocraties et le recours à l'internement et à l'expulsion de civils. Marc Bernardot est professeur de sociologie à l'université du Havre. Il est membre du laboratoire CIRTAI et coanime l'équipe éditoriale du réseau TERRA. Spécialiste de sociologie historique de l'État et de l'espace, il travaille actuellement sur les politiques antimigratoires. Il est l'auteur de deux ouvrages de référence sur les institutions de gestion des migrations en France, Camps d'étrangers et Loger les immigrés. La Sonacotra 1956-2006, publiés aux éditions du Croquant en 2008.

    Captures, Marc Bernardot, Editions du Croquant, Novembre 2012.

    MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Marc Bernardot | Immigration | Migration | Liberté | Frontières | Inégalités | Géographie | Politique | Capital | Économie | Commerce |

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    Atlas des migrations dans le monde: Libertés de circulation, frontières et inégalités, Migreurop

    Ce nouvel atlas du collectif Migreurop propose un traitement original et éclairant des enjeux migratoires contemporains en interrogeant une question forte : la liberté de circulation. Cette notion, soit présentée tel un slogan pour contester les politiques migratoires, soit brandie pour dénigrer toute tentative de penser ces politiques hors du strict contrôle migratoire, fait en effet l’objet d’un traitement très clivant dans l’espace public. Cet ouvrage propose une prise de recul nécessaire en apportant à des éléments à la fois théoriques et tirés de l'expérience vécue des migrants : mise en perspective des dynamiques historiques de la liberté de circulation, présentation des grands espaces de circulation existants, les migrations humaines au regard des migrations de capitaux et marchandises, les formes de circulation mises en oeuvre par les migrants eux-mêmes, les imaginaires contradictoires sur le fait migratoire. Chaque partie est constituée d'une dizaine de planches faisant dialoguer des textes d'experts avec une iconographie riche et créative (cartes, dessins, photographies), et alternant des thématiques "classiques" aux sujets les plus actuels (pandémie, circulation des données, migrations des femmes, écologie...). Dans un paysage politique et médiatique qui place au centre de l’attention les entraves aux mouvements, cet atlas vient ainsi contribuer aux débats sur le futur des politiques migratoires, et ouvrir le champ des possibles. Migreurop est un réseau euro-africain de militant.e.s et chercheur.se.s dont l'objectif est de décrypter les politiqus européennes d'immigration et d'asile et leurs conséquences sur les conditions de vie et les droits des personnes exilées.

    Atlas des migrations dans le monde: Libertés de circulation, frontières et inégalités, Migreurop, Editions Armand Colin, Septembre 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Migreurop | Immigration | Migration | Liberté | Frontières | Inégalités | Géographie | Politique | Capital | Économie | Commerce | Écologie |

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    La Société contre l’État : Recherches d’anthropologie politique, Pierre Clastres

    Le problème du pouvoir politique dans les sociétés primitives. S’appuyant sur les sociétés indiennes d’Amérique du Sud, l’auteur démontre les mécanismes qui règlent leur fonctionnement. Au terme de ce travail d’analyse, on est amené à découvrir que les sociétés primitives ne sont pas seulement des sociétés sans État, mais, bien plus, des sociétés contre l’État. Quand, dans la société primitive, l’économique se laisse repérer comme champ autonome et défini, quand l’activité de production devient travail aliéné, comptabilisé et imposé par ceux qui vont jouir des fruits de ce travail, c’est que la société n’est plus primitive, c’est qu’elle est devenue une société divisée en dominants et dominés, en maîtres et sujets, c’est qu’elle a cessé d’exorciser ce qui est destiné à la tuer : le pouvoir et le respect du pouvoir. La division majeure de la société, celle qui fonde toutes les autres, y compris sans doute la division du travail, c’est la nouvelle disposition verticale entre la base et le sommet, c’est la grande coupure politique entre détenteurs de la force, qu’elle soit guerrière ou religieuse, et assujettis à cette force. La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes. Pierre Clastres ????? Table des matières ????? Chapitre 1 : Copernic et les sauvages – Chapitre 2 : Échange et pouvoir : philosophie de la chefferie indienne – Chapitre 3 : Indépendance et exogamie – Chapitre 4 : Élément de démographie amérindienne – Chapitre 5 : L’arc et le panier – Chapitre 6 : De quoi rient les Indiens – Chapitre 7 : Le devoir de parole – Chapitre 8 : Prophètes dans la jungle – Chapitre 9 : De l’un sans le multiple – Chapitre 10 : De la torture dans les sociétés primitives – Chapitre 11 : La société contre l’État

    La Société contre l’État : Recherches d’anthropologie politique, Pierre Clastres, Editions de Minuit, 1974.

    MOTS CLÉS : Editions de Minuit | Pierre Clastres | Anthropologie | Politique | Ethnologie | État | Société | Inégalité | Critique | Sociale |

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    Technoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou

    Violence en ligne, algorithme discriminatoires, manipulation des comportements... Le numérique n'a rien de virtuel : il a infiltré tous les pans de nos existences et y encode le sexisme. Dans les franges radicalisées de nos espaces en ligne, des communautés masculinistes prospèrent. Elles harcèlent, divulguent informations et images intimes, vont parfois jusqu'au meurtre. Dans son histoire, le monde technologique retient les hommes et efface les pionnières : Ada Lovelace, qui mit au point le premier programme informatique, ou Grace Hopper, qui permit de parler aux machines dans un langage proche du nôtre. Dans son architecture profonde, les algorithmes discriminent les femmes et les minorités, freinant leur accès à l'espace public, au travail, aux assurances, à l'emprunt. Financés par un entre-soi masculin, les géants technologiques forcent sans cesse notre consentement pour tirer profit de nos données... Avec cet essai-enquête unique, Mathilde Saliou décortique cette menace démocratique et cherche comment reprendre le pouvoir, pour dessiner des futurs techno-féministes. Mathilde Saliou est journaliste spécialisée dans le numérique. Elle a collaboré à RFI, The Guardian, 20 minutes, Slate, Usbek & Rica, Les Inrocks, Numerama, NextInpact. Elle a été secrétaire générale de l'association Prenons la Une.

    Technoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou, Editions Grasset, Février 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Grasset | Mathilde Saliou | Numérique | Internet | Algorithme | Inégalités | Sexisme | Masculinisme | Racisme | Cyberharcèlement | Activisme | Féminisme | Genre |

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    Métropoles XXL en pays émergents, Dominique Lorrain

    Ingouvernables ? Les très grandes métropoles, de 5 à 20 millions d'habitants, se multiplient ; la majorité d'entre elles se situent dans les pays émergents, accroissant les défis : peut-on en effet gouverner de vastes ensembles complexes et divisés par des inégalités ? La recherche a souvent répondu par la négative. Cet ouvrage développe une approche de la ville matérielle et de ses institutions. La prise en compte des réseaux urbains et des institutions qui permettent de les piloter montre que, sans élaborer de grande théorie, les responsables urbains ont inventé les mécanismes d'un gouvernement ordinaire. Ils l’ont fait à partir de la résolution de problèmes pratiques et irrépressibles : fournir de l'électricité, de l'eau potable, assainir, permettre les déplacements etc. Trois résultats ressortent : les réseaux techniques contribuent à structurer les villes et font office de dispositifs de cohérence. Les métropoles sont d'autant plus gouvernables qu'il existe un pouvoir légitime de rang supérieur capable de faire des arbitrages. Enfin, l’urbanisation anarchique trouve ses causes dans les régimes de propriété foncière, dans une insuffisante planification urbaine et dans les pratiques des promoteurs et des acteurs locaux qui s'enrichissent par la production du bâti. Par la nouveauté de ces hypothèses, la précision des analyses conduites à Shanghai, Mumbai, Le Cap et Santiago du Chili, ce livre s'adresse à tous ceux qui travaillent sur la ville : élus, fonctionnaires territoriaux et fonctionnaires d'État, cadres des firmes urbaines, citoyens et étudiants. Ouvrage dirigé par Dominique Lorrain (CNRS, Latts-ENPC), avec Alain Dubresson (Université Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense), Sylvy Jaglin (Université Paris-Est-Marne-la-Vallée), Géraldine Pflieger (Université de Genève), Marie Hélène Zérah (IRD).

    Métropoles XXL en pays émergents, Dominique Lorrain, Editions Les Presses de Sciences Po, Mai 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Dominique Lorrain | Ville | Métropole | Urbanisme | Planification | Construction | Politique | Institutions | Développement durable | Écologie | Environnement | Pays émergents | Chine | Shanghai | Mumbai | Le Cap | Santiago |

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    L'architecture de survie: Une philosophie de la pauvreté, Yona Friedman

    "Bien que l'expression "l'architecture de survie" ait un sens à peu près inverse de celui de "la survie de l'architecte", mon but, dans ce livre, est de reconsidérer le rôle de l'architecture dans la simple survie de l'espèce, sans pour autant utiliser des slogans grandiloquents, sans surestimer ce rôle et sans faire de propositions utopiques, donc irréalisables. Il va me falloir, de nouveau, poser certaines questions, les analyser et enfin, et surtout, mentionner quelques solutions que j'ai proposées durant ces cinquante ans. Les questions sont fort simples : à qui revient le droit de décision en matière d'architecture ? Comment assurer ce droit à celui auquel il revient ? Comment le faire dans un monde qui va vers une pauvreté croissante ? Comment survivre dans un tel monde ? Qu'est-ce que ce "monde pauvre" ? Comment agir face à ces perspectives ?" Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels : L'Arhitecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux éditions de l'éclat en 2000.

    L'architecture de survie: Une philosophie de la pauvreté, Yona Friedman, Editions de l'Eclat, Janvier 2016.

    MOTS CLÉS : Editions de l'Eclat | Yona Friedman | Architecture | Urbanisme | Habitat | Autoconstruction | Survie | Pauvreté | Inégalité | Utopie | Résilience | Décentralisation |

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    Microarchitectures nomades pour les oubliés d'Internet: Construire une virtual sch?la, Fiona Meadows

    L'accélération de la dématérialisation des services, notamment publics, force les citoyens à être constamment connectés au Web. Sans cet accès, comment reMplir des formulaires administratifs, acheter à prix compétitif, mais aussi comment défendre ses droits, ses idées, s'informer, communiquer... ? Malgré cet état de fait, être internaute aujourd'hui en France n'est pas une réalité partagée par tous comme le démontre une étude récente du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie : 19,3 % des foyers ne possèdent pas d'accès à Internet. Être exclu de la société numérique, c'est donc être victime de nouvelles sources d'inégalités, qu'elles soient économiques, sociales ou culturelles. Pour cette septième édition, le concours Mini Maousse s'engage à lutter contre cette fracture numérique en proposant aux participants d'imaginer des microarchitectures conviviales pouvant servir d'e-box nomades : e-école, bibliothèque numérique, salle de cinéma ou d'exposition, espace de coworking, cabine de visiophone publique et gratuite... L'enjeu étant l'accessibilité des ressources numériques au plus grand nombre.

    Microarchitectures nomades pour les oubliés d'Internet: Construire une virtual sch?la, Fiona Meadows, Editions Alternatives, novembre 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Alternatives | Fiona Meadows | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Internet | Numérique | Société | Sociale | Architecture | Microarchitecture |

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    Urbanisme et inégalités : La ville des riches et la ville des pauvres, Bernardo Secchi

    Le creusement des inégalités sociales est un des défis majeurs du 21e siècle. En saisir les causes réclame toutefois de dépasser la seule grille d analyse économique et d appréhender ce creusement dans le lieu de son inscription la plus concrète, la ville. Considérée depuis tout temps comme l espace de l intégration sociale et culturelle, la ville a également été, tout au long de son histoire, le théâtre de stratégies de distinction de plus en plus complexes. Les gates communities cernées de favelas, pour extrême que soit cet exemple, en sont la matérialisation actuelle la plus significative. Influencées par la double rhétorique de la sécurité et de la différence et guidées par le marché et sa rationalité unilatérale, les stratégies de distinction contemporaines impriment leurs marques au c ur de l espace urbain : de sociales, les inégalités deviennent spatiales, et toutes deux, se renforçant mutuellement, favorisent des régimes de ségrégation territoriale dévastateurs. Les urbanistes portent, selon Bernardo Secchi, de lourdes responsabilités quant à cette dérive. Il livre dans cet ouvrage une réflexion lucide et claire sur l histoire et les mutations récentes de la ville et avance des solutions pour faire face à ce qu il nomme la « nouvelle question urbaine ». Il plaide pour une ville poreuse, perméable et accessible. Son projet se veut ambitieux : il doit tenir compte des qualités des villes qui nous ont précédés et donner forme à une nouvelle conception du collectif. Traduit de l'italien par Marc Logoz

    Urbanisme et inégalités : La ville des riches et la ville des pauvres, Bernardo Secchi, Editions MétisPresses, Collection vuesDensembleEssais, Décembre 2014.

    MOTS CLÉS : Editions MétisPresses | Bernardo Secchi | Cinéma sur les ruines du futur | Ville | Urbanisation | Urbanisme | Capitalisme | Sociale |

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    La ville néolibérale, Gilles Pinson

    Vivons-nous dans des villes néolibérales ? Gentrification, envol des valeurs immobilières, éviction des populations précaires : villes et métropoles sont aujourd'hui le théâtre d'une explosion des inégalités et des processus d'exclusion. Afin d'attirer les capitaux et les populations associés à la nouvelle économie, des politiques toujours plus agressives y sont menées : marketing urbain, grands projets d'aménagement, course aux labels et aux grands événements. Ces bouleversements, qui transforment l'expérience même de la ville, s'expliquent pour de nombreux observateurs par l'imposition depuis les années 1980 d'un nouvel ordre idéologique, politique et économique : le néolibéralisme. Gilles Pinson expose dans une synthèse aussi pédagogique que critique les théories qui font du néo-libéralisme la force principale de transformation des villes et des politiques. Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux et chercheur au Centre Émile Durkheim. Il anime par ailleurs le forum urbain, outil de valorisation de la recherche sur la ville et les politiques urbaines.

    La ville néolibérale, Gilles Pinson, Editions puf, août 2020.

    MOTS CLÉS : Editions puf | Gilles Pinson | Cinéma sur les ruines du futur | Ville | Capitalisme | Libéralisme | Economie | Urbanisation | Politique | |

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    À bord des géants des mers : ethnographie embarquée de la logistique globalisée, Claire Flécher

    Alors que plus de 90 % du volume de marchandises produites dans le monde transitent chaque année par la mer, le transport maritime demeure un univers largement méconnu. Comment s'organisent ces flux de marchandises ? Que se passe-t-il sur ces géants de la mondialisation que sont les navires de commerce ? Qui y travaille, comment, et à quel prix ? À partir d'une enquête ethnographique, cet ouvrage propose de découvrir l'envers de l'acheminement des biens que nous consommons et de saisir le travail mondialisé " par le bas ". Tandis que les profondes transformations qui ont affecté le secteur ces dernières années ont instauré une rationalisation extrême, commandée par la logique marchande, ce qui faisait le sel de la vie de marin semble s'être réduit comme peau de chagrin. Dans ce huis clos de la mondialisation, le collectif de travail doit répondre à des injonctions contradictoires : assurer la sécurité de tous tout en transportant davantage et en flux continu, garantir des formes de solidarité malgré les inégalités de statut et de rémunération. Selon les situations, les identités de classe, de race et de genre se font et se défont, sans pour autant donner lieu à une remise en cause des hiérarchies sociales – il en va de la paix sociale à bord. Claire Flécher est sociologue, maîtresse de conférences à l'Institut d'études du travail de Lyon (IETL) et au Centre Max Weber de l'université Lumière Lyon-2. Ses recherches portent sur les mutations contemporaines du travail et de l'emploi, notamment en contexte mondialisé.

    À bord des géants des mers : ethnographie embarquée de la logistique globalisée, Claire Flécher, Editions La Découverte, 2023.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Claire Flécher | Cinéma sur les ruines du futur | Transport Maritime | Mondialisation | Sociale |

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    Le capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville., Matthieu Adam, Émeline Comby

    Parce qu’il s’est immiscé dans les moindres recoins des sociétés contemporaines, le capitalisme a bouleversé le visage des villes telles que nous les connaissons. Sous son influence, les politiques urbaines sont devenues le véhicule de logiques managériales et financières qui ont conduit à l’explosion des inégalités sociales et spatiales. Reconfigurées selon des critères d’attractivité, les villes sont transformées en objets marketing à valoriser, tandis que leurs populations précarisées semblent vouées à évoluer dans un espace public toujours plus restreint et aseptisé, au fil de ses privatisations successives. Contre une telle tendance, la présente encyclopédie propose des outils essentiels pour comprendre, penser et agir sur les transformations urbaines en cours. Les entrées qui la composent, fruits d’enquêtes menées aux quatre coins du globe, analysent les principaux enjeux auxquels sont confrontées des populations marginalisées à la fois d’un point de vue matériel et dans les processus de décisions qui affectent leur vie quotidienne. Elles dessinent une cartographie inédite de la ville du XXIe siècle, et forment une contribution essentielle à la réappropriation collective de la production de l’espace.

    Le capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville., Matthieu Adam, Émeline Comby, Editions Amsterdam, 2020.

    MOTS CLÉS : Matthieu Adam | Émeline Comby | Editions Amsterdam | Cinéma sur les ruines du futur | Capitalisme | Urbanisation | Ville | Cartographie |

  • Ouvrage disponible

    Ceci n'est pas un Atlas La cartographie comme outil de luttes, 21 exemples à travers le monde, Nepthys Zwer

    La carte spatialise des données économiques et sociales. Alors que la cartographie traditionnelle reflète et conforte les pouvoirs en place, la contre-cartographie montre une autre réalité de nos pratiques de l’espace : inégalités de conditions de vie et de droits, compromis politico-économiques, accaparement des terres, destruction des habitats par l’agro-industrie et l’industrie extractive... Ceci n’est pas un Atlas, à travers 21 exemples internationaux, montre comment la cartographie critique se fait outil de terrain au service des luttes et des mobilisations.

    Contributeur·rices
    596 Acres – Paula Z. Segal, Mara Kravitz | Alarmphone team – Stephan Liebscher, Ina Fisher | Anti-Eviction Mapping Project – Erin McElroy | Comissão Pró-Índio do Acre – Renato Antonio Gavazzi | Counter Cartographies Collective – Liz Mason-Deese, Tim Stallmann | Nermin Elsherif | Mark Graham, Stefano De Sabbata, Ralph Straumann, Sanna Ojanperä | genderATlas – Florian Ledermann | Habitat Forum Berlin – Elisa T. Bertuzzo, Günter Nest | Erica Hagen, Julian Stenmanns, Till Straube | HarassMap team – Noora Flinkman | Francis Harvey | Anna Hirschmann, Raphael Kiczka, Florian Ledermann | Hyderabad Urban Lab – Harsha Devulapalli, Indivar Jonnalagadda | Iconoclasistas – Julia Risler, Pablo Ares | Oliver Moss, Adele Irving | Sarah Mekdjian, Anne-Laure Amilhat Szary | André Mesquita | Lize Mogel | Matthieu Noucher | Felipe Martín Novoa | Arnisson Andre C. Ortega, Ma. Simeona M. Martinez, Cian Dayrit, Kristian Karlo C. Saguin | Élise Olmedo | Pappsatt-Kollektiv – Tobias Morawski | Projeto Nova Cartografia Social da Amazônia – Alfredo Wagner Berno de Almeida, Sheilla Borges Dourado, Carolina Bertolini | Phillipe Rekacewicz | Aude Vidal | Denis Wood | Nepthys Zwer

    Ceci n'est pas un Atlas La cartographie comme outil de luttes, 21 exemples à travers le monde, Nepthys Zwer, Editions du commun, collectif orangotango, ouvrage coordonné par Nepthys Zwer, 2023, 240p.

    MOTS CLÉS : orangotango | Nepthys Zwer | Editions du commun | cartographie de luttes |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Samedi 18 Novembre 2023 de
    Nepthys Zwer, au Hangar Zéro du Havre, Exploration cartographique : « Ici, c'est le port du Havre ! »


  • Ouvrage disponible

    Où sont les « gens du voyage » ? Inventaire critique des aires d'accueil, William Acker

    Ce n’est pas un hasard si les plus proches riverains de l’usine Lubrizol, partie en fumée toxique fin septembre 2019 à Rouen, étaient les habitant·es de l’aire d’accueil des « gens du voyage » de Petit-Quevilly. Partout en France, les lieux « d’accueil » attribués aux personnes relevant de cette dénomination administrative se trouvent à l’extérieur des villes, loin de tout service, ou dans des zones industrielles à proximité de diverses sources de nuisances. Constatant l’absence de chiffres opposables aux pouvoirs publics sur l’isolement de ces zones et leur rôle dans les inégalités environnementales, William Acker a décidé de les recenser, département par département. La première partie de cet ouvrage analyse le contexte historique, sociologique et politique de ces communautés et du rapport que l’État entretient avec elles. La seconde partie est l’inventaire exhaustif et cartographié des aires d’accueil. Cet inventaire s’appuie sur des critères précis et factuels comme la distance et la durée de trajet de la mairie à l’aire, la proximité immédiate de zones habitables ou de zones à risque sanitaire ou écologique (centrale nucléaire, déchèterie, usine, station d’épuration, etc.). C’est un travail inédit qui permet de mettre en lumière, d’une part, l’antitsiganisme diffus dans toutes les strates de notre société et, d’autre part, l’encampement moderne de toute une partie de la population invisibilisée de l’espace et du débat publics. Les « gens du voyage » sont en première ligne d’un des grands enjeux de lutte du XXIe siècle : le racisme environnemental.

    Où sont les « gens du voyage » ? Inventaire critique des aires d'accueil, William Acker, Editions du commun, 2021, 448p.

    MOTS CLÉS : William Acker | antitsiganisme | gens du voyage | aires d'accueil | seveso | zones à risque | périphéries | Editions du commun | zones industrielles |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Jeudi 12 Octobre 2023 de
    William Acker, à Echelle Inconnue, Où sont les Gens du Voyage ?